Fondu au noir
Date de parution : 29/11/2017 / ISBN : 978-2-7560-9504-2
Scénariste : BRUBAKER Ed
Coloriste : BREITWEISER Elizabeth
Illustrateur : PHILLIPS Sean
Série : FONDU AU NOIR
Collection : CONTREBANDE
Résumé
Le duo formé par Ed Brubaker et Sean Phillips frappe à nouveau, pour leur plus ambitieux projet ! Fondu au Noir est un ouvrage particulièrement soigné pour un récit complet de près de 400 pages.
Un film noir dont les scènes doivent sans cesse être retournées… Un scénariste de cinéma traumatisé, alcoolique et détenteur d’un terrible secret… La mort suspecte d’une starlette… Un directeur de studio hystérique prêt à tout pour boucler ses films avant l’effondrement de l’âge d’or du cinéma. Fondu au noir est un thriller hollywoodien où il est question de course à la célébrité, de sexe et de mort !
J’en ai lu plus d’un bon tiers à ce stade, et je suis assez bluffé.
Je suis loin d’être un grand expert du travail de Brubaker ; je connais mieux son travail pour les Big Two (de qualité variable, mais avec des hauts très intéressants), mais je crois préférer son travail sur ce type de titre.
Convoquant le spectre des grands auteurs du roman hard-boiled de la belle époque, tout comme les récits hollywoodiens crapoteux relatés par un Kenneth Anger (les fameux « Hollywood Babylon ») ou imaginés par un James Ellroy période « quatuor de Los Angeles », faisant parfois penser dans sa violente « déglamorisation » de l’usine à rêves au formidable roman de Nathanaël West « L’incendie de Los Angeles », Brubaker impressionne franchement sur le coup. Je le savais à l’aise dans ce type d’ambiance, mais il transcende même ce que j’en attendais, en fait.
Sean Philips est l’illustrateur idéal pour ce type de récits, avec son dessin faisant un peu penser au Mazzucchelli des années 80, par moments ; on imagine le travail de documentation colossal qui a dû être abattu pour rendre l’effet immersif de cette plongée dans « l’âge d’or » hollywoodien crédible…
J’en reparlerai à l’occase, mais à ce stade c’est déjà une grosse baffe pour moi.
De mon côté j’ai continué mon épopée Brubaker/Phillips avec « Fondu au noir » et je dois dire que j’ai trouvé cela absolument génial ! Brubaker réussi son tour de force avec de thriller d’enquête dans le monde du cinéma avec énormément de personnages variés (la star, la remplaçante, les deux écrivains …) et chacun à son petit moment dans la lumière et même si en soit l’enquête pour connaitre le meurtrier passe un peu en second plan niveau importance je dois dire que j’ai dévoré le comics ! Le rythme calqué sur des séries avec de nombreux flashback tout le long du récit permet d’avoir quelque chose de très dynamique et de creuser les personnages sans pour autant détruire les passages de « la vie de tous les jours ». La force du récit c’est LES personnages et leurs relations. Visuellement c’est l’un des meilleurs travail de l’artiste donc personnellement je recommande à 1000%
Moi aussi, et même si je n’ai pas tout lu (loin s’en faut), je dirais même que c’est ce que je préfère dans tout le corpus d’Ed Brubaker (avec le court et récent « Pulp », très abouti dans son genre). Ce récit à la James Ellroy est vraiment sacrément inspiré, et Phillips n’a peut-être lui non plus jamais été aussi balèze dans son genre singulier.
Ouais, franchement, un must.