C’est quand même pas bon, tout ça.
Matthew Rosenberg n’arrive pas à donner du corps et de l’intérêt à ce récit plat, où une équipe Force Works artificielle se retrouve séparée en Amérique du Sud, piégée par des Deathloks qui enlèvent des gens pour recruter des troupes contre Ultimo. Comment, pourquoi, on n’en sait rien encore. Ca viendra peut-être après le cliffhanger, où MODOK vient sauver Rhodey.
C’est quand même pas bon, non. C’est lent, plutôt mal fichu, et les interactions ne fonctionnent juste pas. Quitte à faire un tie-in appelé Force Works, autant jouer à fond la nostalgie et reprendre les éléments de la série de départ… plutôt que d’envoyer des personnages essentiellement déconnectés du groupe original en Amérique du Sud, sans raison.
Juanan Ramirez fait au mieux, ses dessins sont corrects mais ne donnent pas vraiment de l’intérêt. Ca fonctionne, hein, c’est pas moche, mais c’est pas bien non plus.

Quelle catastrophe, ce truc.
Je crois que ni les auteurs, ni les lecteurs n’en avaient envie, et tout le monde s’est forcé ; ça n’a rien donné de bon. Les personnages réunis n’ont pas de sens ensemble, le nom accolé au groupe n’a pas de sens pour eux (hormis US Agent, PERSONNE n’a fait partie de Force Works, qui agit ici comme équipe de Maria Hill, donc d’une forme de SHIELD, ce qui contredit l’approche initiale de FW), la menace est naze (en fait, surprise, MODOK n’est pas l’allié de FW mais bien l’instigateur de tout : il a créé les Deathloks pour récupérer Ultimo et devenir… UltiMODOK, certainement l’un des noms et l’une des idées qui m’ont le plus donné envie de refermer une BD). Tout cela finit d’une manière très lourde, avec un tour de passe-passe naze et un final où US Agent fait croire que c’est un salaud mais non.
Pff. Un gâchis total, Matthew Rosenberg sait faire mieux et n’a pas eu envie, et ça se sent. Juanan Ramirez a des petits airs de Stuart Immonen parfois, mais ce ne sont que des fulgurances dans un dessin solide mais sans folie.
Un gâchis. Plat, inutile, chiant, à oublier.
Quoi qu’il en soit, la couverture n’est pas désagréable, avec son fond blanc qui fonctionne bien.
(et « UltiMODOK », ça me fait rire, indépendamment du reste.)
Jim
Ah mais l’idée en soi est du genre bête et rigolo qui me plaît souvent. Mais c’est tellement mal amené et perdu au milieu de médiocrité que ça fait naze.