FOX-BOY t.1-4 (Laurent Lefeuvre)

Black cover in progress…

« ¡𝘏𝘰𝘭𝘢 𝘏𝘦𝘳𝘮𝘢𝘯𝘰! »

« 𝘏𝘦𝘺 ! 𝘚𝘢𝘭𝘶𝘵 𝘮𝘦𝘤 ! 𝘗𝘢𝘴 𝘵𝘳𝘰𝘱 𝘭𝘦 𝘵𝘳𝘢𝘤 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘭𝘢 𝘴𝘰𝘳𝘵𝘪𝘦 𝘥𝘦𝘴 4 𝘍𝘢𝘯𝘵𝘢𝘴𝘵𝘪𝘤 ? »

" 𝘔’𝘦𝘯 𝘱𝘢𝘳𝘭𝘦 𝘱𝘢𝘴, 𝘫’𝘢𝘪 𝘭𝘦 𝘵𝘳𝘢𝘯𝘴𝘪𝘵 𝘦𝘯 𝘷𝘳𝘢𝘤. 𝘋𝘪𝘴 𝘥𝘰𝘯𝘤 ! 𝘑’𝘢𝘪 𝘳𝘦𝘤̧𝘶 𝘭𝘦 𝘤𝘰𝘭𝘪𝘴, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘛𝘖𝘗 𝘥𝘦 𝘤𝘩𝘦𝘻 𝘛𝘖𝘗 ! 𝘏𝘺𝘱𝘦𝘳 𝘣𝘪𝘦𝘯 𝘦𝘮𝘣𝘢𝘭𝘭𝘦́, 𝘶𝘯𝘦 𝘩𝘪𝘴𝘵𝘰𝘪𝘳𝘦 𝘥𝘦 𝘖𝘜𝘍, 𝘫’𝘢𝘪 𝘬𝘪𝘧𝘧𝘦́ 𝘭𝘦 𝘮𝘢𝘨𝘯𝘦𝘵 𝘥𝘶 𝘔𝘰𝘯𝘵-𝘚𝘵-𝘔𝘪𝘤𝘩𝘦𝘭 ! 𝘘𝘶𝘦𝘭 𝘛𝘈𝘍 ! 𝘑𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘳𝘦𝘯𝘥𝘴 𝘱𝘰𝘶𝘳𝘲𝘶𝘰𝘪 𝘰𝘯 𝘵𝘦 𝘷𝘰𝘺𝘢𝘪𝘵 𝘱𝘭𝘶𝘴 !

" 𝘈𝘩 𝘣𝘦𝘯… 𝘤𝘰𝘰𝘭, 𝘮𝘦𝘳𝘤𝘪 !"

" 𝘘𝘶’𝘦𝘴𝘵-𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘫𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘹 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 ? 𝘊𝘰𝘮𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘫𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘹 𝘵’𝘢𝘪𝘥𝘦𝘳, 𝘮𝘦𝘤 ?"

" 𝘛’𝘦𝘴 𝘢𝘥𝘰𝘳𝘢𝘣𝘭𝘦, 𝘮𝘢𝘪𝘴 𝘵𝘶 𝘢𝘴 𝘥𝘦́𝘫𝘢̀ 𝘵𝘦𝘭𝘭𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘢̀ 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦, 𝘥𝘦 𝘤𝘢𝘶𝘴𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘥𝘦́𝘧𝘦𝘯𝘥𝘳𝘦, 𝘫𝘦 𝘯𝘦 𝘷𝘦𝘶𝘹 𝘱𝘢𝘴 𝘵’𝘦𝘯 𝘳𝘢𝘫𝘰𝘶𝘵𝘦𝘳."

" 𝘛𝘢𝘵𝘢𝘵𝘢𝘵𝘢𝘵𝘢 ! 𝘈𝘳𝘳𝘦̂𝘵𝘦 𝘵𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘯𝘯𝘦𝘳𝘪𝘦𝘴, 𝘫𝘦 𝘷𝘢𝘪𝘴 𝘥𝘦𝘮𝘢𝘯𝘥𝘦𝘳 𝘢̀ 𝘮𝘢 𝘴œ𝘶𝘳 𝘥𝘦 𝘮𝘦 𝘱𝘳𝘦𝘯𝘥𝘳𝘦 𝘦𝘯 𝘱𝘩𝘰𝘵𝘰 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘵𝘢 𝘉𝘋, 𝘵𝘶 𝘷𝘢𝘴 𝘷𝘰𝘪𝘳, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘙𝘐𝘌𝘕 𝘢̀ 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘦𝘵 𝘫𝘦… 𝘈𝘏! 𝘋𝘦́𝘴𝘰, 𝘤̧𝘢 𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦, 𝘥𝘦 𝘵𝘦 𝘭𝘢𝘪𝘴𝘴𝘦, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘔𝘢𝘳𝘷𝘦𝘭 𝘲𝘶𝘪 𝘮’𝘢𝘱𝘱𝘦𝘭𝘭𝘦. ¡𝘏𝘢𝘴𝘵𝘢 𝘓𝘶𝘦𝘨𝘰!

Sympa ce Pedro. Et pas fier, en plus.

Demain, c’est le grand jour.

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Et j’ai bien fait d’y aller aujourd’hui, parce que malgré le mail de Chronopost me disant qu’il serait disponible « jusqu’au lundi 30 juin 2025 . Passé cette date, il sera renvoyé à son expéditeur. », le commerçant m’a dit « Dernier jour : demain, il repartait »… Il était d’ailleurs parmi les colis déjà prêts pour le ramassage du lendemain !
Je veux bien comprendre qu’il y ait besoin de place, mais respectez au moins les délais que Chronopost donne !

Bon, pour le tome lui-même, c’est très dense, magnifique, plein d’hommages (j’ai particulièrement aimé le petit clin d’œil à Philémon), avec des passages où le sens de lecture est volontairement chamboulé… Je n’ai pas tout lu, mais je n’ai pas résisté à l’envie de tourner les pages.

J’ai remarqué une petite coquille dans le premier chapitre (pas très grave, mais qui nuit à la cohérence) : sur le dossier d’évaluation psychologique, il est indiqué que Pol est né en 2003, mais à l’intérieur, il est noté qu’il avait 7 ans et 2 mois à l’été 2003…
Je suppose qu’il ne fallait pas lire « né en 2003 », mais plutôt « évalué en 2003 » ou « suivi depuis 2003 ».

Tori.

On nous ment !

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Merdouille … un festoche à côté de chez moi dont je n’avais pas connaissance…

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En même temps, là, tu as le temps de t’organiser.

Jim

Et là, l’argument imparable pour amener qui je sais : c’est gratuit ! :rofl:

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Fox-Boy Tome IV Le retour du renard : du tout bon !
Après la réédition/refonte des premiers tomes de Fox-Boy, enfin de l’inédit ! Laurent Lefeuvre nous propose la suite des aventures de son super-héros armoricain en s’en tenant à son parti pris audacieux : raconter sérieusement les aventures d’un super-héros français (enfin, breton) sans sombrer dans la parodie ou le mauvais pastiche. Pol (le héros) a mûri depuis les premiers opus (remontant à plus de 10 ans, il est vrai). Il partage les inquiétudes des jeunes (et moins jeunes) gens d’aujourd’hui devant un environnement naturel et social qui se dégrade : climat, crise sociale et économique, montée de l’extrême droite, influence délétère des puissances de l’argent… Il va retrouver Alain Chevrel, expert des éditions Roa, commissaire d’une exposition patrimoniale financée par un milliardaire aux desseins cachés que l’on devine noirs. Lefeuvre expérimente dans la narration, dans le dessin, nous offrant des planches originales superbes avec un hommage à la BD Calvin et Hobbes de Bill Watterson qu’il pastiche dans un récit méta qui mêle l’imaginaire (le Roaverse, version bretonne des multivers des comics Marvel et DC mais aussi des productions italiennes de Bonelli et françaises d’Arédit et Lug) et le contexte contemporain (le syndicat d’initiative rennais devrait proposer des exemplaires de Fox-Boy). On devine que la Noosphère (le monde des idées) va de nouveau interférer avec le monde réel et déjà se dessine la menace d’un antagoniste, d’abord sous la forme d’un prédateur antédiluvien, métaphore d’un péril autrement plus réel… C’est avec impatience qu’on attend la suite de ce récit fascinant alors, de grâce Laurent, essaie de le sortir rapidement.

Si j’ai bien compris, il se lance dans le 5…

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@barney_stinson, tu ne l’as pas, celle-ci ? :wink:

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Ah non j’ai pas :disappointed_face:

Et du Pastis pour la version provençale ?

Black covers

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Retour sur la fabrication de « Fox & Pol », Fox-Boy t.4.

Le parcours de deux personnages (un renard et un petit garçon tout droit sortis d’un comic strip), en parallèle de celui de Fox-Boy dont ils sont les amis imaginaires refoulés.

Un Vice Versa en BD, si vous préférez.

Ou un hommage à Calvin and Hobbes.

À l’heure où je suis attelé à la suite (t.5 : Le Bateau de Thésée - 2026 !), je reviens sur les hommages à la bande dessinée dans ce t.4. Car plus qu’une déambulation, Fox & Pol est aussi l’occasion de citer des œuvres marquantes.

Puisqu’un lecteur (Paul Raffy) a trouvé cette référence, commençons par celle-ci : Gasoline Alley par Frank King, dont j’ai tiré l’idée d’une planche (chap.4 - p.1).

Il s’agit d’un « sunday », page du dimanche en couleur d’une série quotidienne (les autres jours se résument à un strip - bande - de quelques cases en noir et blanc).

La bande dessinée américaine est synonyme de comic books (fascicules mensuels dont chaque titre est associé à une série, type Marvel ou DC ) mais ses premiers chefs-d’œuvre sont issus de ce format comics-strip + sundays des journaux : Yellow Kid, Flash Gordon, Popeye, Prince Valiant, Tarzan, Krazy Kat, Little Nemo et plus récemment, Calvin and Hobbes.

Malheureusement, le comic strip décline, de par la disparition des journaux, et sans doute aussi, du caractère subversif que l’époque tolère mal au sein des journaux rachetés ici… comme là-bas.

Bref, après cette (trop) longue introduction, voici Gasoline Alley, série créée par Frank King en 1918, plus longue série en cours.

La page détournée est un sundays, occasion pour Frank King de déployer toute son astuce à jouer des codes de la planche à la manière d’un Pascal Jousselin (Imbattable) ou Marc-Antoine Mathieu (Julius Corentin). Autour d’un même décor en plan fixe (la maison), les personnages (3 pour lui, 2 pour moi) se déplacent dans des moments séparés par les bordures de cases.

Un petit exercice de logique narrative qui permet aussi de laisser s’exprimer la gestuelle et l’interaction entre les deux personnages, sans la biaiser par d’inutiles effets de mise en scène classique (champs, contrechamps, silhouette, gros plans, etc.).

J’ai ajouté à ce plan séquence fixe d’une page… le bandeau titre qui fonctionne à la fois comme générique, et comme case 1.

En commentaires, d’autres images de Gasoline Alley.

Bonne journée, à la plage ou au boulot !

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𝑭𝑩4 : 𝑳𝒆𝒔 𝒓é𝒇é𝒓𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 (𝒏°2)

Après Gasoline Alley, voici une nouvelle « réf » de la culture BD… dans Fox et Pol.

Aujourd’hui : 𝑩𝑨𝑹𝑶𝑵 𝑵𝑶𝑰𝑹 par Got (dessin) et Pétillon (scénar).

De 1976 à 1981, les deux complices ont traité l’actualité sociale et politique de l’époque avec cynisme dans les pages de 𝒍’É𝒄𝒉𝒐 𝒅𝒆𝒔 𝑺𝒂𝒗𝒂𝒏𝒆𝒔 et le 𝑴𝒂𝒕𝒊𝒏 𝒅𝒆 𝑷𝒂𝒓𝒊𝒔.

En scène des moutons face à leur principal prédateur : le baron noir (un aigle). Les moutons se montrent en général impassibles, à l’exception de quelques leaders historiques, syndicalistes et rebelles. Le Baron noir est un prédateur sans scrupules qui effectue des « prélèvements régulateurs », c’est-à-dire qu’il enlève des moutons probablement dans le but de les dévorer.

D’autres animaux apparaissent dans la série : éléphants et tortues font de grands raisonnements et débattent longuement de la question de l’équilibre entre les moutons et le baron pour finalement ne pas agir, ainsi que des rhinocéros policiers, des tatous propriétaires, etc.

Il y a du Krazy Kat (on y reviendra !) dans le trait de Got (qui a étudié le dessin à New-York, et dont on devine l’influence des cartoonists - Feiffer, Herriman ou Schulz en tête), et la série s’inscrit dans cette tradition de la fable politique avec animaux. L’aigle s’écrit « Mein GOT » (Mon Dieu !), à la fois pour rappeler le nom de son créateur… mais aussi parce que le nom Baron Noir provient… du fameux Baron Rouge, pilote Allemand redouté de la première guerre mondiale, dont la cruauté va très bien à l’aigle cruel.

Dans Fox-Boy, la citation est surtout visuelle, et implique que les deux personnages sont menés par les événements, plus qu’ils n’en comprennent vraiment les enjeux. D’ailleurs, ils circulent autour d’un Fox-Boy entravé, aveuglé, ce qui est l’état d’esprit de Pol (on rappelle qu’ils voyagent dans sa psyché). La séquence continue dans les pages suivantes, et renvoient à d’autres auteurs et séries, également issus de la bande dessinée des années 60/70, faussement enfantines, avec un arrière-plan politique… à qui voudra le voir !

Plus qu’une simple « citation visuelle », ces évocations doivent aider à lire l’histoire, entre les lignes.

Petit plus : Les cases 2, 4 et 6 forment un triangle, et ont pour fond les 3 couleurs primaires d’imprimerie : vermillon, jaune primaire et bleu cyan. Elles sont donc imprimées en aplats. Les couleurs de fond des cases qui les relient sont au point "benday : mélange de chaque couleur qui les entoure (1 : orange - 3 : violet - 5 : verte).

À suivre…

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Thierry Martin

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