FRANKENWOOD (Darko Macan / Igor Kordey)

faut que je vienne à la rescousse de Jim pour contrebalancer ..
(bon, maintenant, il me faut juste une excuse)

Lu. Vraiment plaisant à lire. On s’amuse à reconnaitre les guests dès leurs premières apparitions. L’intrigue me fait penser au film Réincarnations, Dead and buried, de 1981. Le truc est que l’on se demande très vite où se passe l’histoire et quand. Autours de 1960 ? Dans une realité alternative ?
Je repense à cet olni, La fin des mystères de Scarlett Thomas et sa troposphere qui y voit perdurer les personnages fictifs.
Les planches de Kordey sont magnifiques, j’ai adoré son travail sur cet album.

3 « J'aime »

En refermant la bd, je suis frappé par cette idée que c est donc en se trompant sur ce qu ils sont que les persos touchent à la vérité, éthique ou policière.

Macan a l art du doux amère, l art de ces retournements, l art de marier les contraires comme de présenter humainement des salauds.

La bd assez claustrophobique et repetitive dans son ambiance, est sans doute très riche dans son propos si le temps est pris de le déplier.

Au travers des acteurs, ce sont les personnages de fiction, des heros ou heroines, qui sont pris dans la prison de la fiction mais c est en y croyant qu ils parviennent à réaliser des choses.

Alors certes, cette prison est celle d un capitalisme de franchise hollywoodienne, mais c est aussi au coeur de la prison que l heroïsme peut exister.

Tout ne cesse ainsi de se retourner dans tout, tout est en extérieur mais etouffe, tout est tragique et drôle à la fois, tout est folie mais seul moyen d etre sensé. Tout est mort et vie sans échappatoire.

Macan nous laisse ainsi devant un constat dont il est bien difficile de tirer une morale qui tienne et c est brassant.

2 « J'aime »

Macan. Avec un C.
Ca fait pas le même son.

1 « J'aime »

Et ça se prononce « Mattsann ».

Jim

Ah oui ?

Voui voui.
Le « c » devant un « a », ça fait « tss ».
(Mais devant un « u », ça fait « tch ».)

Jim

1 « J'aime »

Alors imagine avec un K.

Ça ferait Mââr-rhan.

Tori.

2 « J'aime »