FURTIF (Mike Costa / Nate Bellegarde)

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Furtif

Pendant des décennies, le super-héros appelé Furtif a mené une guerre sans pitié contre le crime. Mais il a sans doute poussé un peu trop longtemps sa quête de justice. Seul le reporter Tony Barber sait que derrière le comportement imprudent de Furtif se cache un homme plus âgé qui se bat contre la maladie d’Alzheimer… Un homme qui n’est autre que son propre père.

  • Éditeur : Delcourt (2 juin 2021)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 241304115X
  • ISBN-13 : 978-2413041153

C’est l’ancien scénariste de Venom ?

Oui.

Quelqu’un connaît ce titre ? L’a lu en VO ? Le résumé me parle beaucoup (même si mon père n’est pas un super héros)…

Oui je l’ai dans ma boutique, mais c’est tout ce que je peux en dire.

Mékilékon !

Tori.
PS : Moi pareil, mais ça n’avance pas Tonton.

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Mais c’est sympa de répondre les amis :wink:
Du coup je pense le prendre (pas chez vous désolé ça fait quelques petits kilomètres de Mare Nostrum…) je vous ferais un petit retour.
D’ailleurs, connaissez vous d’autres titres en vf de ce genre, qui traitent d’alzheimer ? De super héros plus tout jeune qui sont en perte d’autonomie ?

En VF, qui traite (entre autres) d’Alzheimer, mais pas dans le même genre, tu as L’oiseau bleu de Takashi Murakami (il n’y a pas de super-héros) :

L’avis de Skeet :

Tori.

Merci beaucoup Tori San pour ce conseil de lecture que je vais suivre :wink:

Y’aura une critique par Auray

Merci merci le chat masqué :cat:

Ne m’oublie pas qui est sortie cette année ou une jeune femme kidnappe sa grand-mère pour l’emmener dans la maison d’enfance de la grand-mère ne espérant que ça l’aide à aller mieux et se souvenir, un très joli bouquin (même si quelques défauts du à un premier album).

Je viens de finir le livre et je peux te remercier à plusieurs titres. Déjà pour « l’expérience », cela fait des années que je n’avais pas rouvert un manga.
Ensuite pour cette très, ou plutôt ces très belles histoires touchantes et qui résonnent en ceux dont les proches sont dans ces situations.
Le récit ne verse pas dans le mélo ou dans le cliché, il touche juste, il est sincère, il est beau…

En réservation à la mediatheque. Merci :wink:

Oui, c’est vraiment très fort, même quand on n’a pas été confronté à ces situations.
Il y a vraiment des auteurs qui sont doués.

Ravi que tu aies osé retenter (et que l’expérience ait été concluante, bien sûr !).

Tori.

Oui ! En fait, ça reprend une idée de Kirkman, un truc qu’il avait écrit pour le concours Pilot Season (un concours de jeunes talents, mais sans que je ne m’explique pourquoi, cette année-là, c’était que des histoires de Kirkman ; d’ailleurs, elles sont devenues pour la plupart des minis chez Skybound : Hardcore, Demonic, Stealth, Stellar… bref) de Marc Silvestri. Avec Silvestri au dessin, d’ailleurs.
Le concept était pas mal, mais initialement, ça se limitait à ça : un concept. Mike Costa pousse le truc dans une autre direction, et le changement est assez curieux. Par exemple, le premier épisode tient sur une narration off chargée d’embrouiller le lecteur : on croit que c’est un personnage qui s’exprime, alors que c’en est un autre. Ca, c’est un copier-coller de l’épisode Pilot Season.
Une fois le secret éventé, Costa amène son récit ailleurs, et il change un peu de registre. C’est pas trop mal foutu, mais c’est pas raccord avec ce qui se faisait avant. Par contre, le twist final est assez rigolo.
Concernant les visuels, je ne suis pas un grand fan de Bellegarde, loin s’en faut, mais j’aime ses visages, brossés en deux coups de crayon et pourtant super expressifs. C’est important pour un récit certes super-héroïque, mais basé grandement sur les ressentis de ses personnages.

Merci beaucoup

Merci Auray pour la critique qui décrit assez bien mon ressenti après lecture.
J’ai trouvé ça plaisant, ça se lit bien, les thèmes sur le super héros vulnérable, la piété filiale, la vieillesse et les maladies qui lui sont associées, les problèmes socio économiques sont abordés de façon intéressantes, même si pas toujours assez développés.
C’est un des petits bémols de ce récit (format trop court ?) où certains points manquent de développement, d’un peu plus de profondeur pour en faire un titre vraiment captivant.
Certains dialogues certaines scènes et certaines situations sont véritablement réussies, visent justes, sont percutantes et/ou touchantes.
L’autre point moins positif est une partie graphique que je trouve un peu irrégulière, qui peut passer du très bon au moyen, malgré des mises en scène qui peuvent être de grande qualité.
On sent fortement l’inspiration du vilain (ou les inspirations) que j’ai trouvé pas mal réussi.

En résumé un bon comic, un bon moment de lecture avec des thèmes pas souvent abordés dans la bd superheroique, qui ici peuvent l’être de belle manière, mais qui mériteraient d’être plus creusés. Et si le sujet de la dégénérescence neuropsychologique d’un parent vous parle, l’immersion dans l’histoire ne sera pas difficile.