GOLDEN CITY t.1-16 (Daniel Pecqueur / Nicolas Malfin)

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Golden City - Intégrale T. 10 à 12

Date de parution : 07/11/2018 / ISBN : 978-2-413-01299-3

Résumé

La collection « Long Métrage » propose de réunir dans des intégrales des oeuvres majeures qui ont fait la notoriété du catalogue Delcourt. Des heures de lecture en perspective en compagnie du milliardaire Harrison Banks.

Cinq ans se sont écoulés depuis le naufrage de Golden City. Les survivants ont décidé de construire une nouvelle cité. Fallait-il la reconstruire à l’identique ou au contraire innover ? C’est finalement la seconde solution qui a été choisie. Tandis que la nouvelle Golden City est inaugurée sans la présence de Banks – ce dernier étant toujours porté disparu – un vent de révolte souffle sur la Terre…

Golden City 13. Amber

Date de parution : 27/11/2019 / ISBN : 978-2-413-01874-2

Résumé

Harrison Banks prend ses fonctions à la mairie de Golden City. Il est alors la cible de malveillances politiques visant à salir sa réputation. Le milliardaire va devoir se sortir de terribles situations.

Craignant pour la vie de son fils, madame Banks engage Amber pour veiller sur Harrison. Cette dernière s’acquitte au mieux de cette mission puisqu’elle devient sa maîtresse. Lorsqu’Harrison doit partir en Russie pour blanchir le nom du Groupe Banks cette dernière l’accompagne pour faire face à la mafia locale. Une sombre histoire de trafic d’organes entache la réputation du jeune maire entrant.

Golden City tome 14 : Dark Web

Golden City subit une cyberattaque qui met à mal les banques et qui menace maintenant de déclencher une pénurie de produits de premières nécessités en provenance de la Terre. C’est la panique, les émeutes et les actes de vandalisme se multiplient. Harrison Banks dorénavant maire, doit faire face à ce problème majeur alors que Mifa part à la recherche d’Apple qui a mystérieusement disparu.

  • Éditeur : Delcourt (20 octobre 2021)
  • Langue : Français
  • Relié : 48 pages
  • ISBN-10 : 2413039457
  • ISBN-13 : 978-2413039457
  • Poids de l’article : 788 g

Golden City T15: Jour de terreur

Golden City fait face à une nouveau danger : une météorite menace de s’écraser sur la ville mais inexplicablement, elle s’immobilise avant la collision. Harrison Banks l’analyse et découvre qu’il s’agit d’un organisme extraterrestre ! Ce dernier s’échappe et provoque l’affolement en ville car il a pris possession des réacteurs de Golden City et la dirige droit sur la Terre…

  • Éditeur ‏ : ‎ Delcourt (16 août 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Relié ‏ : ‎ 48 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2413048073
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2413048077
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 788 g

Aperçu de la couverture du seizième tome, attendu en avril 2025 :

Jim

Il y a vingt ans, donc pour les vingt ans de l’éditeur (hé ouais, ça passe…), les six premiers tomes de Golden City ont été réédités dans un album petit format (mais assez agréable à lire : j’aime bien ce format) estampillé « 20 ans » (j’ai quelques tomes dans cette édition…).

J’ai trouvé le recueil hier, à un euro, et je n’ai donc pas hésité. J’ai lu le premier tome, et c’est pas mal. C’est une espèce de Largo Winch futuriste, avec Harrison Banks dans le rôle du magnat régnant en patron du conseil d’administration sur une île artificielle flottante peuplée de nantis qui fuient la surpopulation et la pollution.

La disparition de son épouse dont l’avion s’est écrasé en mer près du « continent » (visiblement un attentat, donc les ramifications sont expliquées au fil de l’eau) amène Banks à quitter Golden City. Parallèlement, le corps de sa dulcinée a été récupéré par des pilleurs d’épaves. Ça se lit vite (avec pas mal de pages d’action muettes qui auraient peut-être gagné à accueillir des récitatifs ou des voix off), c’est plein d’action, on sent la patte de Vatine dans le storyboard. Du divertissement un peu aseptisé (« Série B », quoi…), avec une révélation sur l’ampleur du complot qui met le (enfin) le personnage en danger, vers la fin de l’album. Suffisamment pour donner envie de lire la suite.

Outre les pages muettes, les dialogues auraient pu être plus souples et plus naturels : ils sont parfois un peu trop lourdement explicatifs. De plus, tout cela manque un peu de gros plans et on est bien souvent un peu loin des personnages (autre tic de la collection). Le dessin de Malfin est lisse, propre, joli, très ligne claire d’une certaine manière, mais un petit peu fade.

Jim

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Tu as déjà des brocantes ?

Précisément, je l’ai trouvé dans un vide-grenier permanent à Bayeux.

Les premières brocantes sont plutôt des trucs professionnels. Mais ça va commencer sous peu, si j’en crois mon calendrier des vide-greniers du département.

Jim

Ouais, la petite réclame déjà :joy:

Tiens, bah justement, il y en avait une en banlieue de Saint-Lô (à Saint-George-Montcoq, pour ceux qui connaissent), sous le toit de la salle polyvalente. Très sympa, avec quelques trucs cools à trouver (dont un « calendrier à anniversaires »’ avec des personnages DC et des designs de Garcia-Lopez…). Vraiment bien, et pas con de mettre ça en version couverte, pour éviter les désagréments météorologiques (bon, il ne pleut jamais en Normandie, mais trop de prudence ne nuit pas…).
Y avait même un stand où j’ai trouvé un sketchbook de Félix Meynet (numéroté signé) et un bouquin de Davodeau, où la jeune femme m’a répondu, quand j’ai demandé le prix : « Oh, je sais pas… Vous en proposez combien ? » J’ai dit « un… et deux », et elle a accepté. J’adore les stands où c’est le client qui fixe le prix.
Donc ouais, la saison commence…

Jim

Lequel ?

Les Mauvaises gens.

Jim

Mon 1er Davodeau.
Je l’aime bien parce que même si j’ai vecu un peu plus au nord, et un peu plus tard que la période qu’il conte, je me suis un peu retrouvé là-dedans

Le deuxième tome se lit très bien : on entrevoit les premières ramifications du complot (Harrison Banks a été dupliqué, genre cloné même si pour l’heure on n’a pas de détails, et remplacé, l’original étant en prison), et une tueuse est engagée pour faire le ménage.

On a droit à une exploration plus avancée du monde décrit, mais un peu en surface (si j’ose dire), tant l’album est consacré à l’action. Une action pas toujours très clairement racontée (l’attaque de la tueuse n’est pas méga-claire…), mais ça fait le job.

Une grosse révélation : en allant récupérer la dépouille de son épouse, Harrison découvre qu’il s’agit en fait d’un androïde (donc, un gynoïde, quoi…), petit retournement de situation qui laisse présager d’autres développements. Le héros, pour l’instant, subit l’action, dans un tome 2 qui semble continuer à définir le terrain de jeu.

Jim

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Le tome 3 passe par la case, visiblement obligatoire dans les thrillers BD, même futuristes, du récit carcéral.

Trahi par Mifa (qui regrette son geste), Harrison Banks a été repris et envoyé dans un pénitencier polaire. On a droit à quelques clichés du genre (les matons hurleurs, les scènes d’humiliation, les travaux forcés…) mais ça fonctionne. Banks fait l’objet de tentatives d’assassinat, mais il est exfiltré car il détient une information que les commanditaires de son emprisonnement juge essentielle. L’avion qui le transfère s’écrase, et on le laisse inconscient dans l’épave.

Ça fonctionne plutôt bien dans le sens où ça amène des éléments concrets autour du complot et des flash-backs intéressants sur le passé du héros (plutôt bien rendu avec leur teinte jaune qui caractérise ces séquences. Après, on pourra regretter les longues séquences muettes qui aurait pu être l’occasion de textes off intéressants (et qui font tourner les pages trop vite) et surtout l’absence de caractérisation des scènes de prison : les co-détenus ne sont que des fonctions narratives, ils n’existent pas en tant que tels, au point que l’un d’eux ne gagne de prénom qu’après sa mort. Le résultat, c’est un album un peu froid, à l’image des décors polaires et du monde aseptisé dont Banks est issu.

Jim

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Le tome 4 voit Harrison Banks secouru par une bonne samaritaine, pourchassé par la tueuse du tome 2, revenu près de la côte afin d’affronter à nouveau le Chacal et de secourir Mifa que ce dernier a vendu à un lupanar…

Ça va vite, on a droit à quelques autres flash-backs sur la jeunesse de Banks (et sur sa mère) et enfin le héros reprend l’initiative, après trois tomes à se laisser bousculer par le destin. C’est plutôt sympa à lire, même si ce n’est pas exempt de clichés et de raccourcis narratifs, mais ça manque de charisme, les personnages, héros compris, sont un peu pâles.

Banks cherche à rejoindre Golden City en douce, son plan initial échoue, mais il gagne un allié inattendu dans la foulée, un personnage apparu précédemment et que l’on pensait mort. L’arrivée de ce personnage permet de brancher quelques scènes du passé sur l’intrigue : c’est efficace, et ça enrichit l’univers. De même, Pecqueur parvient à contourner un cliché : on découvre la mère de Banks, et en même temps les origines de la « cité dorée ». Ça aurait pu être l’occasion de montrer des souvenirs attendris, de faire le portrait d’une utopie qui aurait mal tourné à cause d’aigrefins détournant les bonnes intentions initiales, mais non, le scénariste prend la précaution de nous expliquer que la mère du héros était une redoutable femme d’affaires âpre au gain, élitiste et égoïste, doublée d’une femme très froide à l’encontre de son héritier. Ça, c’est plutôt bien vu.

Jim

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