GUNSLINGER GIRL t.1-15 (Yu Aida)

C’est tout à fait ça. Le problème quand on te lit, c’est que l’on a l’impression que tu considères que le titre a pour but premier de mettre en avant des petites filles mignonnes. Est-ce vraiment ce que tu penses ? Tu penses vraiment que c’est le principal objectif de l’auteur ? Que le reste, c’est du décor ?

Sinon, mettre du fan-service, c’est devenu routinier. Qu’il y en ait un peu, ce n’est pas choquant, d’autant que cela reste très soft (pour le moe pur et dur, un titre comme Les triplées est bien plus « révoltant »). :wink:

Je m’intéresse aussi à ce qui est derrière la représentation de ces petites filles, comme le problème des enfants soldat, les limites entre l’homme et la machine. Et, poser ces gamines en tant que personnages importants est un moyen pour sensibiliser d’avantage le lecteur sur ce genre de questions. Ces petites filles sont toutes mignonnes et plus malheureuses que les adultes qui les manipulent. Tous les questions que JoeHarpar a évoquées tombent donc sur elles, qui n’ont pas de moyen d’en sortir. Je m’intéresse à la description de ces gamines pour deux raisons: comment montrer la victime de la violence sociale et comment culpabiliser des adultes(le lecteur inclus) qui l’entourent, la maltraitent et servent d’elle comme une machine de combat. En ce sens, mon article met en avant le côté mignon de ces filles.

Je n’ai pas non plus été particulierement choqué par cet article, les choses dites sont dans l’ensemble justifiées, et le thème comme le principe de l’article est interessant.
Seulement, l’article est bien trop court! En approfondissant si peu, il semble complètement occulter les autres facettes de la série, l’étude d’un point particulier nous apparait comme une critique de la série dans son ensemble, ce qui n’est pas du tout le but de l’article pourtant.

Pour ma part j’encourage vivement tecchin a poursuivre ce genre d’analyses, mais attention a la forme! Il Faut plus se mettre dans la tête des fans qui liront, et pourront mal interpréter ta critique.

Non, l’auteure choisit de favoriser l’aspect psychologique de ses personnages, leur situation particulière et malsaine, au détriment de la dynamique des scènes d’action, nuance. L’auteur insiste sur les filles portant un fusil dans son découpage parce que c’est ça le centre de son sujet, le côté dérangeant de voir une enfant tenir un fusil mitrailleur dans les mains et de tuer des adultes avec sérieux et sans le moindre remord.
Donc de fait, non, ce que veut l’auteur, ce n’est pas « montrer des petites filles comme s’il s’agissait de photos de pin-up », mais créer le contraste entre une petite fille innocente et naïve et l’arme qu’elle a entre les mains, représentante dont le seul but est d’arracher la vie humaine.

Donc non, l’auteur n’est pas sadique (c’est quoi cette analyse, sincèrement ?), il a simplement opté pour un angle différent et jamais exploité (à ma connaissance) pour faire passer son propos, et contrairement à ce que tu avances, il ne se complaît pas dans le moe et le fan-service (le cadrage n’a rien de malsain ou de voyeur, contrairement à nouveau à ce que tu avances, même la case que tu citais à propos de Claes n’a franchement rien de fan-service), il contourne cet aspect premier pour en faire un titre tragique et terriblement dur pour ses acteurs principaux, mais pas gratuitement, non avec un message derrière, et qui est malheureusement toujours très d’actualité, sans toujours aller aussi loin que les sévices subis par les personnages de la série.

Moi, voilà ce qui me « dérange » dans cet article, le fait que le rédacteur de passe du coq à l’âne dans son analyse et tire des conclusions bien trop définitive à mon sens et qu’il ne tient aucun compte du contexte du manga et de son message. C’est un peu comme sortir une phrase de son contexte, et analyser la personnalité de celui qui l’a prononcé, basé uniquement là-dessus.

On ne lit pas Gunslinger Girl pour avoir de l’action, mais pour ressentir, pour réfléchir sur le monde qui nous entoure et à tous ces enfants qui perdent leur innocence parfois très tôt à cause de la brutalité et l’égoïsme des adultes.
Entre bien d’autres thèmes. Bref, ce n’est pas que l’article est « choquant » ou quoi que ce soit, mais qu’il est clairement réducteur et pas assez développé pour éviter de subir l’inévitable retour de flamme. Sans compter qu’un tel titre, « l’exigence du moe manga et les séquences de l’action » impliquerait d’étendre le voile de l’analyse à d’autres titres dans la même veine, afin d’en tirer des vrais conclusions. Parce que comparer Gunslinger Girl à Hellsing et nous sortir que le seul but de GG est de dessiner des filles mignonnes parce que le focus de l’action est différent, c’est n’avoir simplement rien compris au manga.

Ce qui ne passe pas dans l’article c’est surtout cette phrase

C’est direct et ça passe comme une vérité, alors que c’est faux. Peut tu dire la même chose de Berserk ? Pourtant il y a Rosine, Jill, Shierke et Sonia qui sont des gamines mignonnes (et cet adjectif qui revient à chaque fois aussi, les auteurs vont pas dessiner des petites filles moches). Le style de Berserk n’est pas du moe manga pourtant.

Je voudrais aussi revenir la dessus

Justement c’est expliqué pourquoi c’est des petites filles et non des adultes ou garçons. Mais pourtant il y a un garçon utilisé de la même façon que les filles de l’Agence d’Aide Sociale, il s’agit de Pinocchio (qui ce révèle antagoniste et rival de Triela).
Pour ce qui est des scène d’action, relis les passages sur l’affrontement finale entre Pino et Triela ou l’attaque du Campanile, c’est pas nul comme mise en scène, il y a pire dans des shonen orienté baston.

j’ai l’impression que ce qui gêne dans l’appellation moe que donne tecchin. c’est un peu comme si dans le genre film de vampire ont classait: dracula ( version coppola ) twillight et les charlots contre dracula !
on est bien d’accord que c’est des films qui parlent de vampires …( si, si ) mais ont les classent dans la même catégorie … ( si ??? )
pour gunslinger , (moi perso, en tout cas ) je parlerai plus de « style moe » que de « genre moe »

La critique par opaline est disponible sur le site!

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La critique par ivan isaak est disponible sur le site!

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Totalement d’accord avec toi. Ce tome 12 est génial et apporte tous les éléments pour nous lancer sur la (probable) dernière ligne droite du manga.
Le fin du tome promet un prochain tout aussi bon (comme le reste de la série en fait).

J’ai oublié de préciser dans la critique que Kazé Manga nous offre pas mal de bonus en fin de tome sur l’Italie. Des bonus intéressants et plutôt bien foutus qui permettent de prolonger un peu le plaisir énorme pris à la lecture de ce volume.

GUNSLINGER GIRL 9-12 : Toujours aussi bonne cette série ! En particulier le tome 12 qui dévoile un gros morceau du passé de Jean et José. Contrairement au précédents qui reprennent en gros le même schéma, les cyborgs sont très peu présentes et on s’attarde sur un récit touchant qui narre la destruction d’une famille. On avance également beaucoup du coté des fillettes car Henrietta ne semble plus en avoir plus longtemps. Je me demande comment l’auteur compte finir son manga car une fois l’intrigue en cours fini, et que les deux frères auront (ou pas) ce qu’ils veulent, j’ai bien peur qu’on ne tourne en rond par la suite : problème de reconditionnement – mission – problème – mission… Mais pour l’instant c’est super !

Perso, je pense pas qu’on ira jusque là. La vengeance des frères Croce est quand même le gros fil rouge de l’histoire, une fois celle-ci accomplie (ou pas, comme tu dis), le manga se terminera surement.

Encore un excellent tom pour une excellent série.
Riche en suspens et rebondissement, les mots me manquent pour décrire avec exactitude toute l’essence de ce tom. Disons que la couverture représente assez bien son contenu.

Ca pourrait être pire niveau parution, ça pourrait être MPD Psycho…

Alors j’ai un avis mitigé sur la globalité de la série: La 1er moitié est excellente, la seconde partie perd en intérêt et depuis deux trois tomes, on repart sur un sujet prenant. Ce dernier tome est du niveau du précédent: Très équilibré, plein d’émotions, et en plus il démarre une bonne scène d’action, bien prenante. Vivement la suite!

La critique par Sherryn est disponible sur le site!

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La critique de Gunslinger Girl T.14 (Simple - Kazé manga) par Sherryn est disponible sur le site!

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En effet, ce tome se lit très très vite. Et il s’y passe beaucoup de choses. Du coup, pas ou très peu d’émotions, au profit d’une action continue. On ressort donc légèrement déçu de la lecture, même si on reste confiant pour le prochain tome, où on devrait avoir droit à une sorte de « bilan des opérations ».

C’est si bien que ça le manga? J’avais pas du tout accroché à l’anime

Je n’ai pas vu l’animé donc j’aurais du mal à dire s’il est très proche ou non du manga (et donc, s’ils sont très proches, y a pas de raisons que tu apprécies le manga si tu n’as pas aimé l’animé).

La force du titre réside dans les liens étroits entre les jeunes filles cyborg et leur « fratello », ainsi que dans le passé de ses héros et héroïnes. L’aspect psychologique est très présent, que ce soit en ce qui concerne la « vie d’avant » des cyborgs ou les blessures du passé de certains fratellos. Et puis, le cadre de l’Italie, avec la mafia et tout et tout, ça donne une petite touche occidentale appréciable.