HAWKMAN #1-9 (Robert Venditti / Bryan Hitch)


(Ben Wawe) #81

Bonsoir.
Après plusieurs discussions ici sur Hawkman, extrêmement enrichissante, je me permets de glisser le lien de mon premier article sur un site comics… qui traite de Hawkman, et d’un parallèle que je fais avec un concept de Michael Moorcock. C’est ici : https://topcomics.fr/hawkman-dc-comics-sinspire-dun-maitre-de-la-fantasy-pour-simplifier-la-continuite-dun-superheros-complexe
Désolé pour la pub’, mais je m’avoue fier d’avoir fait ça, et je me dis que ça peut nourrir le débat ici. :slight_smile:


THE MICHAEL MOORCOCK LIBRARY (Collectif)
(Le Doc) #82

Tu écris pour un autre site ? Mais quelle honte ! ^^

Pas besoin de t’excuser, hein…dès que tu écris un autre article, tu peux le partager ici. :wink:
Là j’avoue, je ne connais pas bien Hawkman qui n’est pas le personnage DC que j’ai le plus croisé dans mes lectures. Donc ça m’intéresse, je lirai ça ce week-end…


(Jim Lainé) #83

C’est chouette, comme texte. Pour plusieurs raisons. Cette comparaison que tu établis est évidente, mais tu es le premier (ou l’un des rares, j’imagine que d’autres l’ont fait ailleurs) à le formuler. Dans le registre du “ça va sans dire mais ça va mieux en le disant”, tu as raison de l’écrire. Merci.
Et ensuite, parce que ton propos est super clair. Pour qui connaîtrait mal Hawkman et les personnages de Moorcock, c’est super abordable. Re-merci.

Après, ce n’est pas la première fois que Moorcock inspire la BD de super-héros, bien entendu (d’autant qu’il a touché au genre lui-même). Au-delà des adaptations de ses créations, on peut compter Jim Starlin, notamment sur Warlock (le thème du double, mais aussi de l’objet qui absorbe les âmes et corrompt), ou encore Walt Simonson qui détourne le nom “Stormbringer” en “Stormbreaker”. Le Black Knight et son épée constituent également une relecture d’Elric (plus ou moins affirmée en fonction des scénaristes). Etc etc.
Les idées et concepts de Moorcock ont profondément infusé l’univers des super-héros, je crois que tôt ou tard, on aurait eu un personnage qui en reprendrait directement les attributs. Voilà chose faite.

Jim

P.S. : à propos de Moorcock :


THE MICHAEL MOORCOCK LIBRARY (Collectif)
(Ben Wawe) #84

Fouettez-moi. :smiley:

Merci. :slight_smile: Mais j’entends séparer des “articles” de mes critiques rapides.
Merci en tout cas !

Je ne sais pas trop quoi dire… merci, je suis très touché.
Merci.

J’avoue que j’ai lu un peu Moorcock, mais “sans plus”. J’ai identifié Warlock comme une continuation de ses idées, oui, et tout ce qui est épée maudite/maléfique lui revient aussi (coucou le Black Knight).
Mais je suis content que Hawkman soit inspiré par Moorcock, en fait. Certes, j’aime beaucoup ce début de série par Venditti, mais… quand même ; quelle belle et grande idée il a eue, de gérer ça comme ça. C’est brillant de simplicité !


THE MICHAEL MOORCOCK LIBRARY (Collectif)
(Le Doc) #85

Je confirme. Et c’est en effet un très chouette article, qui donne envie de lire cette nouvelle série (et ça complète bien tes critiques de chaque numéro, Ben)…


(artemus dada) #86

Très sympa à lire ton article, merci.

Au sujet du “champion éternel” c’est un rapprochement que tu fais après avoir lu la série, ou est-ce une référence revendiquée par Venditti lui-même ?


(Ben Wawe) #87

Merci beaucoup. :smiley:

C’est une déduction personnelle, mais qui m’a semblé fondé vu tous les éléments utilisés dans la série et faisant écho à Moorcock.
Après, Venditti est un auteur très “SF” dans ses approches, et a travaillé en librairie en parallèle d’études littéraires. Nul doute que le travail de Moorcock ne lui est pas inconnu !


(artemus dada) #88

Ah mais je ne remets pas en cause ta théorie, au contraire c’est ce que j’apprécie lorsque je lis une critique, que son auteur apporte un plus a ce qui serait ma propre lecture.
Quand bien même Venditti dirait-il le contraire, que cela n’invaliderait pas ta théorie à mes yeux. Une bonne idée reste une bonne idée. Et c’est le cas ici.

D’autant qu’à partir du moment où un auteur a écrit son histoire, elle “appartient” corps et âme si je puis dire, à ses lecteurs.

Bref, belle idée, et félicitions !


(Ben Wawe) #89

Merci. :slight_smile:
Mais mon idée d’auteur SF résonnait surtout en contrepoint de Geoff Johns, qui avait amené la franchise Green Lantern (et beaucoup de ses titres) dans une orientation Fantasy, et moins SF ; que Venditti avait ramené sur Green Lantern, de son côté.


(Jim Lainé) #90

J’ai remis une pièce dans la “machine à Moorcock”, en livrant quelques idées spontanées. C’est par là :


(Le Doc) #91

HAWKMAN #8

(W) Robert Venditti (A/CA) Bryan Hitch

Next stop: Krypton! As Hawkman’s intergalactic road trip continues, the next location on his itinerary is the ruins of Krypton, the alleged location of the super-weapon that will help him stop the Deathbringers. There, he’s suddenly whisked away to Krypton’s final moments and meets his past-life predecessor, Catar-Ol. Hawkman tries to learn the final fate of the super-weapon, but the planet goes boom before Carter can get the goods. Looks like it might be time for Plan B…

In Shops: Jan 16, 2019

SRP: $3.99

hawkman81

hawkman82

hawkman83

Source : www.multiversitycomics.com


(Oncle Hermes) #92

La couv’ est excellente ! :yum:


(Ben Wawe) #93

Après un #7 expliquant le cœur de l’intrigue et des idées de Robert Venditti sur la franchise (Hawkman se réincarne partout et tout le temps, afin de lutter contre les Deathbringers, d’abominables créatures pour lesquelles il a tué des milliards de gens, dans sa première vie ; il se réincarne pour réparer ses torts, et stopper ses anciens maîtres), le #8 apparaît comme un moment de… pause, de calme mais surtout de mise au point.
Venditti, en fait, s’amuse avec les grands concepts : après avoir fait du personnage un ersatz du Champion Eternel à la Moorcock, voici que ma lecture m’a fait penser que Hawkman relève aussi ici du concept du chevalier errant, un peu ronin. Ce redresseur de torts qui erre sur les routes et les mondes, pour stopper un ennemi constant et invincible, physique ou conceptuel (le Mal), afin d’expier des fautes passées ; et qui, surtout, va de maître en maître, ou d’allié en allié, pour connaître la suite de ses aventures et de sa quête.
Après avoir introduit l’idée d’une diaspora d’alliés, issus de tous ceux qu’il a sauvés dans le passé, Venditti a amené Hawkman à se rencontrer lui-même : Khufu, Katar Hol ; un passage dans le Microvers a permis de voir le meilleur ami Atom, mais le principe reste le même… Hawkman va de crise en crise, d’indice en indice, pour en apprendre plus, et gérer l’urgence en suivant un grand plan global. Ce n’est pas original, mais efficace, et cela inscrit surtout Hawkman dans ce tableau des grands concepts, des grandes fresques ; ce qui a beaucoup de sens, vu l’historique du personnage (un des premiers créés dans le Golden Age) et son concept (ses réincarnations constantes).
Ici, Venditti amène Hawkman sur Krypton, pour rencontrer une version antérieure de lui-même au moment de la destruction du monde ; et ce Hawkman Kryptonien est en fait une version calme, apaisée mais aussi résignée du personnage. Cela permet autant une belle plongée sur Krypton qu’une bonne gestion de qui est Hawkman maintenant (une boule de dynamisme et de rage, pas forcément violente mais en quête d’action et de mouvement)… et qui il sera plus tard.
Via cette discussion, via ce bilan entre deux versions, cette compréhension qu’il n’y aura pas de super-arme/super-solution toute trouvée contre les Deathbringers, Hawkman doit comprendre qu’il va devoir gérer… seul. Alors que Venditti a passé huit épisodes à le montrer en quête constante auprès des autres, à chercher et demander de l’aide ; or, Hawkman ne trouvera pas ce qu’il faut ailleurs - et c’est en lui qu’il doit le chercher.
Ce n’est pas original, encore, mais c’est pertinent et intelligent. Surtout le principe que Hawkman doit se “poser” pour réussir, lui qui a toujours été défini comme vif et prêt à réagir plutôt qu’agir. Venditti démontre encore sa grande compréhension du personnage, et sa compétence scénaristique pour amener tout ça. Son jeu des références est amusant, et le tout se laisse découvrir et lire avec grand plaisir - notamment parce que Bryan Hitch est encore là, et continue de livrer une prestation parfaite sur le titre. Ses planches sont magnifiques, très détaillées, et c’est une joie réelle de voir quelque chose d’aussi bien illustré, avec le plaisir évident de l’artiste pour le faire.
Vivement la suite, encore une fois !


(Hush2 0) #94

Et j’ai apprécié le Héros mis comme seul recours fac à son destin.
ça se lit comme un excellent roman ou comme un bon verre de vin.
Prendre son temps est un impératif.

La série est intelligente et prenante. Du top.


(Le Doc) #95

HAWKMAN #9

(W) Robert Venditti (A/CA) Bryan Hitch

The Deathbringers know where Hawkman is-and now they’re coming to Earth to claim him! Carter will need to put all the clues together and fast if he’s going to save the world from mass destruction!
RATED T

In Shops: Feb 13, 2019

SRP: $3.99

Source : www.avclub.com


(Hush2 0) #96

Le personnage de Xanadu, dernière case de la deuxième planche, est dessiné par Dustin N’Guyen, non?:wink:


(Ben Wawe) #97

Pas loin. :wink:
Robert Venditti poursuit sa saga sur Hawkman, en décidant cette fois-ci de faire une sorte de bilan… tout en laissant à Bryan Hitch la possibilité de s’amuser, et de se lancer dans une brillante présentation de ses capacités de dessinateur-blockbuster. Et ça fonctionne très bien !
Douze numéros après la rencontre initiale, Hawkman retrouve Madame Xanadu. Si Carter est évidemment troublé et inquiet, son discours permet surtout de faire un résumé, un bilan des événements. Pas inutile pour les lecteurs présents depuis le début, parce que les dialogues sont bons via une caractérisation intelligente, mais surtout très pertinent pour ceux qui rejoindraient dès maintenant.
Ce numéro vaut surtout, néanmoins, pour la puissance des dessins de Bryan Hitch. Les fameux Deathbringers arrivent, attaquent en libérant leur armée… et l’artiste se lâche, dans des panels immenses, monstrueux, pour acter le gigantisme de la menace mais aussi la violence des coups. Le cliffhanger est évidemment classique, mais efficace. Le graphisme est donc très bon, et à la hauteur, hormis un visage vraiment laid de Xanadu au début.
Venditti & Hitch poursuivent la très bonne gestion du personnage, alors qu’on arrive sûrement au sommet de la première partie de leur passage (ou du passage du dessinateur) ; et ça fonctionne toujours autant. Vivement la suite !


(Jim Lainé) #98

Xanadu n’est pas moche.
Elle n’a pas un physique facile.

Jim


(sylvain cordurié) #99

Ou elle est juste mal dessinée et mal encrée.
Le dernier visage de l’une des planches montrées, c’est juste une horreur.
Et la colo n’aide pas.