HOMELAND DIRECTIVE (Robert Venditti / Mike Huddleston)

[quote]HOMELAND DIRECTIVE, LA MENACE INTÉRIEURE
*Scénario: Venditti Robert – Dessin: Huddleston Mike
Public: Ado-adulte – à partir de 12 ans
Genre: Aventure,Polar / Thriller
Collection: Urban Indies
Date de sortie: 14 juin 2013
Pagination: 160 pages
ISBN: 9782365772259
Format: 185 x 282mm
Prix: 15 €

Chercheuse émérite de sa génération, le Dr. Laura Regan est à la tête du Centre National des Maladies Infectieuses des États-Unis. Mais lorsqu’un de ses proches collègues est retrouvé mort, le crime lui est immédiatement imputé. Avec l’aide de trois agents fédéraux, convaincus que cette accusation sans fondement dissimule en réalité une conspiration d’envergure gouvernementale, la jeune scientifique va devoir échapper à la traque de mercenaires déterminés, mais aussi d’une équipe de cyber-détectives plus renseignés sur elle qu’elle ne l’aurait imaginé.*[/quote]

Liens:
Le site de l’éditeur : www.urban-comics.com
La page facebook de l’éditeur : www.facebook.com/UrbanComics

Très bonne initiative que cette traduction. Un récit plutôt classique, mais diablement bien maitrisé. Je le conseille vivement. Ma critique de l’époque dispo ici.

La critique par Blackiruah est disponible sur le site!

Lire la critique sur Comics Sanctuary

Une histoire de complot gouvernemental aussi calibrée en terme de narration, que hors limites en matière de visuel. Je n’avais pas été convaincu par Huddleston sur Butcher Baker (j’ai cru comprendre que j’étais en gros le seul sur cette planète), mais là je suis bluffé.

Graphiquement, c’est une tuerie.

En termes de scénario, c’est assez classique et c’est résolu à la manière de ce type d’histoire, c’est à dire assez abruptement.Mais le style veut ça, je crois. Il n’empêche que ça reste très sympa.

J’ai lu ça hier soir, et je trouve ça bien sympathique, bien mené, les points forts étant la construction du complot, la montée du suspense et les personnages (un gang de gens impliqués et motivés, mais dont on découvre rapidement qu’ils n’ont ni la compétence ni vraiment le réseau pour accomplir la tâche qu’ils se sont donnée). Donc à plusieurs reprises, le scénario prend les attentes du lecteur à rebrousse-poil. La qualité du complot, mêlant scandale sanitaire et bidouille monétaire, est également à souligner.
Après, personnellement, je ne suis absolument pas convaincu par les choix graphiques. Les variations stylistiques ne se font pas en fonction des personnages (les scènes consacrées au directeur de la sécurité sont traitées dans au moins trois styles différents, certains personnages, comme Elliot, étant rendus de deux manières différentes, ce qui rajoute à la confusion générale…), et au mieux pourrait-on dire que les ambiances visuelles changent en fonction de l’atmosphère du lieu (gris flou pseudo photographique pour le Bureau Ovale, fond de papier millimétré pour le local des analystes…). Ce n’est donc pas une affaire de point de vue de personnage, mais de localisation de l’action. Mais sur la longueur, ça ne tient pas, puisque les codes graphiques servent aussi à connoter la scène dans sa dramaturgie (voir le code rouge pour la fusillade de la fin, construite en doubles pages et proprement illisible), rajoutant une couche de signification qui vient parasiter le reste.
(Sans compter des choix inexplicables proche de l’aberrant : pourquoi coller - de travers - des voitures dans certaines scènes et les dessiner dans l’autre, en balançant entre l’effet de réel et l’interprétation graphique ?…)
En gros, à trop vouloir en faire, le dessinateur se perd dans l’émission de son message.
Rajoutons à cela que les personnages ne sont pas toujours très expressifs, qu’ils oscillent entre une représentation réaliste et un traitement cartoony / manga, qu’ils sont souvent cadrés de loin (et quand ils font une blague et marquent l’ironie, c’est dommage de ne pas profiter d’une mimique) et au final demeurent assez peu empathiques : là encore, le scénario, qui n’hésite pas à faire parler ses personnages et évite l’elliptique “pour faire genre”, rattrape pas mal le truc.
Donc bon histoire, traitement graphique bordélique.

Jim

Je suis en train de lire ça, et je revdiendrai en dire un mot sous peu, mais en gros, très bonne surprise pour moi.