HOPE (Guy Adams / Jimmy Broxton)

Hope

Dans un Los Angeles d’après guerre alternatif où la magie noire fait partie du paysage, Mallory Hope est un détective privé épuisé par les forces occultes auxquelles il fait appel et hanté par un sombre passé. Lorsqu’on lui confie une affaire de kidnapping, qui lui rappelle la disparition de sa propre fille, il est déterminé à aller jusqu’au bout.

  • Broché : 80 pages
  • Editeur : Delcourt (25 mars 2020)
  • Collection : DEL.CONTREBANDE

Ce titre (que je ne connaissais pas) est une publication 2000AD…

Ah dis donc … effet Brexit ou la hausse des prix des droits américains fait que des éditeurs avec plus de moyens, si je puis dire, vont s’intéresser plus sérieusement à nos voisins de la perfide (mais néanmoins amie) Albion ?

Ca serait pas mal que ça annonce un peu plus de 2000AD en V.F., ouais…

Uniquement 80 pages !? :scream:

12.50€

Et le 27 mai pour la nouvelle date de sortie.

Des pages sont dispo ici :

J’avais envie de soutenir l’initiative de Delcourt de faire du 2000AD en dehors des sentiers battus, malgré un Kabou qui ne m’a pas vendu le truc, en me disant juste que ça ne lui donnait pas envie (la couv’, le format, etc …). Donc, ne l’ayant pas lu, il n’a pas pu me dire que Delcourt avait fait une boulette dans le texte de la 4ème de couverture. Wink En tout cas, moi, la couv’, je l’aime bien.
Sinon, c’est pas mal quand même. J’ai lu ça un peu plus que le temps d’un aller-retour en métro Boulogne-Cluny, alors que je pensais que ça allait aller assez vite (j’ai pas trouvé l’album très épais). Mais la voix off donne un peu de densité au récit. Donc, on est dans une enquête pour enlèvement d’un enfant star dans un Los Angeles des années fin 40 ou 50, je n’ai pas fait gaffe, où la magie existe. En soit, l’intrigue d’Adams est assez classique, un polar noir, un peu à la Chandler, mâtiné d’un brin de Constantine (magie oblige), mais la résolution a su me surprendre. Le reproche que je pourrait faire, c’est que ce LAlternatif n’est pas vraiment exploité, qu’apparemment la situation mondiale est modifiée, mais on l’apprend en filigrane. Je comprends que ce ne soit pas le sujet du livre, mais quitte à créer un univers. En fait, ça manque d’une suite qui explore ou exploite un peu tout ça.
Broxton, je ne connaissais pas (enfin, je ne crois pas), et j’aime beaucoup. En noir et blanc, ça ressort bien, avec un jeu de lumière intéressant. Ce choix de N&B est logique vis à vis de la période de l’histoire et du genre. Et puis y a de sacrées trombines.

Donc, un moment plutôt sympa, agréable à lire, mais je suis resté un peu sur ma fin à cause de coté alternatif un peu laissé de côté justement.

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