Le lundi.
ça me rassure. J’ai trouvé le 1er épisode un peu mou quand même. Sans réelle surprise, en plus.
Bon, ça y est, en effet, avec le 3ème épisode, on est bien dans l’univers du Trône de Fer.
Pourtant il y a de l’inceste dans les premiers épisodes
. C’est la bataille sur la plage le 3ème ?
Ah bon ?
Oui
Edit je spoil, je croyais que ca survenait plus tôt
Chut ![]()
Tu vois que les 2 1er ne faisaient pas GoT. ![]()
Selon les médias ?
(j’ai un doute, quand même)
J’avais commencé et abandonné.
La seconde tentative fut la bonne.
Cette saison est plus fidèle à ce qui a fait la singularité de GOT que ne l’était la dernière saison de la série mère, soit une certaine vision du pourvoir.
Danaerys, surplombant Port Réal, immobile sur son dragon, un cours instant où le temps se suspend à sa décision : brûlera, brûlera pas ? C’était faire dépendre le destin d’un choix subjectif là où toute la série avait démontré que les positions subjectives de chacun étaient sans conséquence sur leurs actes, dictés par leurs noms et leurs maisons.
Pas de morale possible donc, puisque chacun est déterminé par sa place dans un réseaux de noms et d’alliances qu’il ne contrôle pas.
Absurdité et inévitabilité des guerres où chacun joue sa partie pour occuper un lieu de pouvoir vide, dont aucun n’a même le luxe de pouvoir se désintéresser.
Faire dépendre l’histoire d’une Danaerys sombrant ou non dans la folie criminelle était une régression narrative là où elle n’aurait pas du avoir le choix, folie ou non.
C’est donc avec bonheur ici que la série HOD renoue avec cette séparation entre subjectivité et acte, prenant le temps pour poser la subjectivité de chacun, amitié et haine, trahison et réconciliation, pour constater une fois de plus que toutes les bonnes volontés du monde n’empêcheront pas chacun de s’opposer, fusse à son corps défendant ou avec un plaisir cruel.
On n’aura rarement vu en fiction que dans l’univers de GOT, ici prolongé avec talent, description aussi minutieuse de la logique du pouvoir lorsque celle-ci n’assume pas la place vide du trône, comme en démocratie, et tente au contraire de la remplir avec des noms et des relations familiales.
Mauvaise pioche, la stabilité n’a qu’un temps et les noms ont leur logique et ne font pas dans le compromis.
Si en plus les acteurs sont bons et que c’est une occasion en or pour marier le soap, la guerre et des dragons, pourquoi bouder son plaisir ?
Peut-être ce tout petit bémol, un peu déçu du choix de l’actrice jouant Rhaenyra adulte, plus par conséquence de l’attachement à sa version jeune que par démérite de sa version plus âgée.
Ouais, après deux premiers épisodes par folichons, je trouve que la série prend ses marques. Du GoT, mais à sa sauce.
Après, je regrette quand même que ça reste qu’entre tête couronnés, les utres sont là que pour les mettre en avant. On oublie rapidement le petit peuple, ou alors, il est vite éliminé.
Mais je trouve que l’histoire est plutôt bien foutue, avec une accélération du temps assez inattendue.
Renouvelé pour une 3ème saison.
La série sera complète en 4 saisons.
…et on sent que ça tire à la ligne, comme on dit, et pas qu’un peu, après visionnage de cette deuxième saison.
La première m’avait beaucoup plu, et comme le disait Nemo un peu plus haut, elle faisait plus « GoT » que les deux ou trois dernières saisons de la série-mère (que je n’ai pas détestées, à l’exclusion de la toute fin de la dernière saison). Le casting au poil notamment jouait beaucoup (Paddy Considine, on ne le dira jamais assez, est un fabuleux interprète), mais aussi l’ambiance générale de dériliction incestueuse, entre coups de pute pas possibles et drames familiaux insolubles.
Et la saison 2, à l’exclusion d’un époustouflant quatrième épisode (mis en scène par le vieux briscard Alan Taylor, décidément bien plus à l’aise à la télé que sur les plateaux de cinéma), vient allègrement contre-balancer cet enthousiasme, délayant la sauce à un point vraiment gênant. On sent qu’on en garde sous le coude pour les deux saisons à venir…
Dommage, car il y a des choses que j’aime beaucoup, notamment le personnage de Daemon, passionnant (même s’il passe beaucoup trop de temps dans son château décrépi, j’ai aimé cette ambiance de visions nocturnes cauchemardesques et prophétiques). Mais on aura rarement été exposé dans cette franchise à une fin de saison aussi anti-spectaculaire.
