HOUSE OF X/POWERS OF X #1-3 (Jonathan Hickman / Pepe Larraz, R.B. Silva)

Ah ceux-là ils m’ont bien énerver.

Je parle pas non plus des représentants qui ne veulent/peuvent plus passer, tu fais tout en centralisations, sans même savoir si c’est bien ou pas, les quantités ont bien diminués chez moi du coup.

Tout pareil

Je n’ai pas trouvé, mon Kabou. C’est très dense mais je n’ai pas ressenti une overdose. Par contre, je vais bien relire…et avec un double plaisir.
Pour les intrigues entremêlées, où ma concentration et ma mémoire de lecteur seront à mise à rude épreuve. Et aussi pour les dessins. Je rejoins Jim sur la bonne idée de l’association des deux artistes que je ne connaissais pas.

Tout ça me donne encore plus envie de voir la fin du « Black Monday Murders » et d’espérer que Tomm Coker va reprendre rapidement. :wink:

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HOUSE OF X/POWERS OF X 2
Mensuel, 112 pages, 8,90 €
House of X 2 va bouleverser toute votre perception de l’histoire mutante…et ce n’est que le premier des trois épisodes de ce volume ! Jonathan Hickman, Pepe Larraz et R.B. Silva poursuivent leur mini-série événement.
(Contient les épisodes US House of X 2 et Powers of X 2-3, inédits)
SORTIE LE 1er JUILLET

Qu’est-ce qu’il est agréable de lire un comic-book sans être parasité par les spoilers éditoriaux ou les sollicitations… ou le forum Sanctuary!!! :wink:

Je continue de suivre les nouvelles aventures qui vont entrer dans les annales, selon Panini. L’épisode premier est costaud en révélations et fait suite à diverses séquences vues dans le premier TPB.

J’ai vraiment l’impression d’être porté par la multi-intrigue temporelle proposée par Hickman. J’accroche beaucoup même si je dois perdre des choses en route (mais je vais relire à coup sûr).

Et niveau dessin, c’est très costaud aussi même si j’ai une nette préférence pour PP Larraz).

Canon.

J’avais beaucoup aimé le premier numéro de « House Of X/Powers Of X » (j’en ai parlé longuement à la radio) : cette mise en place avait du souffle, et ne manquait pas de bonnes idées, comme l’utilisation de Jérusalem comme lieu de l’action (avec toute la charge allégorique que cela comporte), ou ses futurs emboîtés les uns dans les autres qui annonçaient la catastrophe à venir (avec un Nemrod, vieille création claremontienne, plus menaçant que jamais).
J’avais également ouï dire que les choses sérieuses commençaient avec ce deuxième numéro, en ayant connaissance du personnage-pivot de l’affaire, mais je m’étais gardé de rentrer dans les détails…

Disons-le tout net : Hickman envoie ici du très lourd, du niveau des premiers arcs de Morrison sur sa reprise de Batman, ou du niveau des prémices de « La Saga du Clone » pour Spidey (l’entame de cette saga m’avait retourné, à l’époque).
L’idée principale que le scénariste balance ici, elle est géniale à plus d’un titre : déjà, elle est authentiquement surprenante. D’autre part, et surtout, ses implications sont tout simplement gargantuesques, et ce « dans tous les sens » (à la fois pour le passé et le futur de la franchise, je veux dire). Hickman se ménage ici un espace proprement énorme pour des développements futurs, comme le montrent les deux chapitres de « Powers Of X » du mois ; virtuellement il peut visiter de même chacune des « lignes temporelles » qu’il expose ici, et ça fait un sacré potentiel…
Pour ce qui est du pan « patrimonial » de la franchise, les conséquences de cette mise en place scénaristique sont tout aussi intéressantes, ne serait-ce qu’en ce qui concerne Charles Xavier (et dans une moindre mesure Magneto) : les actions et l’attitude un peu erratique du bonhomme par le passé se trouvent éclairées d’une lueur nouvelle (et peut-être au prix de quelques incohérences d’ailleurs, il faudra voir sur le long terme si Hickman en tient compte).
Et puis évidemment, il y a le personnage de Moira, qui acquiert ici une stature qui la place au minimum au niveau d’un Xavier, un Magneto ou un Apocalypse en terme d’importance dans la franchise et son histoire, ce qui n’est pas rien.
Franchement, après lecture du machin, j’en suis encore à gamberger sur les conséquences de ces révélations, et c’est vraiment énorme, le terme n’est vraiment pas usurpé pour une fois.

Il faut en plus compter sur les qualités « premier degré » de la saga initiée par Hickman, comme cette façon d’organiser un peu le pan « SF/cosmique » de la franchise à coup d’idées délirantes et franchement trippantes (ce qui tourne autour des Phalanx), ces dialogues et scènes à tomber par terre pour le vieux fan (que je suis), notamment l’échange Xavier/Magneto et la confrontation Destinée/Moira (quelle séquence !!), sans même parler d’une partie graphique en état de grâce (surtout avec Larraz), et d’une conclusion du mag’ foutrement excitante, donc…

Les réfractaires à Hickman devraient peut-être donner sa chance à cette relance ; honnêtement, c’est d’un tout autre ordre que ce qu’il a fait sur les « FF » et même les « Avengers ». C’est 10 fois mieux, je veux dire. A ce stade, en tout cas…;

Ah oui : si je devais chipoter un peu, je dirais qu’en termes de « crédibilité » (tout est relatif dans ce contexte, n’est-ce pas), les capacités de Moira me semblent difficilement compatibles avec le statut de mutante. Même de niveau « oméga » ou que sais-je.
Je crois me souvenir que Stan Lee était un peu agacé quand ses successeurs se permettaient de déroger à la crédibilité élémentaire en la matière ; pour lui, il fallait quand même rester à un certain niveau de « logique » et de ce qu’une mutation du génome pouvait provoquer : il n’aimait pas les pouvoirs de Tornade par exemple (une mutation permet de contrôler la météo ?).
Ici les amarres sont complètement larguées de ce point de vue ; c’est une minuscule réserve franchement, pas de nature à avoir gâcher mon plaisir de lecture en tout cas.

En matière de pouvoirs (surtout chez Marvel, où ils proviennent soit d’un accident soit d’une mutation, la seconde pouvant être la conséquence du premier), j’aime bien l’idée que ce soit lié à la peau. Le groupe Generation X est très marquant à ce sujet : les membres ont tous des problèmes de peau, de surface protectrice. On peut étendre ça à des personnages comme Colossus, voire Iceman.
Dans ses épisodes d’Ultimate Fantastic Four, Warren Ellis a donné une explication aux pouvoirs du quatuor : ils ont été exposé à un milieu hostile et leur corps a développé des systèmes de protection (donc proche de la peau), que ce soit la malléabilité, le champ de force (invisible), la peau qui s’enflamme ou qui se couvre de minéral.
Ces deux perspectives s’inscrivent me semblent-ils dans ce principe de réalité que tu évoques, et donnent une certaine « logique » aux images spectaculaires liées au genre super-héroïques.
Après, pour Storm, et par extension pour les élémentaux, les télékinésistes, les télépathes, les empathes, on peut toujours justifier d’une « logique » en invoquant les idées liées aux champs morphogénétiques, aux idées avancées par Rupert Sheldrake, à ce genre de choses… Là encore, c’est lié au rapport entre l’individu et son environnement, en ce sens qu’il existerait des « champs de forme » influençant les formes de vie qui y évoluent (genre : nous), dont les actions influenceraient à leur tour les champs en question. C’est une théorie qui pourrait expliquer comment, par exemple, deux communautés de singes séparés par une mer développent la même technique pour ouvrir des noix de coco, par exemple. Ou comment deux inventeurs dans deux continents différents inventent le téléphone en même temps.
Cette idée, qui lorgne vers l’inconscient collectif de Jung (mais dans une optique plus dynamique, plus… rapide) pourrait justifier l’existence des télépathes ou des empathes, par exemple, qui seraient connectés à des champs invisibles couvrant soit l’humanité, soit le monde vivant, soit la planète (comment expliquer que Charles Xavier a encore ses pouvoirs quand il est au milieu des Shi’Ars loin de la Terre, c’est une autre histoire : il serait aussi sensible aux « champs morphogénétiques » des autres planètes, des autres races ?).
On peut étendre cette idée, éventuellement, à d’autres domaines, ce qui expliquerait les élémentaux. Par exemple.
Le genre super-héroïque peut toujours se « rationaliser », je crois. Après, tout le monde n’est pas capable d’en faire une histoire. Tout le monde n’est pas Warren Ellis.

Jim

Hmmmm…non… :wink:

Mon seul reproche pour ma part c’est de faire du seul personnage non mutant un mutant. Je suis contre le fait de filer des armures et ou des pouvoirs à tout le cast non super-héroique, je trouve ça inutile.

A part ça, comme je l’ai dit sur le thread sur Rorsarch de King, ça fourmille d’idée, ça veut aller dans une direction nouvelle, tou en se basant sur du vieux (l’île nation mutante, on l’a déjà vu), mais je trouve que cette fois-ci ca va plus loin et dans le bon sens.

Ha ha ha !! Bon, j’aurais essayé.

Le seul ? Pas vraiment… Y’en a encore d’autres dans cette franchise.

Ah, je n’avais pas lu ces épisodes-là, mais c’est brillant comme explication, en effet.

De mémoire, je crois que c’est ce concept qu’invoque Grant Morrison pour expliquer les pouvoirs de Buddy Baker/Animal Man.
Pour les télépathes, empathes, etc… on peut penser à la noosphère de Teilhard de Chardin mais c’est en fait assez proche du concept que tu évoques ici.

:heart:

Ah part Corsaire & Stevie Hunter ils doivent se faire rare.

L’usage de l’Omega Sentinel puis des Children of the Vault ; Hickman a l’air de particulièrement apprécier le début du run de Carey pré-X-Men Legacy (ça se comprend).

Ils circulent encore ?

Je crois que c’est lui.
Vers le passage où il explique que la Zone Négative est l’univers des possibles, de tous les états superposés, utilisant la métaphore de la pomme dont tous les états coexistent (en bouton, verte, mûre, pourrie). Bon, faudrait que je relise, mais comme c’est sans doute les seuls épisodes que j’ai, je suis presque sûr que c’est Ellis.

Mais oui, bien sûr, pourquoi je n’y ai pas pensé en écrivant.

Oui, également.

Jim

ça me parle beaucoup ce que tu as dit, en tout cas. Donc, je te suis là-dessus.

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HOUSE OF X / POWERS OF X 3
Auteurs : Hickman, Larraz, Silva
Mensuel, 128 pages, 8,90 €
Une équipe de X-Men part pour une mission dans l’espace face à des humains prêts à tout. Les conséquences vont être terribles dans cet avant-dernier volet de la saga qui redéfinit le monde mutant. Jonathan Hickman (Secret Wars) crée une fresque dont les fans de mutants vont parler pendant très longtemps !
(Contient les épisodes US House of X 3-5 et Powers of X 4, inédits)
SORTIE LE 5 AOÛT

HoX/Pox 1 : je ne sais pas trop quoi en penser pour le moment, sinon que ça titille, mais je ne suis pas dans l’enthousiasme béat. Pour le moment, je dirai que ça semble vouloir exploiter plus en profondeur (ou dans une autre profondeur) des concepts de l’univers des X-Men, dans un fonctionnement qui rappelle par moment ses Vengeurs (mais je ne dis pas que c’est pareil). J’attends donc un peu parce que là, ça sent juste le prologue. Après, je ne suis pas toujours très fan des histoires qui se déroulent simultanément dans différents parallèles temporels et je crains toujours d’être largué avec Hickman, mais je dois dire quand même que c’est que j’ai lu de plus intrigant depuis des années sur la franchise (faut dire que depuis le départ d’Aaron, sauf oublie de ma part, le niveau n’est pas glorieux)

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C’est effectivement le cas. Hickman abat ses cartes au numéro suivant, tu vas voir : on comprend clairement où il veut nous amener…