HUCK #1-6 (Mark Millar / Rafael Albuquerque)

Oh, le quatrième épisode propose une piste pour l’une des sources d’inspiration de Millar. Outre Superman, bien entendu, je me rends compte, un peu tardivement, que c’est une version « sérieuse » du Powerhouse Pepper, de Basil Wolverton.

Accessoirement, c’est toujours bien sympa, Huck. De grosses ficelles, une caractérisation à la truelle, mais toujours des ellipses et des cuts super efficaces, un sens de la mise en scène épatant, et au final une histoire attachante. Rien de génial, beaucoup de facilité, mais une lecture bien agréable (Albuquerque y est pour beaucoup).

Trouvé le TPB hier, ce qui m’a permis de lire la fin de la mini.
C’est très sympa.
Albuquerque assure comme un beau diable, avec des compositions splendides, usant par exemple d’un procédé très eisnerien consistant à dessiner une partie seulement d’un décor afin de spatialiser le personnage et de mettre en valeur son action et ses mouvements.
Question scénario, je trouve la fin un peu convenue (mettons, les deux derniers épisodes). En fait, l’ensemble du projet aura consisté à exploiter un angle surprenant éclairant un thème déjà vu. Ce qui fait qu’en cours de route, certaines idées (et certaines formes de suspense) sont abandonnées. Par exemple, au milieu de l’histoire, Huck se retrouve médiatisé, pour faire court. On aurait donc pu s’attendre à une fable sur la célébrité et sur la corruption qui l’accompagne, mais en fait, non, Millar préfère développer les « origines » du personnage.
Alors tout cela est bien troussé et ingénieux, c’est bien rythmé et assez bien caractérisé, et ça contient en soi une réflexion sur le super-héros, mais comme beaucoup de produits millariens récents, c’est assez léger. Très agréable, mais léger.

Jim