HULK #1 (Donny Cates / Ryan Ottley)

Euh… okay.
Quel étrange #1, avec quelques données, quelques éléments, beaucoup (trop) d’action et surtout, surtout cette impression que Donny Cates impose ici des postures à des personnages qui n’ont rien pour les mériter.
What The Fuck, peut-on dire.
On voit ici en effet plusieurs éléments, avec notamment une discussion « interne » entre Bruce et une forme de conscience incarnée par Betty, mais aussi un conciliabule des super-héros. Un « événement » terrible est intervenu à El Paso, qui « pousse » Bruce Banner à agir contre Hulk. Dr Strange explique que Bruce a réalisé trois choses : intégrer une technologie AIM au corps de Hulk pour en faire un « Starship Hulk », comme si c’était un vaisseau / une armure à piloter ; construire un palais mental où son esprit dirige toute sa psyché et son corps ; coincer la personnalité Hulk dans une zone, où il peut « canaliser » sa rage pour « alimenter » le Starship Hulk. Et on en a la démonstration avec une grosse bagarre contre Iron Man, avant que Bruce puisse utiliser une armure « Iron Celestial » pour finalement aller dans l’espace, révélant qu’il n’est plus dominé mais « nourri » par sa rage.
What The Fuck, encore.
Ce n’est pas la première fois qu’un auteur joue avec la psyché et le corps de Hulk, mais l’approche de Donny Cates est surprenant. Ca ne tient pas forcément la route, et finalement je me demande à quoi tout ceci peut bien mener. J’ai l’impression que l’auteur essaye de bricoler pour justifier un côté abusivement badass et violent, avec un Bruce Banner vraiment pas sympathique.
D’autant que, aussi, ça n’a aucun rapport avec le run d’Al Ewing (allez, une réplique rappelant que le Hulk est immortel ; super), et je trouve que tout ça ne correspond pas à Bruce Banner ou même à Hulk, rabaissé ici au Hulk bourrin, bête et méchant, sans lien avec les autres.
Ryan Ottley livre des planches dynamiques, nerveuses, brutales, toujours très claires mais sans forcément épater. Efficace, donc.

Je suis circonspect devant ce lancement. Qu’est-ce que ce truc, en fait…

Goldorulk

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Moi qui croyais que la parenthèse « immortal » était terminée depuis le verrouillement de la porte verte. :confused:

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Donny Cates est un homme de punchline.

À moins de retours plus positifs passés quelques numéros, ce sera sans moi !
Ottley sur Hulk, ça devrait (devait ?) le faire, mais un Hulk en armure… C’est pas possible !
J’avais déjà trouvé ça insupportable à l’époque de Waid… Donc là, avec Titi fan boy Cates… Je pense que c’est vite vu.

Et dans le genre WTF, je préfère 100x le run de Jason Aaron.

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Et Loeb (Rulk plutôt que Hulk: Gray) ?

Pourtant :

Jim

C’était rigolo. Je n’ai pas lu son run complet, par exemple, l’arc avec les Agresseurs (que j’ aimerais beaucoup lire en plus ! ). Le truc avec Loeb, c’est que tu sais où tu vas : ça va être un peu nul, avec une succession d’affrontements et de mystères mystérieux qui rendent le truc un peu con-con, mais il a l’intelligence d’être au service de ses dessinateurs. Du coup, c’est souvent joli !
J’avais beaucoup aimé la saga The Fall of The Hulks et World War Hulks. De mémoire, j’ avais trouvé que c’était généreux, fun, et que ça renouait avec une certaine forme de comics un peu naïf, mais qui te donnent ce que tu es venu acheter: de l’action un peu improbable avec des personnages hauts en couleurs ! Faudrait que je relise d’ailleurs !!
Mais Loeb ne réussira jamais à dépasser ses Ultimates /Ultimatum! C’était tellement vulgaire, déviant et totalement en roue libre que je cherche à compléter d’occase certains numéros !

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Tu es un pervers morbide

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Bah… tu as vu ce que j’ai fait avec les pages blanches de la Division Alpha…

Oui, mais ça, c’est la vérité enfin mise à nue.

Bon, je viens de lire ce premier épisode, et, comment dire : il ne se passe pas grand-chose.
Donc, Banner a séparé trois aspects de sa personnalité, ok, et construit un palais mental (c’est à la mode) afin de les contrôler (d’une manière bien sadique), d’accord d’accord.
Bizarrement, sans doute parce qu’il est fou (et Cates déploie des efforts balourds pour nous l’expliquer entre les lignes), Banner a décidé d’agir dans son coin, sans demander l’aide des copains ni la permission de faire ceci ou cela. Pourquoi pas. Et donc, à la fin de l’épisode, il semble être parvenu là où il voulait, laissant Tony Stark et le lecteur dans l’expectative : qu’est-ce qui se passe, que va-t-il arriver maintenant… mais surtout, pourquoi tant de baston, à part faire plaisir à Ottley (autant qu’il dessine de la baston, parce que la scène de blabla des super-héros, elle est nulle) et remplir des pages à peu de frais ?
Donc ouais, c’est pas wahou. C’est suffisamment entraînant et intriguant pour donner envie (ou au moins curiosité) de lire la suite, mais pour l’heure, c’est un peu vide. Son démarrage de Venom, au moins, posait des morceaux d’enjeu. À voir.

Jim

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