HUMAN TARGET #1-7 (Tom King / Greg Smallwood)

Yep…Photonik, Doc Ziegel et Tom Pouce.

Un épisode 4 encore « WHAOOOO Greg mais comment fais-tu pour que cela soit de plus en plus beau de plus en plus fluide à lire? ». Quel cochon celui-là!!

L’histoire "Vieux Polar américain’ continue de rendre hommage à la JLI, à ses délires et sa bonne humeur bien loin des sujets de traumas développés par King il y a encore quelques temps.

Du bonheur.

THE HUMAN TARGET #5

Written by: Tom King.

Art by: Greg Smallwood.

Covers by: Greg Smallwood, Ben Oliver.

Description: Christopher Chance, a.k.a. the Human Target, will be dead in a few days, but nothing will stop him from solving his own murder. His investigation into the JLI intensifies, and he sets his sights on the Martian Manhunter…but what piece does J’onn J’onzz add to the puzzle?

Pages: 40.

Price: $4.99.

Available: February 22.

Rien d’intéressant à dire si ce n’est que c’est toujours aussi mortel. Et qu’est ce que c’est beau.
Adapté en série TV/anime en gardant la même esthétique, je signe de suite (et je suis rarement intéressé par une adaptation quelconque)

Après le #6 prévu pour mars, la série Human Target fera une pause et reprendra en septembre.

Pourquoi ne pas faire deux « saisons »? Là, encore une fois, ça peut tuer le game.

EDIT : je lis sur Insta que Tom King évoque deux saisons avec un beau cliffhanger en perspective! Tom King? Cliffhanger? Voilà deux mots qui ne riment pas des masses.

L’épisode est fou, non? L’intégration de l’origin story dans cette action de passer le sel.
Je kiffe.

THE HUMAN TARGET #6

Written by: Tom King.

Art by: Greg Smallwood.

Covers by: Greg Smallwood, Jorge Fornes.

Description: After a tragic confrontation leaves a Justice Leaguer dead, Christopher Chance, the Human Target, is one step closer to solving his own murder…but also one step closer to his own grave. With only six days left, can he find the truth through webs of lies?

Pages: 40.

Price: $4.99.

Available: March 22.

Je lisais la newsletter de Tom King sur Substack. Il revenait sur son Human Target et sur la séparation en deux saisons de son récit.

A priori, DC Comics a eu des retours très très bons sur le titre aussi bien critique (ce titre est une bombe) mais aussi commerciaux (ce que j’en déduis). Toujours dans le texte, Smallwood dit « Petit Bois » aurait dû céder sa place temporairement (encore une fois, ce que j’en déduis) à la manière de Clay Mann sur Bat/Cats où le titre en pâtit (pas à cause de Liam Sharp mais l’absence de continuité graphique fait mal au titre). Là, DC a pris conscience de l’absolue nécessité d’avoir une continuité graphique d’où cette séparation en deux temps. Je pense que DC vise l’Eisner et c’est tant mieux pour tout le monde.

En parallèle, il évoque aussi sa manière d’écrire (j’y reviens) post-Covid. Il a très peu quitté sa maison durant ces deux dernières années et il ressent la nécessité de changer certaines choses. A tort ou à raison, il écrit l’histoire d’un tenant comme un roman avec la fin en tête. Je pense que cela se sent dans le rythme de ces histoires qu’ils sont des morceaux de ses histoires et non des épisodes structurés (l’absence de cliffanger est souvent frustrante chez King). Je pense que c’est pour cela que nous ne reverrons que très rarement sur des séries régulières. Dans le texte, il ne détaille pas plus.

Enfin, il tease un nouveau projet DC à venir sans donner plus de détail. Avec Fornes peut-être? Ou un autre avec Clay Mann? Don’t know.

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Merci beaucoup pour ce retour !

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Episode 6/12. La claque dans la gueule continue…

Est-ce Human Target est le meilleur travail de Tom King? Est-ce qu’à mi-route, écrire que l’Eisner est déjà gagné est se muer en Madame Soleil (j’ai toujours pensé qu’elle avait une relation amoureuse avec Nicolas le Jardinier d’ailleurs)? Est-ce que la prestation de Smallgood (tellement immense) lance cette histoire sur une telle orbite? Est-ce tout simplement une équipe créative en symbiose?

En prenant un tout petit peu de recul, cette série dégage une sorte de réussite, celle d’une belle rencontre entre ces deux acteurs du comics. Je lis tous les titres de TK. Chez lui, une histoire réussie est souvent le résultat d’une rencontre avec « son » ou « ses » artistes.

Évidemment, je vais citer Mitch Gerads plus pour Sherif of Babylon et Mister Miracle que pour Strange Adventures. Je vais citer Mikel Janin sur Batman. Fornes sur Rorschach. Weeks sur Bats également.

A contrario, je vais citer Doc Shaner (pourtant immense) sur Strange justement où je n’ai pas senti un trio à l’unisson aussi parce que les styles diffèrent bien sûr mais où l’écriture de TK ne peut être adaptée (voire comprises) par tous.

Je mettrais le Supergirl entre les deux car je crois que Bilquis Evely a dû être un peu perdue dans l’histoire très intérieure de King sur Kara. Elle n’était pas évident à sortir même si la dessinatrice a rendu une très belle performance.

Le récent « Batman : Killing Time » ressemble plus à une commande qu’à une vraie « aventure éditoriale » imaginée par TK. D’ailleurs, c’est quand il y a de l’aventure humaine que les titres de TK sont intéressants finalement. Je n’ai pas l’impression que le simple « Work for hire » focntionne avec TK. Il lui en faut plus.

A ce titre, qu’est-ce qui rend Human Target si prenant justement? Pourquoi m’a-t-il furieusement donner envie de racheter les deux tomes Vertigo disponibles chez Urban? Encore un souvenir époque Semic avec les TPB aux couvertures de Tim Bradstreet? Un peu bien sûr mais pas que…

THT se présente comme l’adaptation d’un roman écrit par Tom King, un polar américain à l’ancienne ou d’un Nestor Burma bien de chez nous. L’on suit exclusivement Christopher Chance, empoisonné par « onnesaitpasquisinoncaseraittropfacile ».
Très rapidement, grâce à Doctor Midnight (après Mister Terrific, TK reprend un personnage de la JSA et ça me fait très très plaisir!), notre héros apprend que le poison qu’il a bu (en réalité, il a pris la place de Luthor menacé lors d’un contrat) est constitué d’un élément ramené sur Terre et qui a sa connaissance aurait été ramené lors d’une mission de la JL époque Giffen.

Alors quel membre de la JLI a voulu empoisonné Luthor? CC aura douze jours pour le découvrir avant de mourir sagement dans sa chambre d’hôtel.

Et comme un vieux feuilleton bien calé, CC va rencontrer un membre de la JLI par épisode. King a améne CC à rencontrer Ice, que TK va revamper en une femme douce (tout juste ressuscitée) et sûrement fatale qui va former un duo attiré l’un par l’autre. Après Cat/Bat, Strange et sa femme, Scott Free/Barda, Tom King s’appuie sur un duo amoureux quelque soit le régime matrimonial (concubinage, mariage, etc).

De là, viendront les rencontres explosives avec Guy Gardner (ancien amant de Ice), Booster Gold (un personnage que King aime beaucoup a priori), Blue Bettle… Ces rencontres vont permettre à notre Héros de de comprendre Ice. Serait-elle suspecte? Elle, si douce et si brûlante à la fois? Je vous ai écrit que HT était un vieux feuilleton. :slight_smile:

Si les numéros avec « Blue & Gold » sont un plaisir de lecture, c’est parce que Tom King adore s’entendre écrire des conneries.
Mais si ce premier bloc est ambitieux en termes de qualité, c’est surtout dû à la compréhension de Smallwood du scénario de Tom King et à une mise en scène très soignée. Tout est calé et imaginé comme un film ou comme une série animée adaptée elle-aussi prochainement (?). Collés-serrés, les visages sont expressifs, les regards magnétiques et montrent leur méfiance, etc…

Ont-ils échangé beaucoup sur cette mise en scène? Est-ce que l’éditeur a fait son boulot? Ou est-ce simplement le talent qui parle?

Les épisodes avancent, les claques graphiques de plus en plus nombreuses, jusqu’à ce dernier épisode assez punchy (les amateurs de Guy Gadner comprendront).

Mais l’épisode le plus incroyable reste cette « origin story » racontée dans l’épisode 5 (j’en ai déja fait mention plus tot dans la conversation mais il est mérite une nouvelle exposition).

Chistopher dine face au Martian Manhunter, suspect à son tour, qui est capable d’entrer télépathiquement dans la tête de CC. S’en suit un épisode mettant en perspective la mort du père Chance où Christopher a le réflexe de prendre la place de son père Detective (et devient Human Target finalement), au jeune Chistopher formé par Emra sur la nécessaire et absolue concentration de la voie choisie par Chance et le duel télépathique durant ce repas où finalement Chance réussira à passer la salière (lisez, je vous dis!!). Sur cet épisode, Smallwood rend possible cette histoire par un boulot énorme de cadrage, de zooms et dézooms à décoiffer, qui va rendre cette histoire réussie et unique.

L’unisson entre les deux est palpable. Dieu que c’est bon!

Alors, il y aura cette pose forcée pour permettre au génial dessinateur de rebosser sur le titre sereinement car ce titre le méritera. J’en suis persuadé. Les six premiers épisodes forment un bon bloc de plaisir dont les deux auteurs peuvent être fiers que je vous conseille et surtout faites attention quand vous passez la salière à votre voisin ;).

Vite la suite!!!

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Couverture du #7 prévu pour septembre :

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Magnifique

Précisément l’adjectif que j’avais en tête.

Jim

Là, ça claque méchamment.

The Human Target #7

After discovering clues, the death of a Green Lantern and a torrid romance with Tora Olafsdottir, a.k.a. Ice, DC’s top bodyguard may meet his match when Beatriz da Costa, otherwise known as Fire, steps into his life. Only time will tell what secrets this flaming femme fatale might hold, and just how badly The Human Target might get burned.

Writer: Tom King
Art: Greg Smallwood
Letters: Clayton Cowles
Release Date: September 27, 2022

Reprise de la série après une brève interruption du programme!

Nous avions laissé notre femme fatale glacée et notre Christopher Chance coupable de l’impensable. A la recherche d’un feu pour se réchauffer, la Cible humaine rencontre une certaine Flamme (Fire) après maintes recherches!

L’histoire continue sur un rythme sucré. Une nouvelle fois, je ne vois pas comment cette série manquera les nombreuses récompenses promises. Tom King semble s’être assagi sur la dose de dialogues nécessaire, sur l’usage de gaufres liégeoises que ne manquerait pas de manger Alan Moore et laisse (complètement) Greg Smallwood prendre la place de metteur en scène. Le résultat est ensorcelant malgré ce rythme de vieux polar américain.

Est-ce que l’intérêt de la chose est son contenant ? Ou son contenu?

Un vrai mystère!