IMBATTABLE t.1-2 (Pascal Jousselin)

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J’ai découvert cette série dans les pages du Journal de Spirou (hélas, je ne l’ai pas découverte à ses débuts), et j’ai tout de suite adhéré ! Quand j’ai su qu’un album se préparait, j’ai attendu avec impatience. Malheureusement, il ne reprend pas tout ce que j’ai raté (mais il y en a une partie, tout de même). J’espère que les gags/histoires manquants seront dans un prochain album.
Et, si l’inventivité est bien présente tout au long de l’album, je trouve que la couverture, en revanche, manque de fantaisie, et n’est pas à la hauteur de son contenu !
Mais qu’importe ! On passe un très bon moment à cette lecture !

Tori.

J’aime beaucoup l’inventivité des gags et les différents pouvoirs des personnages, qui agissent sur les cases, la perspective, les phylactères… Là-dessus, c’est très chouette et très bien trouvé.

Cependant, il me manque un petit quelque chose, peut-être de la fantaisie supplémentaire, des jeux de mots, je ne sais pas, je suis resté un peu sur ma faim.

Il faut le savourer par petites doses : lire tout l’album en une fois ne permet pas de l’apprécier aussi bien qu’en ne lisant qu’un ou deux chapitre à la fois…
Le découvrir épisodiquement dans le Journal de Spirou (et de façon irrégulière, en plus : c’est une bonne surprise quand il est au sommaire) a probablement aidé à ce que j’aime ce titre.

Tori.

Pareil. Et j’ai beaucoup apprécié les jeux sur la forme. Ça m’a fait penser, dans son approcher esthétique très “gag tout simple”, à L’Homme aux phylactères, de Gennaux, une série un peu oubliée.

Typiquement le genre de séries qui démontre que la BD peut faire des choses que les autres médias ne peuvent pas.

Je connais fort mal, mais je vois qu’il existe deux tomes déjà. Je vais me renseigner.

Jim

C’est vrai qu’il y a des similitudes.

Et avec peu de moyens, en plus.
La BD, c’est vraiment à la portée de n’importe qui. Bon, la bonne BD, pas forcément… mais n’importe qui peut créer de la BD.
L’éditer, c’est autre chose, mais la faire, c’est vraiment à la portée de tout le monde : du papier et un crayon suffisent (voire du sable et son doigt, mais la durée de vie est alors limitée).

Tori.

Ça, c’est vrai.

Et en plus, jouer sur la forme, faire remonter un élément du bas de la page vers le haut, afin qu’il intervienne avant son apparition, faire passer un personnage d’une bande à l’autre ou d’une page à l’autre afin qu’il agisse à un autre moment de l’histoire, c’est vraiment un truc que, fatalement, tu ne peux pas faire en littérature ou au cinéma.
C’est typiquement le genre de série qui contre les critiques reprochant l’indigence du support (souvent formulées par des gens qui ne connaissent pas).

Jim

Après, il faut quand même le génie (et le travail) d’un Jousselin pour y parvenir.
Mais ce sont des œuvres telles que celles-ci qui participent de mon amour pour ce support.

Tori.

Visiblement, non ! J’ai rencontré des gens, qui lisent pourtant beaucoup, qui me disaient qu’ils ne savaient pas lire une BD (ou comment lire une BD).
Alors, quand je reviens d’Angoulême avec des pavés en noir & blanc, ils prennent peur !

Hahahahahahaha

Tellement pas faux !

Jim

Le pire dans tout ça : c’est que je les regarde avec des grands yeux, parce que je ne comprends pas leur question ! Et je en sais même pas comment leur apprendre à lire une BD, tellement je croyais ça naturel !

J’ai eu cette question, mais souvent de la part de personnes âgées pour qui la BD est une curiosité exotique.
Sur des personnes plus jeunes qui naviguent dans un univers pop-culturel, j’ai l’impression de ne pas en croiser souvent. S’ils ne sont pas sensibles à la BD, ils n’en lisent pas, et souvent ça s’arrête là.
Et puis, il y a les gens qui ne lisent pas. Tout court. Mais là, le problème ne se pose pas non plus.

Jim

Enfin, pas celui-là du moins !

En revanche, ce que je croise plus souvent (pas non plus super-fréquemment, hein), ce sont des gens qui sont perdus dans les BD muettes (genre Un océan d’amour de Lupano et Panaccione, ou le tome 12 de Capricorne par Andreas). Et là, on se rend compte de l’importance du texte, que ce soit dans la perception du média ou dans l’environnement culturel.

Jim

Oui, c’est bien possible. “C’est quand même de la Bande Dessinée ?”
Sinon, le noir & blanc, c’est quand même le truc qui rebute le plus …

Voilà.
C’est pour cela que pour moi, la BD, c’est l’art d’agencer les cases. C’est la case qui compte.

C’es bizarre, hein : les mangas, c’est du noir & blanc, Walking Dead, c’est du noir & blanc…

Jim

“Oui, mais les mangas, c’est pas de la BD !”