J’en suis a la moitié du bouquin et j’aime plutôt bien. Paradoxalement plusieures scènes ou éléments me font tiquer. Comme la rencontre Storm/Thor que j’ai trouvé assez artificielle/remplissage. Elle qui pas contente d’être invoquée foudroie inlassablement Thor, meuf t’es une déesse, tu le connais assez bien et on est plus dans les années 60, je te trouve un brin ridicule est loin de ta stature. Tout comme la passe à 5 de l’épisode suivant. A quoi ça sert d’être 5 avec le pouvoir de Thor si qu’un seul peut frapper à la fois ? A part donner un peu de sens à la solution trouvée par Thor pour battre Toranos . Parlant en de lui, on rajoute un utroyaume avec des utversions de Thor et Loki qui veulent tout détruire. Aaron à fait a peu près la même chose sur son premier arc mais au moins il a crée quelque chose de nouveau avec Gorr. La c’est une déclinaison de choses déjà existante. Tout comme les vilains qu’il injecte dans les épisodes suivants ( du Lee ou du Aaron ), rien qui vient vraiment enrichir le bac à sable.
Et pourtant malgré tout ça, c’est plutôt bien réalisé et j’apprécie tout de même. Coccolo s’en tire bien de son côté.
A suivre
C’était pas mal même si j’émets plusieurs réserves.
Commencer un titre avec l’adversaire le plus puissant des mondes connus et inconnus, c’est un peu lassant. Ça affaiblit le nouveau statut de Thor , devenu “Père de Tout”, qui finalement, reste juste Thor. Aaron l’avait rendu démesurement puissant, ce qui rendait les affrontements titanesques et jouissifs. Du coup, cette reprise souffre un peu du même défaut que celle de Cates en son temps.
Je rejoins Tsoin sur la coalition des Thor, c’est un peu bancal, même si Ewing décrit un Thor plus “mature", qui fait preuve de “stratégie”.
Je reste un peu dubitatif sur la notion de récit, du rôle d’un narrateur qui amène le titre dans une dimension méta. L’épisode dessiné par Greg Land est plutôt drôle, et l’intrigue qui suit est finalement plus intéressante que la précédente, où les connexions avec les anciens dieux, Gaïa, rendent les origines de Thor et ce qui le défini un peu confuses . Bon, peut être que la naissance de ces origines “confuses" vient de la volonté de Marvel et d’Aaron à jouer avec l’identité de la mère de Thor à l’époque des Vengeurs Préhistoriques…
Une série qui mise sur un background mythologique intéressant, qui compte (un peu trop ?)sur l’intelligence de son lecteur mais qui souffre peut être d’une approche un peu trop “m’as-tu-lu?” d’Ewing, qui délaisse l’action au profit du propos . Peut être est-ce dû à une partie graphique assez plaisante, mais figée et pas très dynamique, ce qui accentue l’aspect “poseurs” des auteurs.
L’album se termine au moins sur une intrigue dont j’ai envie de lire la suite…
…à feuilleter pour déterminer si je ferai partir du voyage
Vu qui est aux dessins, tu risques de rester sur le bord de la route.
Je n’ai pas été voir dans la section VO . C’est encourageant ![]()
Évite, le peu que j’ai vu dans marvel world donne pas envie.
J’ai trouvé justement que, par leurs similarités, ce début de run montre point par point tout ce qui n’allait pas dans le run de Cates, et qui ici est infiniment mieux fait !
Cates sortait une grosse menace de derrière les fagots, en retconnant pour la nième fois les origines de Galactus, et avec un Black Winter dont le rôle était finalement très redondant à l’échelle des entités cosmiques de Marvel. Là où Ewing, plutôt que de sortir des concepts de son postérieurs sans prendre la peine de leur donner une cohérence, préfère s’appuyer sur la continuité, faire référence à des périodes ou des épisodes connus et moins connus, pour ancrer son récit dans l’univers Marvel existant et donner plus de corps à des concepts jusque là assez sous utilisés. C’est très malin, et ça fait bien plaisir !
Je suis d’accord sur l’intelligence d’Ewing à ne pas sortir des concepts d’un endroit sombre et profond, mais ce qui m’embête, et qui me faisait sourire lors de mes lectures de Thor en intégrale, c’est que le Père de Tout, c’est surtout le dieu du sommeil. Qu’Ewing ressorte cette caractéristique, on peut la trouver raccord avec la “fonction”, mais dès le début d’un run, ça contourne la difficulté de gérer un personnage quasi omniscient. Je trouve ça dommage.
Par contre, la référence à l’épisode de Thor qui se situe pendant la saga de Thomas & Buscema… mouais, pour le coup, et vu l’ambition, j’aurais aimé que ça joue vraiment le jeu du miroir déformant, à tous les niveaux : graphiques comme narratifs. Ça me pousse à croire qu’il n’y a pas cette notion de jouer avec la forme *, surtout quand ça regarde le passé pour avoir un discours sur le médium ( parce que c’est le propos d’Ewing ici)
*Et là je constate une limite, que je ne saurais expliquer, qui fait que d’un point de vue formel/visuel, c’est pauvre pour ce genre d’approche. Je ne suis pas fan du Sentry de Jenkins, mais là, ça jouait à fond sur ses aspects formels justement !
J’ai été complètement conquis à la lecture de ce premier tome. Al Ewing t’embarque dans ce qui semble être une aventure des plus ambitieuses. Après un premier arc “tout en douceur”, la suite ne va que crescendo pour le meilleur. Tout au plus aurais je des réserves sur Magno dans le dernier épisode.
Et paradoxalement, on sent Coccolo de plus en plus à l’aise sur la série. Quelle drôle d’idée de l’en avoir extrait à ce moment là.
Matt Wilson est vraiment bon.