IN MEMORIAM - COMICS

Ce qui est bien avec la pléthorique production de Sal Buscema, en très grande partie traduite chez, c’est qu’il reste encore des trucs qui ne sont pas arrivées dans nos contrées. C’est le cas en particulier du Hulk intelligent, qu’il a illustré sur des scénarios de Bill Mantlo, et que j’ai découvert pour ma part il y a une petite quinzaine d’années (donc une trentaine d’années après la publication américaine).

Plus récemment, j’ai découvert les derniers Rom que Lug n’avait pas traduits.
Dans tous les cas, outre la puissance des scènes de baston, ses épisodes sont toujours l’occasion de belles séquences de narration, de petites trouvailles dans la composition qui marque l’émotion (la planche de Captain America montrée plus haut) ou le suspense (le briquet allumé dans le garage, dans un épisode de Rom, la course-poursuite sur la planche dans les Captain America d’Englehart…).
Il dessinait moins bien que son frère, c’est évident, mais ses personnages étaient charismatiques et son trait était entièrement dévoué au récit. Le travail parfait pour permettre la plongée dans ces univers.

Jim

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Tu m etonnes: le cap des 50’s moi aussi c est ma construction

Klaus Janson

I just learned that Sal Buscema passed away. As someone who inked his pencils on too many books to mention, I can attest that he was a superb artist, the go-to guy at Marvel for many years. It was his work on Defenders and Howard the Duck where his dynamic and witty storytelling became evident to me: solid, reliable, classic and no-nonsense decision making that had humor and, something incredibly difficult to achieve: fun! Fun to ink and fun to read! I miss that and I will miss working with him. Nothing but great memories! My best to his family!

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Pour moi, Sal Buscema restera le père de deux figures inoubliables :
Séléné, née dans New Mutants, sombre, ancienne et prédatrice, tentant de briser Danielle Moonstar avant de devenir la Reine Noire.

Et plus tard, l’ombre du Devil Hulk, ce monstre intérieur rendu réel - terrifiant, tragique, presque biblique. (Un bel hommage rendu dans Immortal Hulk).

Son trait donnait du poids aux corps, de la gravité aux regards et une âme aux ténèbres.
Il ne dessinait pas seulement des personnages : il dessinait ce qui se cache en eux.

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Je crois que je n’ai jamais lu son travail, étant moins familier de Marvel.

Anecdote dingue que j’ai vu passer:

Duncan Rouleau sur son compte LinkedIn, le 27 janvier 2026 :

Just a quick moment to recognize the passing of Sal Buscema. For those who don’t know the history of Marvel comic house artists Sal was a staple throughout the 70s and 80s, working on a whole host of titles.

Sal worked in the shadow of his very popular and uber talented brother John for most of his life .( John being the representative artist picked to design and illustrate “How to Draw Comics the Marvel Way” a seminal work for all aspiring Comic book Artists - including myself.) In those years of constant comparison, Sal slowly forged his own identity and style that incorporated the “Buscema” look, but also brought something unique to him bringing certain characters, namely The Incredible Hulk, back to prominence after the character floundered through the late 60s and early 70s - redefining the character, outside of its creator’s long and substantial shadow - Jack Kirby.

I remember many a conversation amongst my crew of aspiring creators that often excluded Sal’s work when listing the prominent legends everyone rallied around in those days. But, if you truly examine Sal’s career you see two important features his more famous contemporaries didn’t have to constantly face - the difficulty of taking up a monthly title after the departure of a “famous” artist from a monthly run, facing the obligatory audience backlash, and the humility of constant reinvention to make it his own.

It took some time, but Sal did find his own voice in the medium - in my book his Hulk is only second to Jack’s version - and built issue by issue, a loyal following by delivering rock solid work month after month.

God’s speed Sal Buscema. Thank you for all the amazing images. You made my life richer for it, and for that I will be forever grateful.

(Et il y a des chances pour que l’image que Rouleau a choisie soit la première planche que j’aie vu du Hulk officiel, après la série télé et les histoires courtes dans Télé Junior. Je garde pour sa version de Hulk (ici encré par Staton : j’adore !!!) une sympathie profonde.)

Jim

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Effectivement, pour être passer à coté d’au moins 1 épisode dessiné par buscema, faut pas avoir lu bcp de marvel. Surtout dans les années 80 début des années 90 :wink:

Quand j’ai commencé à lire, soit en 1981 (ça fera quarante-cinq ans en mars-avril prochain), il était dans Strange avec Rom, sa période Hulk et sa période Captain America étaient traduites en « Super Star » chez Artima, il faisait des fills-ins sur Daredevil, sur Amazing, sur Fantastic Four et sur à peu près tout le reste… et il suffisait de dénicher quelques numéros chez les bouquinistes ou dans les packs soldes pour lire ses Marvel Team-Up dans Spécial Strange. Tous les mois, les lecteurs de ma génération lisaient du Sal Buscema.

Jim

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La premiere?
Il a eu sa seconde sous Gerber et McKenzie

Celle avec Englehart. Mon premier tome en « Super Star », donc printemps 1981, c’est la saga de l’Imposteur.

(Et au sujet de Hulk, j’ai peut-être lu un tome par Trimpe avant celui où figure l’image postée par Rouleau. Mais quoi qu’il en soit, la version de Sal Buscema est venue très vite dans mes lectures et m’a profondément marqué.)

Jim

Moi ce fut plus tard. L imposteur je l ai acheté d occase. J ai commencé avec le 17 (bombes sur l’amériquepar kirby) mais le premier qui m a vraiment scotché et rendu fans c est le 20 « L’Ameridroid attaque » avec Sal (et un de John))
mais l’imposteur c est mon coup de massue

Sal Autoportrait à la gouache

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J’en ai déjà parlé ici et là, mais je crois qu’à l’époque, à onze ans à peine, je ne savais pas trop ce que c’était que le maccarthysme, la chasse aux sorcières, tout ça, mais j’avais bien compris que c’était lié à la Guerre froide (dont j’avais une vague idée : à l’époque, on était en queue de comète de la Guerre froide, c’était encore d’actualité), et le contexte était très clairement exposé dans les épisodes. Et je pense que ce sont les premiers épisodes de la série que j’ai lus, et donc ça a contribué à forger la vision que j’ai du personnage.
Et puis, cette trouvaille visuelle consistant à montrer que l’imposteur porte un costume qui se détricote et se déchire, donc un costume au rabais, donc c’est un Cap au rabais. Une Amérique au rabais. Bien sûr, le côté méta m’échappait un peu aussi (je crois que je n’avais pas compris que les pages rétro, c’était une réimpression d’un vieux Romita), mais l’aspect politique m’a frappé.

Je l’avais déjà vu, mais c’est magnifique, merci de le remettre.

Jim

ca vient d un bouquin de twomorrow.. j essaierai de regarder car je crois qu il y en a d autres

Ah ouais, c’est sans doute là que je l’ai vu.

Jim





Photos et apparitions chez Marvel:

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Je dois avouer que plus jeune, je n’étais pas spécialement fan de son trait. Je trouvais son style daté, moins percutant que celui de son frère John pour qui je vouais une certaine admiration , et je ne comprenais pas trop son omniprésence dans certaines revues, car ce dessinateur a œuvré sur tous les titres Marvel qui me passaient entre les mains!

À l’époque donc, je n’étais focalisé que sur des styles plus spectaculaires , voire tape à l’oeil. C’est en grandissant, en m’intéressant à la narration, en comparant avec des auteurs plus contemporains que j’ai compris l’incroyable talent du monsieur, et son respect pour le genre super héroïque ! Il mettait son art au service de l’histoire avec une efficacité, une régularité et un dynamisme qui force le respect!

Il a même réussi à créer ce que j’appelle un « style signature » avec ses fameux corps projetés suite à un coup de poing titanesque !

Je retiens surtout sa participation à la Guerre Krees/Skrulls avec une séquence du baisé « manqué » qui m’avait fortement marqué au milieu de scènes d’actions percutantes et de péripéties spectaculaires !

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Avec une petite explication sur comment prononcer son nom (faudrait que je voie comment ils se sont débrouillés en VF, par curiosité…).

Jim

Ah, zut : je l’ai toujours prononcé à l’italienne : « Bouche-schéma ».

Tori.

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