Inside men (bbc)

Trois agents de sécurité travaillant dans une banque de dépôt planifient puis exécutent le vol de plusieurs millions de dollars après avoir passé des années à surveiller plus d’argent qu’ils n’en pensaient jamais en avoir…

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[quote]CREATEUR

Tony Basqallop

DISTRIBUTION

Steven McKintosh, Ashley Walters, Warren Brown…

INFOS

Mini-série britannique
Genre : drame/thriller
Format : 4 x 60 mn[/quote]

J’attaque "Inside Men " dans une minute, sur tes bons conseils Sylvain. Vu que tu m’as l’air d’avoir la dent dure, ça a plutôt intérêt à être bien !!! :wink:

Le premier épisode devrait largement te combler.
C’est le meilleur des 4… Un petit bijou de construction… Le reste est bien, mais le premier épisode et d’une qualité supérieure à Luther…

Alors ?

Je n’en parlerai que demain, j’ai changé d’avis au dernier moment et j’ai maté le dernier épisode de “Utopia” finalement. Mais ce soir c’est la bonne !!

Traître à la cause !
Sur un bûcher tu brûleras !
Faut juste que je trouve un briquet ou des allumettes…

Attends, si ça se trouve je serais dithyrambique, et ainsi pardonné…
D’ailleurs, c’était pour regarder “Utopia”, une très bonne série, et pas “The Following”, cette bouse infâme… Je plaisante.

Tant qu’on y est, je n’ai pas trouvé de thread consacré à ce “Inside Men”, justement. C’est moi qui hallucine ou bien ?

Voilà, c’est fait…une mini-série qui a l’air aussi réussie méritait son propre topic, n’est-ce pas ? :mrgreen:

Tu es un véritable magicien, Doc… Il suffit de souhaiter quelque chose sur ce forum pour que ça arrive presque instantanément : ça confère un sentiment d’omnipotence assez grisant. :mrgreen:

Bon, je l’ai vu ce premier épisode, assez formidable en effet, tu ne t’étais pas planté mon bon Sylvain.
Je veux bien croire que les autres épisodes puissent sembler un chouïa en-deçà. Une grande partie du plaisir éprouvé à la vision de cet épisode provient il me semble de la maëstria des auteurs à nous faire connaître les protagonistes par touches progressives, au service et à cause d’une chronologie bousculée réservant son lot de surprises.

La série est un “caper-TV show” : on n’en parlait sur le thread consacré au “Maître Voleur” de Kirkman et Spencer, ça veut dire que “Inside Men” est l’équivalent télévisuel des films de casse. Un genre souvent pourvoyeur d’adrénaline et de suspens.
Et la série ne manque ni de l’une ni de l’autre, notamment la longue scène (10 mn) introductive, ciselée au millimètre en termes d’écriture et de découpage, et très puissante. Elle est emblématique de la qualité première du show : une rigueur implacable dans le story-telling. Et surtout il me semble, ce story-telling repose énormément sur une narration VISUELLE, les informations sont amenées par les plans (avec une grande économie narrative : un plan = une idée et une idée = un plan, ça pourrait passer pour de la sècheresse mais je dirais plutôt sobriété), les dialogues quant à eux sont souvent des faux-semblants voire des platitudes, en tout cas ils ne sont pas vraiment les relais de la narration… C’est d’autant plus remarquable dans le contexte de la production télévisuelle, déjà que c’est un art qui se perd au cinéma…
Et lorsque les infos ne peuvent se transmettre que par le biais de dialogues, on en profite pour rendre le contexte de ceux-ci original (par exemple l’entretien pour valider l’adoption). Brillant.

Pour le schéma général, l’idée de suivre deux “camps” différents, acteurs d’un braquage mais chacun d’un côté différent de la barrière, peut faire penser à “The Wire”, malgré d’évidentes différences de traitement, d’ambiance, de tonalité… En tout cas jusqu’à un retournement scénaristique excellent à la toute fin de l’épisode, qui rebat les cartes pour la suite.

Une dernière remarque : à l’instar de “Utopia” (série britannique également), je trouve un vrai talent aux auteurs pour rendre compte d’une réalité sociale changeant des clichés des productions de base (notamment amerloques) où on a l’impression que tout le monde gagne 150 000 balles par mois, une vraie coupe transversale de la société anglaise, du cadre supérieur au simple prolo…

Je ne sais plus quel critique ou théoricien du cinéma disait qu’il fallait toujours être très attentif aux échanges d’argent et aux flux de capitaux dans les films, ils sont souvent porteurs d’un sous-texte fort quand l’accent est mis sur eux : “Inside Men” repose en partie sur ce principe.

Une excellente série, vous l’aurez compris. Je reviens en causer quand j’aurais vu la suite.

Je ne l’aurais pas mieux défendue.
Je range donc les allumettes trouvées au fond d’un tiroir. :wink:

J’ajouterai juste qu’outre une réalité sociale très présente dans les fictions anglaises, les auteurs aiment aussi leurs personnages qui ne se résument pas à des figures archétypales comme les productions US nous en balancent trop souvent. Combien de portraits au couteau pour quelques rares Walter Bishop, Walter White ou Tom Kane ? Beaucoup trop…
Ici, le casting sonne très juste, jusque dans les seconds rôles. Au point de rendre acceptable le jeu d’un Ashley Walters, moins en réussite que ses partenaires.
Steven Mackintosh se révèle impressionnant dans son rôle.

Si la télévision britannique prime ses shows - ce dont je ne doute pas - mais qu’elle est passée à côté de ce premier épisode, c’est dommage. Parce que c’est un modèle d’écriture et de réalisation.

Absolument.
Je reviens sur cette histoire de persos originaux ne correspondant à aucun archétype : là aussi je ferais le parallèle avec “Utopia”. Il y a en effet dans les deux séries des beaux personnages de veules, de lâches (Tugdale dans “Utopia”, le perso de Mackintosh ici, du moins une bonne partie de l’épisode), très durs à écrire sans les “accabler”.
Et pourtant dans les deux cas, c’est très réussi : ça tient effectivement au talent des acteurs, mais aussi à l’écriture.
Si je comprends bien, pas de deuxième saison pour “Inside Men” ?

à priori,pour le moment,non

mais c’est le propre de la BBC de ne pas s’enfermer dans un quelconque carcan que ce soit en terme de format (téléfilms ou séries ou mini),durée d’épisodes ou de saison supplémentaire. avec la qualité prime sur la quantité

Oui, dans cette optique là, ce n’est peut-être pas plus mal que les séries n’aient pas le temps de “s’abîmer”.

Cale va aussi dans le sens d’une certaine exigence. Tout donner d’entrée. Parfois, les shows se prêtent à une suite souhaitée par toutes les parties, parfois non.
Dans le cas présent, je n’ai pas vu les audiences, mais la conclusion de la série ne laisse pas vraiment d’espace pour une saison 2. Toute sa construction tourne autour du casse. Et chaque personnage suit une trajectoire, avec une fin intelligente pour chacun.
Tout est là. Aucun intérêt à d’aller plus loin.

diffusion sur Canal à 20H50 à partir du lundi 20 mai