IRON MAN 2020 #1-6 (Dan Slott, Christos Gage / Pete Woods)

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IRON MAN 2020 #6

Written by: Dan Slott, Christos N. Gage.

Art by: Pete Woods.

Cover by: Pete Woods, Simone Bianchi, Ron Lim, Superlog.

Description: Throw out the rest of your stupid, worthless flesh-bag calendars. 2020 is over, man! The moment Arno Stark has been preparing for is here: the end of all human and artificial life as we know it! All this time you thought he was just some egomaniacal jerk; well, who’s laughing now? Well…no one really. We’re all about to die.

Pages: 40.

Price: $4.99.

In stores: August 26.

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Source : www.comicscontinuum.com

Et ben… tout ça pour ça !
Dan Slott et Christos Gage achèvent bien piteusement et dans la facilité leur saga, avec un twist éculé et une conclusion qui cache difficilement la misère.
L’immense entité cosmique contre laquelle Arno Stark est « destiné » à se battre, et ce pour quoi il a tant provoqué des ravages, est donc là. Tony aide Arno, son plan brutal est mis en place avec la collaboration d’autrui. Il y a des pertes, mais Arno finit par vaincre l’ennemi grâce au soutien de son « frère ». Arno est alors salué en héros, mais… c’est une illusion, construite et animée par Tony. Il n’y a jamais eu d’entité cosmique, en tout cas pas maintenant. La maladie d’Arno a dégénéré, il va mourir, et cela a sûrement touché son esprit. Tony le bloque dans l’eScape, sa fameuse réalité virtuelle via laquelle il s’était fait une armure holographique. Les IA de Howard et Maria Stark rejoignent Arno, qui ne se doute de rien et est soigné dans un nouveau cocon. L’IA de Sunset Bain assume publiquement sa responsabilité grâce au contrôle éloigné de Jocaste, Tony lègue son entreprise à Andy, et décide d’être encore et toujours l’Iron Man du futur ; voilà.
Quel gâchis.
Oh, l’idée derrière le combat entre Arno et l’entité cosmique n’est pas la plus bête, mais c’est horriblement lourd et mal amené. Tout ça tombe lourdement, sans aucun soin, sans aucun accompagnement. C’est mal rythmé, mal dialogué, mal écrit. Même le final sonne plus comme une volonté de se précipiter pour ranger (mal) les jouets qu’autre chose (Jocaste qui contrôle une IA de force, alors qu’elle s’est battue pour leurs droits ? pardon ?).
Rien de bon, ici, et encore moins Pete Woods, qui fait ce qu’il peut mais les nombreuses double-pages ne sont pas en sa faveur. Son style ne correspond pas, pour moi, à un événement, ou en tout cas à un final épique.

Une conclusion ratée d’une saga ratée, et d’un événement pathétique, dont les tie-ins n’ont eu ni qualité (dans la globalité), ni sens. Ce ne sont pas les piètres apparitions en coin de case de X ou Y qui vont rendre le tout cohérent.
Quel gâchis.
Cela aurait pu être bien, car le fond n’est pas plus bête qu’un autre événement. Cela aurait dû être bien, car la série Tony Stark : Iron Man m’a énormément plu, et a bien préparé les choses.

Quel gâchis. A la limite de la faute professionnelle, des auteurs et des éditeurs.

Bonjour à tous.

J’ai chroniqué ici toute la saga Iron Man 2020, que ça soit la mini-série principale et les épisodes annexes.
J’y reviens avec un article général, évoquant les raisons de cet événement, son déroulé, mais aussi ce qui justifie le statut de naufrage pour moi. Je fournis également un nécessaire pour s’y retrouver entre tous les épisodes.
C’est ici : Iron Man 2020 : Tony Stark perdu dans une des pires catastrophes éditoriales de Marvel Comics - Top Comics . Bonne lecture !

Tiens, as tu regardé l’épisode qui parle de la conception de cet évent dans le doc Marvel 616 dispo sur Disney+ ?

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J’ignorais que ça en parlait ! Mais j’ai Disney+ depuis peu, je suis sur du revival de séries animées pour l’instant. :smiley:

Donc, dans ma pile de lectures ferroviaires, il y avait le TPB reprenant la mini-série Iron Man 2020, qui conclut la prestation de Dan Slott.

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Sorte de point culminant de sa saga, le récit est enlevé, rapide, plein de coups de théâtres, ça bouge, ça remue, il y a de l’émotion, beaucoup d’action, plein d’humour. C’est bien.

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C’est aussi l’occasion pour Slott de ranger les jouets, pas seulement les siens, mais aussi ceux de Gillen et Bendis. L’intrigue principale donne un destin à Arno Stark, fait le point sur la fameuse menace un peu floue énoncée dans les épisodes de Gillen, et offre à Pete Woods (dont le style me plaît un poil moins depuis qu’il met des angles partout : je préférais son trait rond, sur des séries comme Robin) l’occasion de dessiner de grandes cases d’action. Visuellement, ça tape bien, et les incrustations informatiques dans les planches donnent un aspect froid et artificiel au dessin, en écho avec le récit.

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L’intrigue est aussi l’occasion de faire un point définitif sur Stark lui-même : par un méli-mélo de techno-blabla comme les comics savent le faire, Slott remet en selle le personnage, reconstruit « à neuf », « comme avant », pour bien faire comprendre que ce n’est pas la copie, mais bien l’original. Hop, réglé. Le scénariste signe même quelques dialogues rapides entre Tony Stark et Carol Danvers pour évacuer prestement toute possibilité de conflit larvé entre les deux personnages. C’est aussi une manière un peu violente d’exprimer ce qu’il doit penser de péripéties qui ont précédé son passage.

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Donc c’est bien. Sauf que… ça va trop vite. Slott fourre dans six épisodes ce qui aurait pu constituer le menu de douze chapitres. J’en reviens à ce que je disais concernant la fin de la série Tony Stark - Iron Man : ça va trop vite, et on sent que le scénariste aurait sans doute profité à bénéficier d’un peu plus d’espace.

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Il reste, quand on referme le recueil, cette sensation que c’est trop court. À l’image du dialogue entre Tony et Carol, tout est réglé, oui, mais expédié. Même la dernière planche, qui aurait invité une illustration en pleine page, est tassée, parce qu’il y a des choses à dire. Autre exemple : Friday est revenue, et elle dispose à nouveau d’un corps. Mais l’info est réduite à une évocation dans une case.

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Entre la sensation de fin de règne liée au rangement des jouets et l’impression d’une précipitation narrative, on obtient une saga pour le coup trop compressé, dans laquelle les personnages ne vivent plus, et se contentent d’agir. Slott voulant animer tout le vivier qu’il a mis en valeur dans la série précédente, chacun d’eux a droit à quelques cases afin de rappeler sa présence aux lecteurs. Certes, parfois, ils agissent dans des mini-séries adjacentes, où ils s’épanouissent davantage, mais tout de même, cela ne fait que démontrer que la mini-série centrale est trop courte pour son contenu.

C’est très bien (moi qui ne suis pas grand fan d’Iron Man, j’ai pris beaucoup de plaisir à ces aventures), mais ça aurait pu être tellement mieux. Marvel a donné l’impression de vouloir régler l’affaire rapidement afin de passer au plus vite à autre chose. Prendre plus de temps et laisser respirer le récit aurait sans doute été profitable.

Jim

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Oui.
À la lecture mensuelle, j’ai trouvé ça précipité mais surtout très automatique, avec des rebondissements mécaniques, sans surprise.
Les tie-ins sont aussi nazes et… j’ai trouvé les dessins de Pete Woods super moches !

Tu as lu les tie-ins?

Pas tous, non. J’ai le TPB qui contient la mini consacrée au Wolverine robotique et celle à Riri Williams. Seulement survolé. J’ai cru comprendre, d’après les notes de bas de page, que celle consacrée à Force Works a plus d’importance dans le récit global, mais également qu’elle n’est pas franchement pas terrible, donc ça attendra que je trouve ça en solde.

Jim

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