JACKAL (Philippe Thirault / Bingono)

9782344010105-L

Jackal
A paraître le 20.06.2018 – Genres : Thriller/Policier

Prix : 9.99

Scénariste : Philippe Thirault

Dessinateur : Bingono

« J’étais croque-mort. Mes derniers cercueils ont été ceux de ma femme et de mes enfants. Ce jour-là, je suis devenu Jackal. »

Mercenaire sans foi ni loi, Jackal n’a qu’une faiblesse : les jolies femmes. Il y en a justement deux qui allient jeunesse, beauté et caractère : Scarlett et Nasha. Scarlett cherche à retrouver un trésor qui lui permettrait de sauver la vie de son père. Nasha est la rescapée du massacre d’un clan Navajo, à qui le trésor maudit a été volé des années plus tôt. En accompagnant leurs quêtes, Jackal va également croiser le premier serial killer américain non officiel : le célèbre Jeremiah Johnson. Après avoir, par le passé, tué des centaines de guerriers Crows et dévoré leurs foies, Johnson a repris ses meurtres rituels, cette fois-ci sans distinction de sexe ni de race…

La collection « Flesh & Bones » s’attaque à un autre registre avec ce western gore où le cœur des hommes est aussi noir qu’une nuit sans lune ; leur âme aussi sauvage que les plaines arides de l’Ouest.

La critique de Jackal par damss:

https://www.bd-sanctuary.com/bd-jackal-vol-1-simple-s53073-p307043.html

Suis en train de le lire, et je trouve le dessin aussi vigoureux qu’agréable.

Jim

Le récit est très sympa, mais parfois un peu confus : les ellipses sont peut-être trop abruptes, ou les personnages pas assez caractérisés physiquement (ou moi pas assez attentif, allez savoir).

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Chose intéressante, Thirault s’ingénie à brouiller les pistes, à mettre en avant tel personnage alors que c’est un autre qui sera important par la suite, à perturber la perception de son lecteur. C’est plutôt pas mal.
Autre point fort : dans une collection souvent marquée par le gore et l’horreur, il parvient à ne pas sortir des limites du slasher, qu’il déguise avec un tel soin qu’on ne s’en rend compte qu’à la fin de la lecture. Les éléments horrifiques du récit n’en sont point, et la véritable horreur tient surtout à la méchanceté et à l’hypocrisie humaine (voir la conclusion).

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Le dessin est vigoureux, nerveux, teigneux. L’encrage laisse transparaître les influences de l’école Giraud, et les décors sont très chouettes. Les personnages empruntent à l’énergie des comics.
Le seul gros défaut, pour moi, c’est le lettrage : la plupart des bulles sont lettrées en trop gros, si bien que le lettreur réduit le corps pour tout faire rentrer, ce qui donne l’impression que les personnages murmurent (effet pas voulu et bien malheureux). Qui plus est, les blocs de textes sont souvent mal fagotés, un véritable boulot d’amateur, hélas. Ça gâche pas mal le plaisir de lecture.

Mais autrement, ceux qui apprécient les westerns violents et les personnages faisant peu de cas de la morale se délecteront.

Jim