Je viens de prendre celui-ci, qui, à vue de pif, correspond le plus à mes goûts. Et finalement, j’aime bien l’objet. Y a même un dos carré avec un titre et tout. Je maintiens que l’idée des rabats aurait été bonne, mais l’objet (reliure, impression…) me semble pas mal.
Pas mal, celui-là. Une bonne histoire (qui s’interrompt en plein suspense, et finalement c’est assez ingénieux), un bon tandem de personnage, une belle double page d’orage, une chouette astuce pour les deux pages d’introduction et de fermeture… Vraiment, très agréable.
Et le dos carré, la reliure et l’impression, tout cela me convient. Effectivement, des rabats auraient donné à l’objet une plus grande prestance, mais c’est à la fois joli et agréable à lire (même si la lecture est rapide). Je ne regrette pas mes dix euros.
Normalement non, ce sont de petites histoires où les auteurs ne font pas 96 pages sinon ils feraient l’album direct; surtout sur un mec comme Jordi Lafebre. S’il doit faire une série tu le sors en grand format et tu engranges la thune.
Selon moi, non. Mais Lafebre a joué la carte du suspense. Et c’est très astucieux, à mon goût en tout cas. Il fait monter la tension du récit, mais aussi au sein de son « couple » de personnage, à un point culminant, et pouf, il ferme son récit.
La deuxième vague est déjà complète. Nous y retrouverons Anne-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg, Mathieu Burniat et Bertrand Gatignol, Cyrille Pomès, ainsi qu’Aimée de Jongh. Il y aura donc des auteurs du catalogue Dargaud, mais aussi des auteurs venus d’ailleurs. L’idée est vraiment que la collection reste ouverte.
Pour ce faire, l’auteur catalan met à profit son talent de narrateur et surtout son habileté dans ce qui pourrait s’apparenter à de la direction d’acteur. Avec sa grande bouche et ses gestes étirés, Jane est tout en attitude. Timothy est coincé, mais pas autant que les parents de Jane que tout semble offusquer. Jordi Lafebre fait vivre ses personnages comme rares sont capable de le faire. Et c’est grâce à cette force qu’il parvient à nous faire entrer dans son univers, le temps d’un court voyage.