JASON BOURNE (Paul Greengrass)

En 2012, Universal relançait la franchise Jason Bourne, inspirée par les romans de Robert Ludlum, avec un quatrième film centré sur Aaron Cross, un personnage original interprété par Jeremy Renner.

Jason Bourne : L’Héritage n’a pas vraiment secoué le box-office avec à peine 280 millions de dollars de recettes mondiales. Malgré ces chiffres modestes, une suite a tout de même été planifiée, avec Justin Lin (la saga Fast & Furious) à la réalisation. Mais ces plans ont maintenant été bousculés…

Huit ans après La Vengeance dans la peau, Matt Damon va en effet reprendre le rôle de Jason Bourne dans un nouveau long métrage dont le titre et le pitch n’ont pas encore été révélés. Il sera dirigé une troisième fois par Paul Greengrass, le réalisateur de La Mort dans la Peau et La Vengeance dans la Peau.
Le second spin-off avec Jeremy Renner/Aaron Cross n’est pas encore officiellement abandonné, juste reporté à une date indéterminée.

Matt Damon sera accompagné par une autre habituée de la série, Julia Stiles (alias Nicky Parsons). Parmi les nouvelles têtes, il y aura Alicia Vikander (Ex Machina) et Tommy Lee Jones.

Le retour de Jason Bourne sur grand écran est prévu pour le 10 août 2016.

Vincent Cassel interprètera l’adversaire de Jason Bourne dans le cinquième volet de la série, dont le tournage va débuter sous peu.

Sûrement un sale anarchiste socialiste français.

Première photo de tournage :

Hahahahaha.
Les Américains me feront toujours rire.

Jim

Le spot du Superbowl révèle les premières images et le titre du cinquième film : Jason Bourne.

Extraits d’une interview de Matt Damon :

[quote] He’s living with the same things as he was before, and then he goes to find Julia Stiles’ character, who basically says, “Just because you remember everything, doesn’t mean you know everything.” So you find him in a place that’s dark and unresolved.
This is the completion of this journey that started in the Bourne Identity. It’s part of the first three [movies], it’s not a whole new chapter. It feels like the conclusion, even though we’re not saying it’s the conclusion, it feels like the conclusion of my identity journey. It goes deeper than Ultimatum, basically.[/quote]

Source : collider.com/matt-damon-jason-bourne-plot/

La bande-annonce :

Excellente nouvelle, j’ai adoré la trilogie originale, j’ai détesté celui avec Jeremy Renner, un des pires films que j’ai vu, une honte totale, alors je suis super content que Matt Damon reprenne son rôle :slight_smile:

Je n’irais pas jusqu’à dire ça, mais c’est clair que le Bourne Legacy manque de rythme, peine à raccrocher les wagons avec le mythe central, et n’arrive jamais à retrouver l’énergie des deux volets de Greengrass. Mais Renner n’y est pour rien, c’est la manière dont le film est bâtie qui est bancale.
Après, faut quand même pas oublier que le premier, réalisé par Doug Liman, est un peu soporifique, avec là aussi des explications en plomb destinée à définir le personnage à l’emporte-pièce. Le premier, techniquement parlant, c’est le moins impressionnant de toute la saga, et sans doute le plus difficile à revoir (la poursuite en bagnole à Paris est bien à condition de ne pas connaître la géographie parisienne, et la fusillade dans l’escalier, à la fin, est pas mal : bilan un peu maigre).
Moi, je suis pas fan de Matt Damon, même si c’est un excellent acteur. Mais dans ce registre, il me gonfle un peu. Donc bon, Greengrass qui pourrait faire autre chose et Damon qui pourrait soutenir un autre projet… et bon, les voilà qui rempilent dans une déclinaison de licence de plus. M’ouais.

Jim

youtube.com/watch?v=6xHqwj-nWFg

Bon vu.

2 problèmes énorme. Paul greengrass ne sait toujours pas se servir d’un pieds de caméra et l’intrigue est la même que dans les 4 précédents films sinon ça joue très bien et puis merde il y à Cassel dedans.

Evité de peu le Ghostbusters version filles pour emmener les jeunes du taff voir ce Jason Bourne.

Bon, rien de bien folichon, du gros film d’action US calibré à mort, avec placement de marques, écrans de tous les cotés ( d’ordis, de télésurveillance, de téléphones, de caméra…n’en jetez plus!!), vengeance tracto-capillée comme par hasard le “méchant” qui a souffert 2 ans de tortures en Syrie à cause de la défection de Bourne est le responsable de la mort de ce dernier! c’est fou quand même ces coïncidences! :unamused:et acteurs que j’ai trouvé pas un brin convaincus.

Les bagarres sont mal filmées au possible, la course poursuite de la fin est fatigante d’irréalisme…bref, j’ai même préféré le précédent avec Renner (mais faut dire que n’aimant pas le mono-expressif Matt Damon je n’avais pas vu les 2 premiers)… :confused:

les trois premiers tu veux dire.

Je suis pas fan de Damon non plus, mais j’aime bien la trilogie, et j’aime vraiment beaucoup les deux films de Greengrass, parce qu’il propose un nouveau vocabulaire et qu’il maîtrise son élocution. Ces deux films me font l’effet que me fait le premier Die Hard : un jalon du film d’action, qui a un avant et un après.
Je les ai vus genre dix fois, mais il y a des scènes qui continuent à me clouer. La baston à Tanger, qui se construit sur un lent resserrement du terrain (de la ville à la rue à la ruelle au pâté de maison à l’appartement…) et qui se conclut dans l’étroitesse étouffante d’un cabinet de toilette, c’est d’une maîtrise étourdissante.
Et il se trouve que ces films, je ne suis pas allé les voir en salles. Je me dis que ça doit quand même être bien agréable, donc j’envisage d’y aller dimanche matin, histoire de m’en foutre plein les yeux.

Bon, après, il y a un truc qui m’ennuie, et qui est lié à la raison fanboyesque pour laquelle j’aime beaucoup la trilogie. Selon moi, ces trois films fonctionnent très bien tout seuls, ils ont une fin (qui ouvre sur des déclinaisons comme le Renner en a exploré certaines…), ils se répondent (les deux Greengrass se chevauchent, question chronologie), et ils n’appelaient pas de suite, surtout pas avec Damon. Là, on sent bien l’appel du porte-monnaie des producteurs.
Mais surtout, pour moi, c’est une adaptation déguisée de Wolverine. Bon, le Conspiracy Theory / Complots de Donner, c’est aussi une adaptation déguisée de Wolverine, hein. Mais il est clair que l’Opération Treadstone tel que montrée à l’écran, c’est le projet Weapon X (preuve que ce dernier puise ses sources dans toute la littérature sur les black ops, qui remonte à la Guerre froide).
De là un attachement personnel à cette trilogie. Rajouter un opus m’enquiquine par principe. Pas suffisamment pour que je n’aille pas le voir, certes, mais je trouve ça dommage.

Jim

Bon, alors c’est pas mal, mais… y a plein de “mais” !
Déjà, la caméra hystérique de Greengrass, c’est peut-être moi qui vieillis, mais ça passe mieux à la télé. Sur grand écran dans une salle obscure, ça donne un peu mal à la tête. Le temps de s’habituer, il s’est déjà passé quelques minutes.
Ensuite, l’intrigue est peu crédible. Le chef de la CIA aller faire le mariole dans une convention de geeks technologiques avec un clone de Gates ou de Zuckerberg ? Sérieux ?
Enfin, elle est également cousue de fils blancs épais comme des cordes de marines. Les scénaristes oublient quand ça les arrange toutes les trouvailles techno-paranoïaques qu’ils déploient au fil du métrage. Y a des caméras partout à Berlin, orientables et tout, ils repèrent Bourne quand il entre, mais quand il sort, oh, “on l’a perdu”. La nana emprunte une fourgonnette, la vitre en est brisée, Bourne s’échappe encore, comment elle explique ça à sa hiérarchie qui l’a à l’œil ? Et y a combien d’entrée à la suite qu’occupe le boss de la CIA ? La spacialisation est hésitante et contradictoire, mais visiblement, tout le monde s’en fout. Et c’est comme ça durant tout le film.

C’est déjà pas mal, mais la grosse ânerie, ce n’est pas tellement de nous proposer un Bourne qui se rappelle tout, mais d’aller jusqu’à créer un Bourne qui sait tout. On le sait, Jason Bourne, c’est Wolverine (ou l’inverse). Le film s’ouvre donc sur la constatation qu’il se souvient de tout. Fort bien. Il ne lui reste plus qu’à découvrir quelque lourd secret caché. Fort bien aussi, pourquoi.
L’erreur, c’est d’avoir mis Bourne et sa lignée au cœur de ce secret (là, on passe de Wolverine à Cyclops, pour ceux qui suivent l’analogie), en donnant un rôle essentiel au père de Jason. Et c’est une colossale connerie.
La force du personnage à l’origine est qu’il ne sait pas, qu’il est dépassé, qu’il a un métro de retard, mais également qu’il est anonyme, qu’il fait partie d’un programme recrutant de jeunes patriotes aux attaches plus ou moins lâches (c’est ce qui est induit dans les révélations de Pamela Landy). En tant qu’anonyme, il est un rouage interchangeable (ses poursuivants, joués par Clive Owen et Karl Urban dans les deux premiers volets, sont également des rouages, c’est le sens de l’échange sur le toit à la fin du troisième volet), et sa force symbolique, c’est qu’il n’est rien ni personne, et pourtant secoue le cocotier.
En faisant du père de Jason un élément déterminant dans le programme Treadstone / Black Briar, ainsi qu’en faisant de son adversaire une victime de sa défection mais également l’assassin de son père, les scénaristes éliminent ce caractère anonyme et confèrent à Bourne un caractère d’elu. Ce n’est plus un électron libre, c’est un messie. Prédestiné à être le proverbial grain de sable. Et c’est inepte.
Car la tension dramatique et symbolique de La Mémoire dans la peau et ses suites, c’est que si Jason est la victime anonyme du gouvernement, la machine de celui-ci est également susceptible de frapper anonymement et aveuglément. Ça en faisait un monstre froid, insouciant et univoque. Alors que là, c’est une machine consanguine qui autogénère ses propres problèmes. Le héros et son adversaire s’en trouvent amoindris.

À ce titre, la reprise par Renner passerait presque pour une réussite brillante. Parce qu’elle avait l’honnêteté de continuer l’univers en travaillant sur l’idée que ça peut tomber sur la tronche de n’importe qui. Que le personnage joué par Renner n’est ni plus ni moins à l’abri que celui joué par Damon. Et que Bourne n’est qu’une goutte dans un océan de complot. Le film n’était pas passionnant, il avait des longueurs, il mettait un temps fou à démarrer, il raccrochait les wagons avec poussivité, mais il allait dans une direction cohérente. Ce n’est pas le cas de ce Jason Bourne.

Jim