JEUX VIDÉO ! UNE HISTOIRE DU 10E ART (Philippe Tomblaine)

[quote]Jeux vidéo ! Une histoire du 10e art, « la bibliothèque des miroirs »
*Auteur : Philippe Tomblaine
Couverture par Sébastien Hayez
ISBN 978-2-36183-211-7
ouvrage broché
17 cm × 21 cm
244 pages
diffusion & distribution Harmonia Mundi
à paraître le 3 septembre 2015
Prix : 21,00 €

De Pong et Space Invaders à l’avènement de la 3D en passant par Super Mario, Tomb Raider, Les Sims, GTA ou World of Warcraft, le jeu vidéo a su se construire depuis la fin des années 1950 comme un divertissement, une industrie et un art à part entière.

Pilier majeur de la culture populaire contemporaine, entre dénigrement et émerveillement il concentre aujourd’hui l’attention des marchés du loisir et de la consommation, poussant les joueurs de tous âges à une expérience immersive sans cesse renouvelée. Cette révolution techno-ludique, portée par ses héros, ses genres et ses chef-d’œuvre, de la salle d’arcade des années 1970 aux consoles et ordinateurs de salons, réinitialise l’imaginaire et l’énergie de la littérature, du dessin, du sport et du cinéma, en portant le gameplay et l’interaction jusqu’au seuil des vertiges de l’interdit…
Explorant la richesse du 10e art sous chacun de ses pixels, cet ouvrage tente de répondre à l’ultime question : déjà devenu la synthèse dématérialisée de nos peurs, de nos rêves et nos plus fous espoirs exploratoires, jusqu’où ira le jeu vidéo au XXIe siècle ?

Né à Limoges en 1975 et habitant désormais Angoulême, Philippe Tomblaine est professeur-documentaliste, critique, conférencier et auteur. Contributeur du site spécialisé BD Zoom, il a notamment réalisé plusieurs ouvrages pédagogiques en relation avec le 9ème art. En 2014, outre un livre consacré aux Mystères de Charente (De Borée), il a publié Spirou, aux sources du S… (L’Harmattan), un essai qui décrypte pour la première fois l’ensemble de cette célèbre saga publiée par les éditions Dupuis. En 2015, il livre une vaste synthèse sur La Seconde Guerre mondiale dans la BD (PLG). Ses prochains ouvrages seront notamment consacrés aux Faits divers de Charente, de 1900 à nos jours (De Borée, 2016) et au dessinateur Hermann.*[/quote]

Liens :
Le site de l’éditeur : www.moutons-electriques.fr
Le blog de l’éditeur : blog.moutons-electriques.fr
La page facebook de l’éditeur : www.facebook.com/pages/Les-Moutons-Électriques

Je viens de quitter l’entrée consacrée à l’essai sur les frères Cohen et je constate que les prix sont du simple au double entre l’essai cité et celui-là.

Qu’est-ce qui peut faire une telle différence, une iconographie (qui s’impose je pense pour ce genre d’ouvrage) de qualité et pléthorique ?

Mais après ?

Le format ?

D’autant que comme un fait exprès la pagination est double pour le moins cher. :slight_smile: .

L’essai consacré aux frères Coen est une réédition en format poche de l’ouvrage initial paru en 2012, et qui coûtait 24,65 euros.

D’accord, d’accord.

Dommage que** Les Moutons … ** ne fasse pas du poche dans leur collection essai.

Comme quoi il suffit parfois d’attendre. :wink:

Merci.

Au-delà même de l’existence en poche ou pas, il y a le fait que les petits éditeurs font des petits tirages, qui reviennent plus cher à l’unité. Je ne sais pas si c’est le cas pour l’autre éditeur, mais il me semble bien que c’est le cas pour les Moutons.

Jim

C’est d’ailleurs un cercle vicieux : un petit éditeur a peu d’argent, fait donc un petit tirage, qui coûte cher à l’unité (voire très cher… Et il y a des imprimeurs qui refusent même d’imprimer en dessous d’une certaine quantité). Les volumes sont donc plus chers également à la vente, ce qui peut rebuter certains lecteurs, et laisse l’éditeur à son statut de petit éditeur (à moins d’avoir un livre ayant un gros succès (et d’avoir réussi à en assurer de nouveaux tirages suffisamment rapidement pour éviter une rupture sur une trop longue durée)).

Tori.

L’évolution de la technologie fait que ça arrive moins souvent.
Mais ça gonfle le problème de base : si le petit éditeur peut faire un tirage de 500 ou 1000 exemplaires, c’est là aussi plus cher, à l’unité, qu’un tirage de 2000. Etc etc.

L’autre difficulté étant de parvenir à financer cette réimpression. Cela revient à sortir de l’argent tout de suite, alors que l’argent des ventes ne sera encaissée que trois ou six mois plus tard. Si bien que le décalage de trésorerie peut s’avérer fatal à l’éditeur, alors justement qu’il tient un succès qui devrait le mettre à l’abri du besoin.

Jim

[quote=“Jim Lainé”]

L’autre difficulté étant de parvenir à financer cette réimpression. Cela revient à sortir de l’argent tout de suite, alors que l’argent des ventes ne sera encaissée que trois ou six mois plus tard. Si bien que le décalage de trésorerie peut s’avérer fatal à l’éditeur, alors justement qu’il tient un succès qui devrait le mettre à l’abri du besoin.[/quote]

C’est ce que je sous-entendais avec le verbe réussir : réussir financièrement à assurer de nouveaux tirages.

Il y a d’ailleurs des petits éditeurs qui tombent dans le piège : pour se faire une place dans les rayons, ils sortent plein de trucs dès le début… Sauf que l’argent ne rentre pas tout de suite, et qu’ils doivent ensuite débourser à nouveau pour pouvoir faire de nouveaux tirages (ou de nouveaux ouvrages), pour pouvoir avoir des rentrées d’argent sur la longueur… Et certains ne pensent pas non plus aux retours (certains petits éditeurs pensent bien, à leurs débuts, à faire de la vente ferme aux libraires, mais ceux-ci en prennent donc logiquement moins, et on prend le risque que le titre soit moins bien exposé).
Pour se lancer dans l’édition, il faut du courage (ou avoir une ligne éditoriale qui se démarque vraiment de la concurrence).

Tori.

Oui, c’est une erreur.
Mais la pire situation, c’est d’aller prudemment, et paf, d’avoir un gros succès. Première difficulté, trouver les sous pour le réimprimer. Mais deuxième difficulté, avoir les sous, financer cette réimpression, mais après avoir un trou dans la trésorerie qui retarde l’impression des nouveautés et le développement du catalogue (au mieux) voire qui creuse l’endettement (au pire).
Je crois que c’est ce qui était arrivé à La Baleine avec l’inattendu succès de Baise-Moi, si ma mémoire ne me fait pas défaut.

Jim

De toute façon, si éditer était si simple …

Tu es un intarissable puits de sagesse.

Jim

Le problème, c’est que certains se lancent dans l’édition sans penser à tout ça…

Tori.

[quote=“Jim Lainé”]

Tu es un intarissable puits de sagesse.

Jim[/quote]

Surtout en phrases toutes faites ! :mrgreen:

[quote=“Tori”]Le problème, c’est que certains se lancent dans l’édition sans penser à tout ça…
[/quote]

S’ils y pensaient, ils ne s’y lanceraient pas.
:wink:

Jim