JIGSAW (Spierig Brothers)

7 ans après Saw 3D : Chapitre Final, la franchise Saw est relancée avec un huitième long métrage intitulé Jigsaw et réalisé par les frères Spierig (Daybreakers, Prédestination…).

DATE DE SORTIE FRANCAISE

1er novembre 2017

REALISATEURS

Michael et Peter Spierig

SCENARISTES

Pete Goldfinger et Josh Stolberg

DISTRIBUTION

Laura Vandervoort, Tobin Bell, Matt Passmore, Mandela Van Peebles…

INFOS

Long métrage américain/canadien
Genre : horreur
Année de production : 2017

SYNOPSIS

Alors que dix années se sont écoulées depuis la mort de John Kramer, la police découvre des morts suspectes, qui laissent penser que l’affaire Jigsaw n’est pas totalement terminée …

Michael Spierig : “We’ve got some pretty wild traps in the film — we don’t shy away from the gore. It’s such a perfect Halloween scarefest. It’s perhaps not quite as vicious and more fun, which is something we tried to inject into it. But it’s still full of good fun gore, that’s for sure. And, on top of that, it’s got a really great mystery, and there’s very interesting twists. It’s Saw for 2017.”

Nouvelle image :

La bande-annonce :

https://www.youtube.com/watch?v=vPP6aIw1vgY

Si certaines personnes sont intéressées par le fait de rejoindre une convo Skype entre fans de Saw, n’hésitez pas à m’ajouter, mon pseudo est “lachaussetterose”. Il y a deux convos, une normale, et une seconde avec des spoils.

Sinon, concernant la bande-annonce de Jigsaw, on observe une rupture totale avec le reste de la saga, ce qui n’est pas plus mal vu la mauvaise réputation des films précédents (parfois à tort, d’ailleurs). La touche d’humour dans la bande-annonce me fait peur, en espérant que ce ne soit pas une comédie d’horreur. Les effets spéciaux ont l’air étranges, le moment où une scie tombe en face d’une victime fait très faux, et les autres objets qui tombent vus du haut font pas naturels, je sais pas comment expliquer mon point de vue.

On assiste également au retour d’une véritable intrigue policière, comme dans le premier Saw, ce qui n’avait pas forcément été le cas dans les suites (dans les 2/5/6/7, il y en a aussi, mais comme le spectateur connait le tueur, ça n’a pas d’intérêt, le 4 en commence une mais ne la finit pas, et il n’y en a pas dans le 3). C’est une très bonne chose ! Encore, faut-il qu’elle soit intéressante, mais j’espère que ça contribuera à la fin de la réputation des Saw qui est “que du gore sans aucun scénario”. Et surtout, une enquête policière est parfaite pour mener a un twist qui sera dans l’idéal aussi bien mené que ceux des deux premiers Saw (s’il y en a un, du moins).

D’ailleurs, aucune mort n’est directement spoilée (ou alors je m’en suis pas rendu compte), on peut donc espérer qu’ils maintiennent ce suspens jusqu’au bout là où dans Saw 7 ils en avaient plus rien à foutre et dévoilaient la mort d’un perso avant la sortie pour des raisons de marketing.

Bref, j’attends de voir, mais j’avoue qu’en tant que fan de la saga principale, je suis un peu nostalgique des persos que j’adorais (Hoffman, Jill, John, Amanda <3), mais j’espère que Jigsaw nous en présentera de nouveaux aussi attachants que les anciens, et que je prendrais plaisir à retrouver dans d’éventuelles suites (je pense que c’est dans leurs projets).

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Je suis loin d’être un grand fan de la saga “Saw” ; ce relatif manque d’enthousiasme à l’égard de la franchise initiée par James Wan et Leigh Whannell ne s’explique pas par mon allergie (couramment répandue chez les amateurs de cinoche horrifique) au genre torture-porn, car en fait malgré une idée largement répandue, les “Saw” n’y appartiennent que de façon ténue, et le premier pas du tout, même.
En effet, le principe directeur de la saga (les pièges) est plus ludique et potentiellement porteur de bonnes idées de mise en scène que le genre torture-porn (par essence basé sur la monstration totale et le “full-frontal”) ne le peut ; attention, ça ne signifie pas que les “Saw” ont su exploiter ce potentiel à tous les coups (c’est loiiiiiiiin d’être le cas), mais à l’heure d’un reboot, qui n’en est en fait pas un d’ailleurs, les espoirs étaient permis…

Espoirs déçus, disons-le tout de suite.
Les Spierig Brothers m’avaient favorablement impressionné avec leur “Prédestination”, adapté d’une nouvelle de Robert Heinlein (pas vu leur film de vampires “Daybreakers”, par contre), mais ils ratent complètement leur coup ici, à mon sens.
Je ne peux pourtant pas dire que je me suis ennuyé devant ce film correctement emballé (sans brio), tendu et fun (malgré la glauquerie ambiante), mais manquer d’imagination à ce point, c’est quand même un problème. Tobin Bell étant présent au générique, je me demandais comment les auteurs allaient le ramener. Eh ben on s’est pas fait chier sur le coup : le “twist” révélant la raison de sa présence est non seulement loin d’être inédit de manière générale, mais en plus il a même déjà été utilisé au sein de la franchise “Saw” elle-même !!!
Idem pour cette inflation de complices : nous n’avons jamais à faire ici qu’au 436ième comparse du serial-killer, hein…

On se retrouve du coup à rire bêtement (ce qui fait du bien quand même, n’est-ce pas) devant l’humour involontaire développé par le film en quelques occasions, voire à s’esclaffer même, le casting n’aidant pas à retrouver son sérieux (ça n’a jamais été le point fort des “Saw”, à l’exclusion du charismatique Tobin Bell).
Surnagent quelques bonnes idées, quand même, comme cette séquence finale originale (les lasers) qui produit un plan gore saisissant, quelque part entre la bonne vieille péloche horrifique des eighties et le gore déviant des maîtres japonais du genre, à la Junji Ito.
C’est bien peu, et ça ne suffit pas à justifier l’existence de cette relance bien pâlichonne.