JOUR J t.1-41 (Fred Duval, Jean-Pierre Pécau / collectif)

25 tickets distribués à 14h

Ah ouais … autant dire que tu me refroidis, là ! Tant pis !

Yana est présente aussi et pas besoin de ticket pour la dedicace

Je parlais pour QDB.

Mais Yana y sera aussi peut être, donc pour la suite du Dracul Jour J …

Fallait demander à te faire rembourser !
:wink:

Jim

Moi ça me dérange pas :grinning: j’ai des dedicaces avec Sylvian ou Sylvaen par exemple.

Pourtant, Sylvain, c’est un prénom assez classique…

Moi, sur une dédicace, j’ai « Éthylène » au lieu d’« Étienne »…
Mais il a une excuse : c’est un japonais.

Tori.

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Et donc la suite, Jour J 36 : tout l’or de Constantinople : c’est marrant, parce que le début est assez calme, on sent qu’il y a de la tension, que la politique « religieuse » se met en branle pour en finir avec le schisme et passé un premier gros tiers de l’album, ça part en cacahuète. Constantinople est un vrai champ de bataille, si bien qu’on ne sait même plus trop s’il reste des gens vivants là-dedans (j’exagère, mais c’est vraiment une tuerie) … et là, Dracul ne fait plus trop rire, puisque le prisme est quand même orienté sur son ami Iskander qui ne prend pas le même chemin que le Voïvode …

Peut être un plaisir coupable, mais j’ai pris grand plaisir à lire les aventures de Dracul, même quand il est plus « vilain » dans ce deuxième tome. Parce que je trouve que le sauteurs ont réussi à jouer avec les légendes pour el mettre dans un truc réaliste, tout en laissant quand même du doute. Le perso d’Iskander est également bien défini, lassé semble-t-il par la guerre et la folie de Dracul (faut le suivre aussi l’animal, quel santé).
Sinon, concernant l’Histoire, comme c’est la suite, disons que le virage par rapport à la réalité a été pris il y a longtemps, mais les auteurs s’appuient quand même sur de vieux faits réels pour expliquer ce carnage (vieille vengeance en quelque sorte). L’Église de l’époque n’en sort pas grandie, ça pourrait paraitre très exagérément violent et barbare … mais je ne suis pas vraiment sûr que les croisades l’étaient moins.

Côté dessin, c’est toujours Yana assistée de Kordey. Pour les avoir vus tous les deux à l’œuvre à Quai des Bulles, avec des méthodes de travail radicalement différentes, ainsi que leur approche du crayon, je me demande si Kordey n’assurait pas l’encrage en fait. Surtout que par moment, les pages transpirent le Kordey dans le coup de crayon, mais moins dans la mise en page et dans les plans. ça donne vraiment un mélange que j’ai du mal à définir, mais je trouve que ça se prête bien à une histoire qui se situe à cette période et dans cette zone de la Méditerranée. Surtout au niveau des trombines des persos.

J’ai donc lu ce tome, que j’ai trouvé pas mal du tout, même s’il offre son petit lot de frustration. Notamment autour du paradoxe que constitue le fait de décrire des institutions et une société radicalement transformées, et de reproduire un schéma à l’identique par rapport à un attentat bien connu dans notre réalité.
J’ai également trouvé que l’équilibre de l’album est bizarre. Selon moi, la biographie de French prend trop de place, par rapport à la description de la logistique et du réseau derrière l’attentat mis en scène. En effet, toute la dernière partie, notamment avec l’organisation de la fuite est tout, est passionnante, j’en aurais bien repris une tranche.
L’album se conclut sur une note très sombre, les conjurés finissant tous par subir un sort terrible. Tout cet aspect polar est très bien mené.

Jim

C’est marrant, on dit des choses similaires, mais du tout de la même façon, avec un ressenti différent par rapport à ces caractéristiques.

Oui, sans doute le signe que ce sont des ressorts d’écriture importants dans le projet de Duval et Pécau.

Jim

J’ai trouvé ce tome à pas cher (dans un établissement qui s’appelle « Mon Grenier Malin » : c’est une sorte de vide-grenier en dur, les gens louent un stand et y déposent ce qu’ils veulent vendre, en gardant la possibilité de remettre d’autres trucs au fur et à mesure ; j’y passe de temps en temps, les tenanciers m’ont dit que le concept est né en Bretagne, mais qu’il commence à y en avoir un peu partout en France), hier, et je l’ai trouvé vraiment sympa.

Un assassin abat le tueur de Jaurès, plus d’une décennie après l’attentat. Mais rapidement, un meurtre suspect endeuille le métro parisien. La police commence à faire le lien avec d’autres exécutions, et l’enquête entraîne la réaction du monde politique, qui fait pression sur les policiers.

C’est plutôt bien mené, les deux scénaristes concentrant leurs efforts sur l’enquête. L’animation de l’équipe de flics est plutôt chouette, notamment à cause du personnage de Bichon, un inspecteur très premier degré. L’intrigue fait des renvois à l’évolution de tout un monde politique autour du petit groupe de personnages que nous suivons, jusqu’à une avant-dernière page qui donne une suite au récit, une suite cette fois-ci d’ampleur européenne ou mondiale.

Séjourné, dont je ne connais pas bien le travail (il a dessiné Tatanka, dont j’ai lu le premier tome et que j’avais plutôt apprécié), livre ici un chouette boulot. Il anime sa galerie de personnages en reprenant les traits d’acteurs français (on reconnaît Bernard Blier, Jean Rochefort ou encore Jacques Villeret) et leur donne une allure très vivante dans des décors assez riches.

C’est dans quelle séquence, ça ? Parce que là, j’ai rien repéré…

Jim

Je te dis ça de tête, mais il me semble que c’est un nom présent sur une tombe.

Diable.
Je vais regarder ça de près.

Jim

J’ai lu ce tome, je l’avoue pour les dessins de Colin Wilson, et il est très sympa. La construction du récit, sorte de course-poursuite où les fiston Kennedy se retrouvent recherchés par toutes les polices de la partie française sous prétexte qu’ils s’y sont aventurés afin de récupérer un chargement d’alcool de contrebande en remplacement d’un stock détruit par les fascistes de Lindbergh, se retrouvant accusés d’un double meurtre qu’ils n’ont pas commis, est plutôt bien huilée.

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Le jeu de références est plutôt sympa. Dans cette logique d’univers alternatif, les personnages mis en scène répondent à des choses que l’on connaît d’eux dans notre monde, qu’il s’agisse de leur caractère (les penchants isolationnistes de Joe Kennedy) ou des inimitiés qu’ils génèrent (les fréquentations mafieuses de ce dernier…), de sorte que le jeu des différences s’accompagnent d’un jeu des ressemblances. C’est propre à l’exercice. Clouzot a un chauffeur dénommé Erich qui a le look et la minerve de l’acteur Von Stroheim. On croise aussi un Walter d’Isigny qui montre d’une certaine manière les limites de l’exercice, en ce sens que les dialogues expliquent clairement qui il est, facilitant à mon goût un peu trop la lecture.

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On chipotera également sur quelques bulles mal placées de sorte que l’enchaînement des dialogues est perturbé (détail qui semblait moins frappant dans le précédent tome de Wilson) et sur quelques coquilles fâcheuses, qui dénotent un manque de relecture.

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Quoi qu’il en soit, ce tome offre quand même de grands moments, avec une construction agréable et une fin qui prend le temps de poser les enjeux à l’échelle du globe (et plus seulement de la petite famille de contrebandiers).

Jim

L’appeau fonctionne bien, quand même.

Ah ça, dès le départ, je savais que j’allais craquer tôt ou tard pour les Kordey (pour l’heure, je résiste encore, mais combien de temps…). Et quand j’ai lu tes commentaires qui m’ont permis de repérer des tomes illustrés par Wilson, j’ai su que je serais faible…

Jim