Solide et efficace. Jeff Lemire aborde l’origine du Spectre en avançant lentement sa situation au présent. Ainsi, alors que le groupe des jeunes de la JSA découvre l’origine du Spectre avec Metron en narrateur, jusqu’à la tentative de Darkseid de se lier à lui dans DC All-In Special #1 et l’évacuation de Jim Corrigan, la crise est totale sur Terre. Jade parvient à aspirer le Spectre d’Obsidian, mais Alan Scott en a assez et veut être son hôte… mais le Spectre choisit Yolanda, qui accepte la charge et envisage de se venger avec lui.
C’est bien, oui. L’origine du Spectre est bien rappelée, la situation sur Terre est pleinement galère, avec un sacré choix pour Yolanda. L’essentiel des membres a un bon petit dialogue, une bonne caractérisation, avec des dessins bien agréables de Diego Olortegui.
Talking in an AMA earlier in the week to friends-of-Bleeding Cool, League Of Comic Geeks, Jeff Lemire let slip that he will be leaving the DC Comics series JSA, starring the Justice Society Of America, with issue #24. Answering a question from reader NerdsRUs he said « Not announced yet, but what the hell, I’ll say it here, my run on JSA will end with #24 ». Quite an announcement for the Semiquincentennial. And no indication whether this will result in a new writer, series artist Diego Olortegui staying on the book, or JSA being cancelled.
The wrath of the Spectre has ravaged the JSA. As the dust settles, one hero will step up and take on the mantle of the Spectre, but will they be able to control its fury?
JSA #22
Writer: Jeff Lemire Artist: Diego Olortegui ReleaseDate: August 5, 2026
Prévisible mais efficace. Jeff Lemire achève sa petite saga sur le Spectre, avec donc ce dernier qui possède Yolanda qui veut se venger des récents ennemis de la JSA. Elle vise Queen Kobra, qui a tué Ted Grant, mais la JSA veut l’empêcher d’agir ainsi. Les jeunes de l’équipe rejoignent Jim Corrigan dans une dimension de poche, où il est réfugié pour vivre en boucle ses derniers jours dans les années 40, où il est mort mais où il était aussi heureux avec sa compagne. Il ne veut pas redevenir le Spectre, mais il ne le peut de toute façon pas, car un mort doit vouloir revenir pour être le Spectre. Kid Eternity pense alors à quelque chose, et elle retourne voir les fantômes de la JSA alors qu’Obsidian convainc Yolanda d’abandonner la colère qui maintenait le Spectre. Ce dernier possède alors Queen Kobra, et ils vont anéantir la JSA… quand le Spectre est repris par un autre, sur suggestion de Kid Eternity. C’est Ted Grant qui veut revenir et qui devient le Spectre. Kid Eternity refuse de se rappeler qui elle est, et elle retrouve la JSA où une place lui est réservée.
C’est fluide, oui. Le scénario ne me surprend pas sur son issue, mais les événements qui y mènent fonctionnent bien. A nouveau, on ne se concentre que sur quelques personnages dans le grand nombre de membres, mais l’échange Obsidian / Yolanda est bon, comme le petit focus touchant sur Jim Corrigan et Kid Eternity. Le destin de Ted est correct, même si son look en Spectre n’est pas fou, malgré de bons dessins de Diego Olortegui.
After the JSA disbanded in the 1950s, the heroes retired in order to maintain their secret identities, but that doesn’t mean there weren’t still people in need. Witness a secret JSA mission set in the 1960s!
JSA #23
Writer: Jeff Lemire Artist: Teddy Kristiansen ReleaseDate: September 2, 2026
Sympathique. Jeff Lemire achève son run au prochain numéro, mais il se fait plaisir avec un diptyque qui débute ici avec efficacité. On voit ainsi que, dix ans après que la JSA se soit dissoute suite au refus du groupe sur les demandes du comité anti-super-héros, les membres s’ennuient. Un agent gouvernemental vient recruter Wildcat, Hourman et Dr Mid-Nite car un agent de Task Force X a été appréhendé par les Communistes en Pologne, et il faut le récupérer, le soigner et le ramener, et le Président Kennedy est plus ouvert aux super-héros que son prédécesseur. Les trois acceptent, malgré un refus initial de Mid-Nite, et ils vont sur place… pour découvrir que l’agent concerné est Al Pratt, leur collègue Atom !
C’est sympathique, oui. Le scénario gère bien l’ennui et l’usure de certains, comme Hourman, et l’agent gouvernemental est un ressort efficace. Même si je préfère Ray Palmer, j’apprécie la mise en avant d’Al Pratt, avec en outre des dessins éthérés, dynamiques et assez beaux de Teddy Kristiansen pour une parenthèse dans le passé.
Je pense que le run de Lemire ne restera pas dans les mémoires de la JSA mais il aura eu le goût de plonger à maintes reprises dans le passé de cette magnifique équipe et famille.
Rendons lui cela et espérons qu’autres oseront fouiller les archives de la JSA.
Également, je porte une mention au dessinateur, Monsieur Kristiansen.
BEHIND ENEMY LINES! Wildcat, Dr. Midnite, and Hourman are trapped behind enemy lines and must save one of their former teammates! How will the heroes risk it all for one of their own? Find out in this last tale of the Justice Society of America!
JSA #24
Written by: Jeff Lemire Art by: Teddy Kristiansen, Diego Olortegui Cover by: Diego Olortegui Page Count: Comic · 32 pages · $3.99 Release Date: OCT 7, 2026
Jolie fin de diptyque et presque jolie fin de série. Jeff Lemire achève son flashback efficacement, avec Dr Mid-Nite / Wildcat / Hourman qui foncent dans un goulag pour secourir Atom. Dr Mid-Nite le soigne avec une transfusion du sang de Hourman (avec boost de Miraclo pour Atom), alors que Wildcat tabasse un immense Soviétique. Ils fuient mais un premier exemplaire de Rocket Red les attaque, et c’est cela qu’Al Pratt a découvert en venant ici. Hourman, lassé de son existence de PDG, prend plusieurs pilules Miraclo pour le confronter, et arrive sur le navire qui évacue le groupe à la dernière minute, évidemment. Ils repartent ensemble, avec Wildcat qui s’est senti alors renaître avec l’impression d’avoir plusieurs années nouvelles devant lui. Et au présent, en tant que Spectre, il s’en souvient et a encore cette impression, en lien avec la nouvelle génération qu’il couve de loin.
C’est sympathique, oui. Sans surprise mais avec de bons moments bien maîtrisés, de bonnes punchlines et une mise en avant des vieux de la vieille qui fait plaisir. Surtout, les dessins de Teddy Kristiansen sont très bons, très éthérés, avec une superbe ambiance nostalgique et mélancolique.
Joli final de petite saga, pour un run qui ne restera peut-être pas dans les annales mais qui m’a beaucoup plu.