JUPITER'S CIRCLE (Mark Millar / Wilfredo Torres)

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JUPITER’S CIRCLE
Auteurs : Millar, Torres
Best Of Fusion Comics, 296 pages, 28,00 €
Des années avant les événements de Jupiter’s Legacy, découvrez les secrets des super-héros. Alors qu’ils volent de victoire en victoire devant les médias, la réalité est toute autre en coulisses… Voici l’intégralité des 12 épisodes de Jupiter’s Circle. La maxi-série est signée par Mark Millar (Kick-Ass, Ultimates) et illustrée par Wilfredo Torres,
(Contient les épisodes US Jupiter’s Circle 1-12, inédits)
SORTIE LE 10 JUILLET

Ah, je suis curieux.

J’ai dévoré ce gros tome de Panini, et j’en suis ravi.
Mark Millar m’avait déjà plu sur Jupiter’s Legacy, mais je trouve que son travail ici est plus riche et profond. Plus de personnages, plus d’intrigues, plus d’espaces temporels, une meilleure utilisation des pages, aussi, et un choix de les remplir plutôt que de laisser le dessinateur faire son show. Wilfredo Torres n’est pas Frank Quitely, Millar s’adapte et si Quitely est pour beaucoup par sa puissance et sa fluidité dans les qualités du blockbuster Legacy, Millar s’ingénie à utiliser Torres pour raconter plus, et plus profondément.
C’est assez passionnant et grisant, de découvrir l’Union et d’en apprendre plus sur eux. L’ensemble est très solide, et je l’ai dévoré en une mâtinée.

Autant je n’ai pas « envie » de lire plus de Jupiter’s Legacy, car le final est magnifique et se suffit à lui-même, autant je ne dirais pas non à d’autres volumes de Jupiter’s Circle.

Même avis si ce n’est que j’ai trouvé Jupiter Legacy très plat et mauvais, car il ne développe jamais son histoire (ce que l’on retrouve en fait dans ce circle) au profit de baston.

Oui, Legacy est un gros blockbuster, avec chocs, punchlines, raccourcis et bastons. Mais ça m’a plu.

Ah mais je comprends tout à fait en quoi tu as aimé. Mais ça n’a pas fonctionné sur moi, j’ai ue l’impression de voir un sous Authority.

Je comprends.
Après, faut dire que The Authority par Mark Millar, ça ne m’a pas convaincu…

Ah tiens. Moi, j’avais bien aimé l’arc sur le Docteur, mais je crois que je considère l’arc sur les pseudo-Vengeurs comme le sommet de la série. Après, effectivement, le troisième volet a été perturbé par une gestion éditoriale bordélique et tout et tout…

Jim

Oui, j’ai de bons souvenirs des débuts. Mais la suite et une fin de mémoire moins maîtrisées m’ont lassé. Et je trouvais que l’ensemble était rempli d’éléments provoc (le faux Cap violeur par exemple) qui ne me plaisaient pas.
En face, la prestation de Ellis et Hitch me plaît beaucoup plus par sa cohérence et sa puissance.

Vu que j’ai lu les Authority complètement de manière anarchique, ça ne m’a pas gêné !

C’est en partie la provoc qui m’a plu.

Je trouvais ça bien plus plat que ses StormWatch.

Jim

C’est plutôt vrai, mais leur Authority est un gros blockbuster, une attraction comme une grosse montagne russe. Peu de contenu mais beaucoup de sensations. Ça me plaît.

J’avoue que je m’attendais à… comment dire, à mieux, voilà.
J’aime bien l’idée de pousser le « ni dieu ni maître » jusqu’à son expression la plus littérale, mais tout de même. En revanche, j’adore l’idée de la fin de Jenny Sparks, avec cette réflexion sur le changement de siècle, qui n’est pas logique d’un point de vue mathématique, mais qui s’accorde avec le pensée commune, celle-ci transformant donc l’univers.

A la différence, c’est que je vomis dans les attractions !

Je n’y vais plus, moi : je gène les copains pour la même raison.

Jim

Je peux comprendre.
Personnellement, j’ai lu StormWatch après The Authority.
Du coup, le choc demeure, et se renforce même. Notamment parce que je comprenais enfin certaines choses.

Je pense que Warren Ellis a voulu faire de The Authority l’application des principes de « plus haut, plus loin, plus fort ». Il avait livré ses réflexions politiques sur les super-héros dans StormWatch, après l’équipe de The High puis le débat pour sauver ou non l’autre Terre.
The Authority est l’illustration même de « on ne se pose pas de question, on fait ce qui semble juste ». Le tout aidé par des opposants fondamentalement méchants (même « dieu » est binaire dans son approche).

C’est dommage, ça te force à racheter des bouquins.
Les éditeurs et libraires doivent t’aimer !

Je n’emmène pas de livre dans les attractions, voyons !