JUSTICE LEAGUE #59-67 (Brian Michael Bendis, Ram V / collectif)

Nous avons parlé, je pense, mais la crise provoquée par le Covid a engendré de grosses pertes de Chiffre d’affaires mais pas que, Pam Lifford, qui a remplacé Diane Nelson, est arrivée avec une machette. L’occasion était trop belle vu l’alignement des planètes. Juge par toi-même sur la période 2020-2021 :

Départ de DiDio, fin du Contrat de Snyder, fin du contrat de Bendis (2017-2021) non reconduit et donc libre de reprendre son Jinxworld, Geoff Johns directement mis à la TV (on ne le revoit plus), recentrage des publications sur Batman (50% des titres sont des bat-titles mais là, ça mérite débat), licenciements chez DC au niveau éditorial et gros salaires, restructuration des services et mise de fonds e& partenariats sur le digital…

Très clairement, c’est la diète chez DC pour mieux rebondir peut-être. Je le souhaite.

Vu cela, la venue de Substrack sur le marché me paraît opportune. Les auteurs gardent leurs droits et sont rémunérés très correctement la première année avant de toucher directement le fruit de leur travail. Quand tu es un nom, c’est bien mais quand tu ne l’es pas encore, ça peut craindre du boudin.

Je pense que Bendis a « pris la sécurité » avec Dark Horse car sur Substrack, il pourrait tout péter avec de bons titres et de bons dessinateurs.

C’est illisible. Je pense qu’il doit se recentrer sur ses créations et en développer de nouvelles. Je l’attends plus dessus surtout avec son carnet d’adresses. Je veux dire Stephen Byrne sur Joy, bah, j’aurais préféré mieux.

Je pense aussi que la coupure de la diffusion des comics durant le confinement mondial, qui corrobore la crise de diffusion avec les fâcheries de DC avec Diamond, ont aussi mis en avant le fait que des piliers de ce marché de niche (les éditeurs, le diffuseur) n’arrivent pas à s’entendre réellement.
Les auteurs peuvent y voir un risque réel et systémique sur la diffusion de leurs oeuvres, et donc leurs revenus, et donc la pérennité de leur quotidien.

Substack peut ainsi apparaître comme un complément qui « assure » au moins une diffusion constante, et des revenus liés.
Cela sonne comme un espace encore plus concurrentiel et rude, avec sûrement bien des déçus, mais « au moins » les comics diffusés là le seront même si un virus force au confinement ou si, plus probablement, j’espère, les difficultés reviennent concernant la diffusion.

Je pense que bien peu d’auteurs oseront ne faire que du Substack, ou n’y arriveront, mais ça m’apparaît comme un complément pertinent pour espérer « assurer » des revenus. Si ça fonctionne, autant le modèle que les propositions des auteurs.

Jeff Lemire vient d’ailleurs de rejoindre le club Substack avec un graphic novel qu’il dévoilera par tranches de 5 pages et du Black Hammer qui sera publié sur la plateforme avant les comics chez Dark Horse.

La fin du single issue!?

Une issue de sortie pour les auteurs ?

1 « J'aime »

Justice-League-67-1

Justice League #67

Written by: Ram V., Brian Michael Bendis
Art by: Sumit Kumar, Phil Hester

It’s the Justice League versus the United Order as the truth that gives power to this new cosmic super team crosses a line that the Justice League cannot allow. Will there even be a United Planets after this thunderous clash of intergalactic superpowers? Also, Green Arrow must come to terms with his responsibilities to both Checkmate and the League. Ollie may have to pick which path to follow, but what does it mean for the future of the League if the guy paying the bills has to bail? The Silent School used their magic for years to protect Atlantis from all kinds of invaders, but nothing prepared them for the most powerful sorcerer ever…Merlin! Luckily, the Justice League Dark arrives to turn the tide of the battle. However, they’re not fighting at full strength. Zatanna is harboring a dark secret, and if she unleashes her magic, it could drown everyone!

Justice-League-67-4

Justice-League-67-5

Pff, c’est pas bon.
C’est pas bon et, en plus, j’ai l’impression que les couvertures sont désordonnées, ou complètement débiles, car elles crament entièrement le peu de suspense qu’il y a ici.
Là, on suit The Daemon Rose, en lien avec Lois Lane, car il s’agit de Leonardo Lane, oui-oui, le frère de Lois et agent secret pour leur père. On le suit peu, cependant, car le coeur de l’épisode reste sur la bagarre entre la Justice League et Synmar Utopica, complètement mutique et débile ici, alors que Brian Michael Bendis l’écrivait moins bêtement dans la série Superman. The United Order, la force de frappe des United Planets, intervient et on a droit de à « supers » double-pages pour que chacun des membres (de Thanagar, de Tamaran, de Daxam, un Dominator) se présente et agisse. Finalement, Synmar Utopica est envoyé dans la Zone Fantôme mais The United Order veut récupérer l’artefact, ce que la JL refuse. Et The Daemon Rose est finalement attaqué par… tout un commando de Deathstrokes.
Au secours. Brian Michael Bendis est tellement lourd, tellement lourdingue dans ses histoires que ça en devient illisible. La présentation de The United Order est littéralement « dégueulasse » tellement c’est mal fichu, et rien ne fonctionne. Le subplot sur les Lane est naze, le cliffhanger est risible.
Phil Hester fait ce qu’il peut et propose des planches solides, mais sans passion.

En parallèle, Ram V n’en finit pas de ne pas faire avancer sa JLD. Là, on comprend que Merlin veut un super-artefact magique perdu dans le Darkworld de la magie, sous Atlantis. Génial ! Ca n’avance pas, c’est chiant mais c’est joliment dessiné par Sumit Kumar.

Quelle cata’. Je pense arrêter maintenant que cette « saga » sur Synmar est terminée…

Sourire.

Tu penses seulement…

J’aime me faire du mal.

Il faut croire, oui.

1 « J'aime »

Tu sais, il existe des cures, pour la drogue.

Jim

1 « J'aime »

Des sexologues aussi.

Ah ? Elles sont moins connues que les cures contre la drogue… ~___^

Tori.