JUSTICE LEAGUE : NO JUSTICE (Snyder, Tynion IV, Williamson / Manapul)

justice-league-no-justice

Justice league : no justice

Après la destruction du mur cosmique de la Source, Brainiac attaque une fois de plus Metropolis et force la Ligue de Justice à trouver de nouveaux alliés pour le contrer.

Son but ? Les préparer à affronter les Titans Oméga : des entités représentant les énergies qui régissent l’Univers tels le Merveilleux, la Sagesse, le Mystère et l’Entropie. Chacune des entités tient à renverser les autres afin de devenir la seule puissance régentant la création.

INFOS

SCÉNARISTES : TYNION IV JAMES, SNYDER SCOTT - DESSINATEUR : MANAPUL FRANCIS
  • Public : 12+
  • Collection : DC REBIRTH
  • Date de sortie : 08 mars 2019
  • Pagination : 144 pages
  • EAN : 9791026816034
  • Contenu vo : No Justice #1-4 + extraits de DC Nation #0 – contenu inédit
  • Prix : 15.5 EUR

J’avais vaguement suivi cette série lors de sa sortie, mais le rythme élevé m’avait fait lâcher prise (d’autres lectures en même temps, du boulot, tout ça tout ça…). J’ai donc profité de cette sortie française pour boucher ce trou dans mes lacunes.

Bon, c’est pas mal. C’est un peu brouillon, les explications sont parfois longues et nombreuses, signe que certaines choses n’avaient pas été expliquées correctement une première fois, et le nombre de pages passées sur Colu donnent l’impression qu’on fait du sur-place pendant une bonne partie de l’album. Mais quand l’action se déplace sur Terre, ça gigote dans tous les sens et ça redevient nerveux.
Dans le rayon “points positifs”, il y a quand même pas mal d’entrées : c’est assez lumineux et coloré, le casting est super varié et bien exploité (qui aurait cru qu’on se serait attaché à Starro), les idées sont intéressantes (et présentées de manière telles que quelqu’un qui n’a pas lu Metal comprend quand même tout), la construction donne l’impression de lire un gigantesque cross-over (avec les Lantern dans l’espace, Green Arrow et Amanda Waller sur Terre) et d’une saga de grande ampleur, et les cliffhangers sont très bien amenés.
Pas de grosses fautes de caractérisation (Batman un peu sec par rapport à son fils, mais bon, ça peut se comprendre, en faisant preuve de bonne volonté), et le récit prend le temps de boucler, d’atterrir et de ralentir à la fin. Dommage que Manapul n’ait pas dessiné toutes les pages, et dommage que ce récit s’inscrive dans un vaste méta-récit qui commence avant et continue après. Mais l’ensemble reste très lisible en solo.
Agréable surprise, et grand contentement de revoir une Ligue à la fois puissante, impliquée et proactive.
Ça me donne envie de lire la série régulière, que j’ai un peu boudée au profit de celle de Tynion.

Jim

Ma critique publiée sur Superpouvoir.com

Apres les événements de Batman: Métal, le Mur-Source a été fissuré par la Justice League , ce qui a libère quatre Titans Oméga , les anciens dieux de l’univers. Chacun représente un des forces vives de l’univers : la sagesse, le mystère, le merveilleux et l’entropie. Chaque planète a évolué selon un de ces quatre moteurs, alimentant en énergie un arbre, qui donnera une graine que vient récolter le Titan Oméga correspondant, les quatre dieux se tirant la bourre pour savoir lequel d’entre eux est l’énergie dominante de l’univers et détruisant les planètes au passage…

Et voilà que le Titan de la Sagesse est arrivé sur Colu , planète où la connaissance et l’information sont capitales. C’est aussi la planète natale de Brainiac , l’ennemi de Superman . Pour sauver son monde, Brainiac a mis en place une stratégie qui implique la Ligue de Justice , certains héros de la Terre ( Atom, Starfire, Beast Boy ) ainsi que des vilains ( Sinestro, Starro, Luthor ). Répartis en quatre équipe représentant chacune une des forces vives, ils doivent réveiller chacun des quatre arbres afin que les quatre forces s’équilibrent. Mais sur Terre, Amanda Waller poursuit son propre plan, qui va contrecarrer celui de Brainiac

No Justice marque le début de la reprise de la Justice League par Scott Snyder ( Batman , Dark Nights: Metal ), épaulé ici par James Tynion IV ( Detective Comics ) et Joshua Williamson ( Flash ). Cette mini-série en quatre parties donne le ton pour sa reprise et en pose les bases. C’est d’abord un retour de la Justice League qui pense grand. Comme avec Grant Morrisson et Mark Waid , on retrouve une équipe qui affronte des menaces exceptionnelles , qui mettent en péril l’univers entier. Certes, les Titans Omega font immanquablement pensés aux Célestes de chez Marvel , mais au moins permettent-ils d’élever la barre de menace.

Et pour bien montrer que cette menace est élevée, on nous explique que la Ligue doit évoluer, penser différemment et changer en intégrant de nouveaux membres, dont des super-vilains. Et c’est là que le bât blesse car l’apport de ces personnages n’est jamais vraiment explicité. Sinestro , Etrigan , Lobo et consorts font tapisserie , ne servant au final qu’à fournir quelques punchlines , censées faire rebelle. On essaie bien de nous rendre sympathique Starro , l’étoile de mer galactique télépathe, mais l’affaire est expédiée en quelques coups de cuillère à pot, sans que son revirement nous soit expliqué. Il n’y a bien que Luthor qui soit un peu mieux esquissé, mais c’est pour mieux préparer la suite. De toute façon, l’ensemble du casting est traité avec superficialité au profit d’une action non-stop. Seul motif de satisfaction, le retour en grâce du Limier Martien , personnage un peu oublié, mais qui redevient enfin la pierre angulaire de la Ligue .

Pour le reste, on s’agite beaucoup dans des planches assez brouillonne de Francis Manapul. Est-ce le nombre excessif de personnages qui le perturbe ? En tout cas, son découpage n’est pas toujours très lisible, ce qui est d’autant plus dommage car c’est ce qu’il fourni dans les chapitres deux et trois, secondés par les dessinateurs Marcus To et Riley Rossmo . Le mélange des styles rajoute au capharnaüm ambiant.

Si il y a quelques idées intéressantes comme la création du secteur fantôme ou le nouveau rôle de Brainiac 2.0 , force est de constater que les trois premiers épisodes constituent beaucoup d’agitation pour rien. Le quatrième, en revanche, parvient à retrouver l’esprit héroïque de la Ligue, même si, là encore, pas mal de points (dont la façon de vaincre les Titans Omega ) sont survolés.

Plus qu’un point de départ, No Justice constitue finalement une promesse. La promesse de retrouver une Ligue puissante, héroïque, merveilleuse . On aurait pu croire à la lecture du pitch que Snyder surferait sur la mode de la « badass attitude » avec tous ces vilains agglomérés. Au final, Snyder et ses camarades remettent sur les rails une équipe qui avait quelque peu perdu de son lustre. Et quand on voit la qualité graphique du petit prologue (publié dans DC Nation #1 ), le travail du dessinateur Jorge Jimenez promet de chouettes pages dans la nouvelle série Justice League .

J’avais bien adhéré, oui.

En cours d lecture et si les Titans Omega font céleste, ce qui me gène le plus c’est cette volonté permanente de Snyde de reprendre des éléments qui ne sont pas les siens pour faire genre c’est mieux que toi, comme un sale gosse (la repris de l’an 1 avec Zéro Year sur son Batman pour l’exemple le plus flagrant).

Cette fois-ci, ces les couleurs de Geoff Johns (pas follement passionnant, déjà au départ dans Green Lantern, mais bon passe encore). On a maintenant les énergies fondamentales de la vie : entropie, sagesse, merveilleux et mystère.
Mais c’est sérieux ? Il a fumé quoi le mec ? Ça veut rien dire. Le Merveilleux une énergie fondamentale ? Mais c’est un concept, tout comme le mystère, là ou l’entropie désigne tout et rien même is en gros on peut dire que c’est de la désorganisation et la sagesse est quelque chose qui s’acquiert, mais que tous le monde ne possède. Bref ça n’a rien à voir ensemble.

Au moins quand Johns à fait ses Power rangers c’était cohérent. Mais là.

J’en suis qu’à 20 pages et je hurle déjà tellement c’est naze.

Heureusement c’est beau.

Je viens de finir de le lire.

Comment dire… C’est mauvais. On veut nous faire croire à des enjeux pharamineux, des géants plus puissants que jamais, un sentiments d’urgence et une menace folle, mais en fait, il se passe quoi ?

Eh bien pas grand chose. 4 équipes pour affronter 4 types de gardes et papoter tout du long. Il n’y a pas de grandes menaces puisque cette dernière n’intervient jamais, et n’envoie rien. Il s’agit juste pour la ligue d’affronter de vulgaires protecteur d’arbres. Des gardes.
C’est inutilement long surtout quand on sait les pouvoirs combinés mis en présence. C’est fouillis, ça parle, mais alors là beaucoup trop (alors certes jamais en combattant, mais ils combattent pas).

Les beaux dessin ne fonctionnent plus puisque dès le second numéro Manapul est remplacé en partie et ont voit bien que les délais ne lu permettent pas d’être à son meilleur. Il est absent du troisième (dessiné avec des pieds) et enfin il revient pour le dernier, mais n’a pas le temps de peaufiner le tout.

Si Batman Metal était trop long et mal foutu, No Justice est plus court, mais revient au même résultat. Trop long pour ce que c’est et mal foutu et quand sait que le truc est même pas suivi par le reste de l’univers on se demande bien à quoi ça sert.

Je copie-colle (pour gagner du temps, parce que cette mini n’incite guère à en perdre plus que ça…) ce que j’en disais dans le fil V.O., en deux temps :

Précisons pour ce qui est de cette note finale que les promesses ont été très imparfaitement tenues : si la Justice League Dark de Tynion est une des toutes meilleures séries du moment, on dira pudiquement qu’il n’en est pas tout à fait de même de Justice League Odyssey ; quant à la “New” Justice League de Snyder, elle s’est très vite enfoncée dans les mêmes défauts que No Justice :

Au début, je pensais effectivement comme toi, que c’était des trucs empilés commodément (ce que c’est sûrement, je ne me fais pas d’illusions), mais quand on y pense comme des forces motrices, des énergies qui serviraient de carburant à l’univers et ses habitants, ça peut marcher. Le mystère, ça peut être la curiosité, l’émerveillement, ça peut être le rêve, la foi, la sagesse, la connaissance, l’entropie, le chaos inhérent à chaque chose… J’imagine qu’il doit y avoir une logique dans ce genre derrière tout ça, même si on est bien d’accord que c’est tiré par les cheveux et très artificiel. Ce que dit l’oncle Hermès à la suite semble confirmer qu’en plus, c’est pas près de s’arranger ou de devenir plus cohérent.

Je n’ai pas tenu extrêmement longtemps la lecture du run de Snyder sur la Ligue, mais à lire du moins les commentaires de Ben Wawe — qui non seulement persévère, lui, mais arrive même à y trouver du plaisir (c’est dire quand même le niveau de perversion où on se situe) icon_mrgreen — j’ai la forte impression que mes reproches initiaux sont toujours valides alors qu’on approche les vingt numéros…

Snyder continue de raconter une seule saga, sur 20 épisodes ; ça a l’avantage de la cohérence, mais c’est un peu le seul. Son intrigue est dense, mais s’alourdit à force de secrets intégrés dans d’autres secrets, au coeur de révélations mystérieuses.
J’apprécie l’idée de base, mais la forme est très lourde.

Je l’ai acheté hier, je compte le lire demain, je lirai vos avis après pardi

Si tu les avais lus avant, tu ne l’aurais peut-être pas acheté… ~___^

Tori.

1 J'aime

Etant donné que je n’ai pas les mêmes goûts qu’eux : non

C’est bien ce que je dis : Non, tu ne l’aurais pas acheté… ~___^

Tori.

Et j’aurais eu tort car pour l’instant j’apprécie grandement. Du coup j’ai eu raison :kissing_heart:

Acheté. Lu. Apprécié.
Je m’y retrouve bien plus que les autres histoires de la Ligue des Justiciers, depuis la phase Rebirth.
Donc je m’y retrouve moins dans les critiques négatives lues sur ce sujet. :smirk:

Résumé

J’ai beaucoup apprécié cette ligue imposée composée d’1/4 de vilains.

J’aime beaucoup Manapul; sans avoir les connaissances techniques de narration pour l’expliquer très clairement, j’ai eu l’impression d’être face au chainon manquant entre La Nouvelle Frontière de Darwyn Cooke et Acsension de Waid et Hitch.
Et j’apprécie aussi le dessinateur du 3ème épisode. Il a dessiné les meilleurs planches de Metal avec les origines du Batman Qui Rit selon moi. Un style aux personnages grimaçant.
2 curiosités:

  1. DC Nation 0 comme une bande annonce/extrait en début de livre; à insérer entre le1er et le 2ème épisode ou au milieu du 2ème. Je ne vois pas d’explication dans le bouquin. Du coup, cela donne, dans le fil , une étrangeté de narration.
  2. La dernière page du bouquin annonce clairement au moins 3 prochaines séries Ligue de Justiciers. Et tout aussi clairement Urban affiche ne prévoir d’en publier que 2 (New justice et Dark; à lire ce forum). Un choix qualitatif à lire les précédents messages.

J’aurais préféré lire cette bd dans les pages d’un récit Complet, cela aurait couté la moitié du prix; mais ça vaut bien ses 15€ selon moi.

A mon avis, Odyssey sera aussi publié

A suivre. Urban n’a pas encore publié tout son planning 2019 je crois.