KETSUDAN (Mud / Julien Motteler)

Ketsudan

Harumi et Natsumé s’aiment et sont promis l’un à l’autre. Mais voici que Shogun élève Fuyusaru, père de Harumi, au rang de précepteur du jeune prince. Akitora, père de Natsumé, en prenant ombrage, humilie Fuyusaru qui se suicide. Dès lors, la voix de l’honneur commande à Natsumé de venger son père en tuant son futur beau-père. Que choisir ? L’honneur ? Ou l’amour ? Un choix cornélien, n’est-ce pas ? Mud et Motteler se sont approprié le Cid de Corneille, adaptant les dialogues aux consonnances des noms japonais, avec un découpage au katana de pages aux confluences du franco-belge, du comics et du manga. Un joyau sombre comme les yeux maléfique d’un yokaï.

  • Éditeur ‏ : ‎ DARGAUD
  • Date de publication ‏ : ‎ 27 mars 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée ‏ : ‎ 180 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2205211595
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2205211597
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 505 g

Né en 1979 à Lille, Mud est scénariste de bande dessinée. C’est d’abord durant ses études à l’école régionale des beaux-arts qu’il s’initie à l’écriture. Puis, il se lance dans la musique en tant que chanteur et guitariste d’un groupe de rock. Il entre dans le monde de la bande dessinée en étant repéré par le label 619 pour réaliser plusieurs histoires de la série « Doggybags » de 2018 à 2022. Après une collaboration en 2025 avec Ankama, il scénarise « Ketsudan » chez Dargaud, une transposition du « Cid » dans un univers japonais.

Julien Motteler est né en 1974. Auteur, illustrateur et graphiste il est autodidacte et dessine depuis son adolescence. Baigné par les grand films fantastiques des années 80/90 et marqué par les premiers comics traduits en France, il commence à dessiner ses propres bd avec l’envie de devenir auteur. C’est dans cette période que la BD franco-belge, le manga et les jeux vidéos sont de nouvelles influences qui enrichissent son univers graphique. Edité pour la première fois en 2001, ses premiers titres s’inscrivent exclusivement dans des thèmes futuristes/SF: « Dreamers Rebirth » (Paquet), « Arkeod Tome 3 » (Soleil), « Ultime Etoile » (Clair de Lune), « Space Gangsters » (Clair de Lune), mais en 2016 il dessine le tome 5 de la série concept « Détectives »(Delcourt), une opportunité qui va bousculer son univers et lui ouvrir d’autres horizons graphiques. Les BD humoristiques « Les Strips du talentueux Mr Motteler » (réalisées pour le compte de la Librairie spécialisé BD « Tribulles » à Mulhouse) et le polar victorien « Lady Whitechapel » (Clair de lune) en sont l’illustration. C’est dans cette mouvance que s’inscrit alors « Ketsudan » (Dargaud), une transposition du Cid dans un univers japonais, édité en 2026.

Extrait :

Jim

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Jim

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Ligne Claire : Ketsudan, Le Cid au pays du Soleil levant

Je me suis laissée tenter et j’ai aimé les dessins fins. L’utilisation de grandes parties de la pièce de Corneille m’a un peu déconténancée, mais j’ai retrouvé avec plaisir mes souvenirs de collège (5e ou 4e, je ne sais plus). Les stances de Rodrigue m’ont un peu manquées même si je ne me rappelle plus que le début.

La transposition dans le Japon médiéval ne m’a pas gênée. Après tout le grand Kurosawa a adapté Macbeth dans Le château de l’araignée.

Je ne résite pas à l’envie de vous « offrir » la version de Georges Fourest, poète du XXe siècle qui avait écrit dans le recueil La négresse blonde quelques poèmes regroupés en Carnaval de chefs-d’oeuvre

Pour Le Cid, cela devient :

Le palais de Gormaz, comte et gobernador,
est en deuil : pour jamais dort couché sous la pierre
l’hidalgo dont le sang a rougi la rapière
de Rodrigue appelé le Cid Campeador.

Le soir tombe. Invoquant les deux saints Paul et Pierre
Chimène, en voiles noirs, s’accoude au mirador
Et ses yeux dont les pleurs ont brûlé la paupière
Regardent, sans rien voir, mourir le soleil d’or…

Mais un éclair, soudain, fulgure en sa prunelle :
sur la plaza Rodrigue est debout devant elle !
Impassible et hautain, drapé dans sa capa,

le héros meurtrier à pas lent se promène :
« Dieu ! » soupire à part soi la plaintive Chimène,
« qu’il est joli garçon l’assassin de Papa ! »

Un auteur que je recommande chaudement.
ginevra

Mud, Corneille ou Fourest ?

Fourest, bien sûr!
ginevra

Les Amis de la BD : Ketsudan