KIYOSHI KUROSAWA : MÉMOIRE DE LA DISPARITION (Diane Arnaud)

[quote]Kiyoshi Kurosawa : Mémoire de la disparition
*Auteur : Diane Arnaud
Date de parution : janvier 2007
155 x 215 mm
cousu-collé, avec rabats
176 pages
320 images noir & blanc et couleur
20 €
ISBN 978-2-915083-26-2

Le cinéma de Kiyoshi Kurosawa est devenu une référence incontournable en France avec la sortie de Cure (1997), Charisma (1999) et Kaïro (2001). Cette trilogie, mêlant le fantastique et l’intime dans une vision violente et inquiétante de la société japonaise contemporaine, constitue le support essentiel de la réflexion de Diane Arnaud, à partir duquel elle met en perspective toute la création du metteur en scène. Sont ainsi prises en compte ses premières réalisations et leurs liens avec les différents genres : le thriller (films de yakusa), l’horreur et l’érotique. Mais, avant tout, les films de Kurosawa tentent de retracer et figurer la disparition des héros nippons, en traitant particulièrement de l’amnésie d’une jeunesse à la dérive et de la hantise de l’Histoire. Les références stylistiques au cinéma occidental (de Siegel à Antonioni) et leurs croisements avec la tradition japonaise des revenants accentuent l’inquiétante étrangeté d’une œuvre sur la brèche : entre destruction et reconstruction, traumatisme et remaniement, action critique et désoeuvrement, peur et oubli… La mise en scène de la disparition, chaque changement de plan étant fantomatique chez Kurosawa, représente l’un des gestes créateurs les plus intenses du cinéma actuel. Le livre, richement illustré des photogrammes des films évoqués sera complété d’une filmographie précise du cinéaste, dont nombre de films n’ont pas encore été vus en France.*[/quote]

Lien :
Le site de l’éditeur : www.rougeprofond.com

Je m’étais jeté sur ce bouquin à l’époque, Kurosawa est un de mes réalisateurs préférés parmi ceux actuellement actifs. Très intéressant, le bouquin permet d’avoir un panorama complet de l’oeuvre du bonhomme, et notamment tous ses films datant d’avant la moitié des années 90 (moi je connais pas, mais ça a l’air trèèèèèèès chouette), moins vus de par chez nous.
Dans la même collection, il existe si je ne m’abuse un livre d’entretiens de Kurosawa, où il confie son admiration immodérée pour l’oeuvre de Tobe Hooper, dont il parle admirablement (il enseigne à l’université et s’est beaucoup penché sur l’auteur de “Massacre à la Tronçonneuse”).