L’EXÉCUTEUR t.1-3 (John Wagner / Arthur Ranson)

Liens:
Le site du label Delirium : www.labeldelirium.com
La page facebook du label Delirium : fr-fr.facebook.com/pages/Delirium

Le « célèbre » Button Man (série publiée dans l’Hexagone par Arboris en son temps) est de retour, je m’en souviens plus trop mais j’ai le souvenir d’en avoir eu un bon souvenir. :wink:

Je me permets de proposer quelques pages de la version d’Arboris pour ceux qui voudraient se faire une idée :






Ca m’a l’air très beau tout ça.

ça me dit quelque chose. ce sont des pages que tu avais déjà postées sur ton blog précédemment?

Non je ne crois pas.

ouh la , faut aimer le photo réalisme à outrance tout de même!!

La sortie du tome 2 est prévue pour mars 2017.

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L’Exécuteur - Les Proies

Harry est parti se mettre au vert, pour de bon cette fois. Mais décidément les « voix » ne le lâchent pas : on ne peut pas laisser un exécutant dans la nature, c’est beaucoup trop dangereux et il est de toute façon bien trop rentable. Alors autant faire monter les enchères et profiter de l’occasion pour organiser un beau spectacle : on lâche les tueurs et un beau paquet ira à celui qui le descendra enfin.

Editeur DELIRIUM EDITIONS
Collection DELIRIUM
Auteur WAGNER J./RANSON A./
Disponibilité A paraître
Parution 16/03/2018
ISBN 9791090916395
EAN 9791090916395
Dimensions Largeur : 220, Hauteur : 297
Prix 24,00 €

J’ai la version Arboris, et j’en ai aussi un bon souvenir, malgré le dessin d’Arthur Ranson qui me semble toujours très raide. En revanche, je trouve les couvertures de cette version de Delirium bien plus convaincantes.

Jim

À noter que Brian Helgeland (Payback, Chevalier…) développe une adaptation de L’Exécuteur en long métrage pour Netflix…

Tiens, pourquoi pas.

Jim

Ayant récemment acheté le deuxième tome en anglais, The Confession of Harry Exton, j’ai ressorti mes deux tomes en version Arboris, qui correspondent au premier recueil de l’édition Delirium.

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Je l’avais lue il y a des années, et c’était parti un peu loin. J’avais gardé le souvenir d’un tueur poursuivi par ses homologues, et d’un règlement de comptes dans le cabinet d’un praticien (assez prévisible, mais bon…), mais la redécouverte est agréable.

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Tout commence alors que Harry se présente au cabinet d’un psychologue, qui écoute son récit. Harry est un tueur, qui a été « engagé » par une « voix », à savoir un commanditaire anonyme qui ne correspond avec lui que par téléphone. Et rapidement, il se trouve mêlé au « jeu », une sorte de concours dans lequel s’affrontent des assassins, pour le plus grand plaisir des « voix », qui assiste au spectacle comme on regarde des gladiateurs s’entre-tuer.

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Bien entendu, les choses dérapent quand Harry tente de raccrocher, et ce qu’il raconte au praticien.

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Le lecteur est donc invité à suivre les mésaventures du tueur, pris dans un engrenage de la violence où il devra démêler ce qui relève du code d’honneur des tueurs ou non et distinguer les amitiés des traîtrises.

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Bien entendu, on retrouve la critique sociale propre au sommaire de 2000AD dont la série est issue, le récit menant une charge contre les riches, les décideurs, les tenants du pouvoir, mais également contre ceux qui sont littéralement prêts à tout pour des sommes rondelettes. Le dessin de Ranson, hyper-réaliste, sans doute trop, excelle cependant à dépeindre certaines atmosphères brumeuses et recourt à des astuces de découpages qui compensent largement la dimension photographique de son trait.

Jim

Et donc, j’ai lu le deuxième TPB anglais de Button Man, qui correspond au deuxième album chez Délirium (mais qui porte en couverture l’illustration du premier recueil français, allez comprendre).

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Donc, Harry s’est débarrassé de sa « Voix », c’est-à-dire le commanditaire qui empochait du blé si Harry emportait les duels dans lesquels il était inscrit, et survit à peine à ses mésaventures. Bien entendu, il est bientôt rattrapé par son passé, récupéré par un parlementaire américain qui le libère de l’hôpital où il était retenu et surveillé par la police puis veut l’engager pendant un an, et renvoyé dans l’arène.

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Harry est hanté par son passé, il n’est pas disposé à reprendre cette existence, mais il a besoin de fonds pour reconstruire sa vie et la perspective de s’arrêter dans un an l’encourage à s’y remettre. Il participe donc à quelques duels, mais fait preuve d’une violence impitoyable qui décourage les « Voix » : bientôt, les duels se raréfient et son commanditaire songe à se débarrasser de lui.

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Les deux tiers suivants du recueil sont les plus intéressants. Wagner creuse un peu son personnage, le montre comme vide de tout sentiment, mais toujours calculateur. On n’échappe pas à quelques clichés, comme l’adoption d’un chien, seul bénéficiaire des bons sentiments de Harry, et l’histoire, bien huilée, va au bout de sa logique sans surprendre réellement.

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Les chapitres sont rythmés par des pages servant à la fois d’aveux écrits du tueur et de résumé pour les lecteurs de 2000 AD. C’est plutôt bien écrit, assez neutre et froid, en accord avec le personnage. Quant au dessin de Ranson, réaliste, efficace, il fait penser, dans le meilleur des cas, à un William Vance qui aurait regardé John Byrne (et dans le pire des cas à un Coria). C’est efficace (le dernier acte, dans la forêt marécageuse, est très joli à regarder, même si encore raide). Chouette déclinaison qui me rend curieux de lire la fin de la trilogie.

Jim

Alors toi, ce n’est pas par le vocabulaire que tu es colonisé, mais par la grammaire… ~___^

Tori.

Encore un peu de chaude eau avec votre Earl Grey, n’est-il pas, très cher ?

Jim

S’il vous plaît, faites.
Je prendrai un nuage de lait, je vous prie.
Je dis, c’est une joyeuse bonne idée, ce thé !

Tori.
PS : Goscinny m’a un peu aidé.

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