LA COURSE À LA MORT (Martyn Burke)

REALISATEUR

Martyn Burke

SCENARISTES

C.R. O’Christopher, Taylor Sutherland et Martyn Burke

DISTRIBUTION

Lee Majors, Chris Makepeace, Burgess Meredith…

INFOS

Long métrage américain/canadien
Genre : aventures/science-fiction
Titre original : The Last Chase
Année de production : 1981

Après la fin de la série L’Homme qui valait trois milliards en 1978, Lee Majors a tenté de percer au cinéma, sans succès. Il enchaîne les bides, les films oubliables et oubliés comme Thorvald le Viking, L’Invasion des Piranhas et ce Course à la Mort (rien à voir avec le Death Race produit par Roger Corman), avant de retourner durablement sur le petit écran pour l’autre personnage emblématique de sa carrière, Colt Seavers, alias L’Homme qui tombe à pic (112 épisodes entre 1981 et 1986).

Co-écrit et (platement) réalisé par Martyn Burke (qui scénarisera The Second Civil War de Joe Dante dans les années 90), La Course à la Mort (The Last Chase en version originale) débute dans une ambiance pesante, dans une Amérique en proie à la fois à une pandémie (tiens donc…) et à une crise pétrolière. Ancien pilote, Franklyn Hart a perdu sa famille suite au virus et tente d’oublier sa peine en aidant les gens en proie à la panique. 20 ans plus tard, en 2011, la démocratie n’est plus. Les Etats-Unis sont devenus un état policier et totalitaire, les dirigeants ont banni l’utilisation des voitures et autres modes de transports personnels pour privilégier les transports publics et les mouvements de tous les citoyens sont scrutés par des caméras de surveillance.

Frank Hart est devenu le porte-parole des transports de masse, tout en détestant intérieurement les bureaucrates pour lesquels il est obligé de travailler. Il s’ennuie comme un rat mort et passe son temps libre à reconstruire en secret sa vieille voiture de course. Un jour, il ose exprimer son opinion et se fait alors surveiller de près par la police. Il décide alors de se barrer vers le seul territoire libertaire du pays, la Californie. Il emmène avec lui Ring, un étudiant qui ne se sent pas à sa place dans cette société et qui finira par devenir pour lui un fils de substitution (pas de surprise au niveau du développement des protagonistes)…

Pour un film qui prône la vitesse et la liberté (et la joie de polluer en paix), La Course à la Mort ne parvient jamais à passer la seconde après un début mollasson. Les rebondissements sont rares et quand il y en a, le ridicule n’est jamais loin. Comme la police ne se déplace qu’en voiturette de golf (!), un officiel de Washington, prêt à arrêter ces « rebelles » par tous les moyens, sort de sa retraite un héros de guerre qui part à la poursuite de Hart avec son avion de chasse…

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Lee Majors a l’air de s’emmerder autant que son personnage et cette vieille baderne de Burgess Meredith (qui campe le vieux pilote d’avion) fait ce qu’il peut avec les inepties qu’on lui donne à jouer dans cette dystopie pantouflarde et confuse qui ne sait pas trop quoi faire de son idée de départ. L’ensemble est cheap, ennuyeux, visuellement pauvre (l’affiche est trompeuse à tous les niveaux) et seul le portrait de certains membres de l’inhumaine bureaucratie pendant cette (très) longue chasse arrive à faire lever un sourcil poli…mais c’est bien trop peu…

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Les images me disent quelque chose. Je me demande s’il n’a pas été chroniqué dans Temps X, où j’aurais vu des extraits…

Jim