LA DAME, LE CYGNE ET L'OMBRE (Berthet)

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Dans les années 1990, Dupuis a eu l’étrange idée d’éditer une collection axée autour d’un auteur, Berthet, vedette montante de son écurie. La collection, dont le dessinateur est le dénominateur commun, propose différents récits, prépubliés dans Spirou.

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La Dame, le cygne et l’ombre, sixième tome de cette collection, présente la particularité d’offrir non pas une mais trois histoires. Elles se situent toutes dans l’univers du cinéma, que le dessinateur connaît bien pour l’avoir exploré à l’occasion de la série Le Privé d’Hollywood. La deuxième histoire, récit d’usurpation d’identité, emporte ma préférence.

Dans tous les cas, on voit déjà poindre le style qu’on connaît aujourd’hui : une épure du trait, des personnages splendides, et une certaine froideur générale, qui nappe les personnages et la mise en scène. Berthet est encore assez vert, donc son dessin, impeccable, n’a pas encore la perfection glacée et illustrative d’aujourd’hui. Mais il s’y achemine. Ce qui donne de la vie à ses planches, c’est l’incrustation de caricature, d’un dessin semi-réaliste dans des décors réalistes, créant un contraste fort bienvenu.

Cependant, la qualité des trois récits, qui aménage suffisamment de place pour l’émotion, vaut largement le détour.

Jim