LA DERNIERE CIGARETTE (Alex Nikolavitch / Marc Botta)

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Novembre 1943, près de Kiev. Le commissaire politique Tchektariov vit son baptême du feu. Sous les bombardements, séparé de ses hommes, sa seule chance de survie est de trouver un abri. Un officier allemand l’y a précédé. Face à l’absurdité de leur situation, les deux hommes décident de partager un instant de paix. Mais la guerre n’est pas terminée, et chacun doit aller au bout de son propre chemin. Pris dans la tourmente d’une période trouble de l’Histoire, quels choix les hommes peuvent-ils faire ?

Paru le 02 Décembre 2004
Dessinateur : Marc Botta
Scénariste : Alex Nikolavitch
Editeur : LA CAFETIÈRE
Genre : Roman Graphique
Public : Ados-Adultes
EAN : 9782908981957
Album BD en noir & blanc, Broché
Prix : 11,20€
Pages : 44

Alors, j’ai la flemme de retrouver mon avis sur le sujet (et ma lecture commence à remonter, en plus), mais c’est vraiment un bon album, assez atypique de la production de Nikolavitch, parce que très réaliste. Au point que, si mes souvenirs ne me trompent pas, l’auteur a même envoyé un agent en Russie pour retrouver un modèle de marque de cigarettes russes de l’époque du récit (des moyens de super-production hollywoodienne).
Alors ça se lit assez vite, surtout pour quelqu’un comme Blackie qui ne prend pas le temps de regarder les images, mais justement, ces dessins valent vraiment le coup d’oeil. Un récit qui travaille justement autour des silences et belles qualités graphiques de la part de Botta.

Et pour la petite histoire, l’éditeur a rééditée à plusieurs reprises cet album.

Il y a dans le récit un truc qui plaît beaucoup à Alex en général, et auquel je suis sensible, qui est la rencontre entre ennemis. Le moment de calme (et la guerre, bien souvent, c’est ça : du calme, de l’attente, du rien…) où les adversaires se jaugent. Et se comprennent, d’une certaine manière. C’est aussi un récit de la fatigue, de la lassitude, montrant une forme de désespoir blasé. C’est vraiment très chouette.

Jim

l’agent en question, c’était le sarge. il était déjà sur place.
Il avait trouvé un collectionneur moscovite et j’avais pu avoir de l’icono pour le paquet, du coup

une réimpression, ouais. avant l’arrivée de Fabcaro, c’était exceptionnel, chez la cafetière.

Oui, je sais bien. :wink: