LA LAMPE (Tom Daley)

Horreur
Long métrage américain
Réalisé par Tom Daley
Scénarisé par Warren Chaney
Avec Deborah Winters, James Huston, Andra St.Ivany…
Titre original : The Outing/The Lamp
Année de production : 1987

Les noms qui composent le générique de La Lampe (deux titres en version originale, The Outing et The Lamp) n’ont pas marqué l’histoire du cinéma horrifique, c’est le moins que l’on puisse dire. Il s’agit du premier long métrage d’un certain Tom Daley, qui n’est plus repassé derrière la caméra après cet essai. Le scénariste Warren Chaney n’a écrit que quatre autres films et un téléfilm, dont trois réalisés par ses soins (et inconnus au bataillon). Les jeunes (qui ont bien évidemment tous l’air un peu trop vieux pour aller au lycée) composant la distribution ont débuté ici sans faire carrière par la suite (le 7ème art les en remercie) et seuls les acteurs plus âgés ont une filmographie un chouïa plus fournie.

La Lampe avait sur papier tous les ingrédients pour accoucher d’une bonne série B…mais le résultat lorgne plutôt sur le Z. Trois voyous agressent une vieille femme d’origine arabe pour lui voler son argent. Mais ils ne trouvent rien chez elles à part des antiquités, ils s’énervent et l’un d’entre eux la tue sauvagement. Parmi les vieilleries, il y a une lampe qui libère une force maléfique, les tueurs devenant alors les proies. Après le massacre, la police envoie les objets au musée de la ville. La fille du conservateur va s’approcher un peu trop de la lampe, succombant au pouvoir de son occupant…un djinn…

Malgré le jeu (très) limité des comédiens, l’entame est assez accrocheuse. Mais dès que la fameuse lampe atterrit dans les mains du père de l’héroïne, le rythme n’est plus vraiment au rendez-vous et le scénario se traîne pendant trois quarts d’heure, entre intrigues adolescentes vulgaires (un véritable défilé de mode eighties qui agresse les mirettes) et visite de musée soporifique. Possédée par le djinn, le personnage principal arrive à convaincre ses amis de se cacher pour passer une nuit au musée et faire des folies de leurs corps. Dommage pour eux, le mal rôde dans les couloirs…

Le dernier acte enchaîne enfin les visuels un peu plus bis, entre mises à morts gores et inventives, plans nichons, monstre caoutchouteux et effets de lumières datés. Mais les scènes-chocs manquent le plus souvent d’impact, la faute à une réalisation plate et aux choix de montage. Les quelques bonnes idées ne font pas le poids face aux nombreux défauts : La Lampe est un film d’horreur mou du genou, mal écrit, mal réalisé, l’interprétation est médiocre et le doublage français est encore pire (la palme revenant aux incompréhensibles dialogues du djinn, ce qui donne un joli moment de comique involontaire).

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