LA TERRE DES FILS (Gipi)

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Je continue ma remontée de sujets des années 70 !

C’est très bon. Ambiance post-apo, sans énergie ni technologie donc, où la lecture se perd, le langage tel que l’on le connait se perd aussi (et là, c’est quand même vachement costaud à faire de modifier un langage tout en continuant de se faire comprendre), où l’on mange des chiens, où la population est en faible nombre (enfin, c’est ce dont je me doute), et le pire, c’est que l’auteur arrive à nous montrer tout cela sans récitatif, sans longs discours, tout en étant dans l’action.
Et tout ça est bourré d’humanité (ou d’humanisme, je ne sais pas faire la différence entre les deux mots. ça se trouve y a les deux en plus) et bien rendu au niveau des expressions des visages. Les dessins sont en noir et blanc, nerveux tout en précis …

J’ai été happé par cette BD que j’ai lue d’une traite !

Vais surveiller ce Gipi !

Héhé.

En tout cas, Hélène, la traductrice, m’a dit le plus grand bien de ce bouquin !

Jim

C’est sorti en Italie initialement ?

Je crois pas (quoique, je sais pas à cent pour cent), je crois plutôt qu’il écrit en italien, tout simplement.
Je demanderai.

Jim

Ce qui est marrant pour cette BD, c’est qu’elle n’a pas été très apprécié par les lecteurs du vote des médiathèques du coin … alors que pour moi, c’est l’une du trio de tête (et je crois qu’elle a eu pas mal de prix en plus)

ça m’épate toujours, ce dessin en direct. Et d’une précision …

Et quand tu suis les mouvements de la main, tu as l’impression qu’il hésite, qu’il tâtonne, qu’il gribouille… Très fort.

Jim

Je n’ai pas eu cette impression.

En fait, lui, il sait où il va. Mais nous, on voit pas ce qu’il voit, et quand ça apparaît, c’est un peu magique.
J’ai vu une fois Hugo Pratt dessiner : c’était pareil.

Jim

Ah, dans ce sens. Ok. Mais moi, je suis un peu moins surpris, parce que j’ai lu la BD. mais ouais, il doit y a voir de ça. Les Italiens cachent bien leur jeu ! :wink:

Dans ce pays, pendant des générations, ils publiaient en noir & blanc. Donc ils sont bons.

Jim

Pas le même style, mais j’ai vu il y a bien longtemps Bajram en dédicace, et c’était assez impressionnant aussi : il te mettait de la couleur partout, tu ne voyais pas trop où il allait (et ça ressemblait à du n’importe quoi)… Et c’est quand il a commencé à mettre le trait (à « dessiner », en fait) qu’on a vu qu’il savait très bien ce qu’il faisait.

Ça s’appelle le talent (associé à l’expérience, évidemment).

Tori.

J’ai vu Isanove faire ça aussi, à un Angoulême.