Alors voilà.
Vous avez peut être déjà lu ou vu l’information.
Mais.
Mon album L’académie clair Obscur se prend une mise en demeure de la part d’avocat de Sandfall Interactive (créateur du jeu vidéo Expedition 33 : clair obscur)
(Incontestablement un très bon jeu d’ailleurs, si si !)
Mon scénariste Olivier Gay a reçu un courrier d’avocat lui demandant le retrait de l’album en point de ventes et de changer le titre de notre œuvre.
On nous reproche de surfer sur le succès du jeu, mais nous avons bien notre titre d’album et titre de travail avant la sortie (et succès qu’on ne pouvait pas deviner) du jeu vidéo.
Et évidemment, notre album n’a rien à voir ni près ou de loin avec le jeu, ni graphisme, ni histoire, ni média, ni rien. Ah si. De la magie, oupsi.
Je ne sais pas ce qui va se passer pour notre album, si les choses vont se calmer, s’apaiser et si on va devoir revoir des choses de notre côté.
Je vous tiendrai au courant dans tous les cas.
Et sans doute des contrats, aussi.
Beaucoup de gens, dans les commentaires (notamment au post d’Olivier Gay), leur conseillent de montrer les dates (de sortie, mais aussi de signature). Notamment Sylvain Runberg, qui travaille à la fois dans l’édition et dans l’industrie vidéo-ludique.
Oui, mais que ça sorte en plein succès et réception des prix, ça joue.
Après, je suis d’accord avec les messages : la défense me paraît possible et la réplique est envisageable juridiquement. Je suis surpris du défaitisme de la première communication.
Ah, et le jeu n’a pas le tiret dans son titre… Ça peut jouer : le terme « clair-obscur » fait référence à la technique picturale, et est une expression française, tandis que « Clair obscur » (sans le tiret) est déposé.
Le titre de la BD utilise le tiret.
Précarité de la profession, soutien en pointillé de l’éditeur (hypothèse de ma part mais ca serait clairement pas le 1er à être lâché par son éditeur, voir le récent cas du scénariste William Lafleur), empathie vis à vis de ton accusateur, système judiciaire niqué qui fera que la procédure prendra au minimum deux ans, harcèlement via les RS (deuxième hypothèse de ma part mais je serais surpris qu’il n’y aurai pas une horde de fan du JV prêt à être lâcher sur les auteurs, la joie des RS) etc.
Alors je vais jouer mon chieur, mais je rappelle que les propos cités ci-dessus ne sont pas les miens, mais ceux d’Olivier Gay (la première ligne pourrait être de moi, le reste ne l’est pas du tout).
À l’heure où l’habitude est prise un peu partout de citer n’importe comment sans égards, parfois pour déformer à dessein les propos et soutenir des discours puants, si je dois être cité, j’aimerais que ce soit fait correctement.
Pour l’instant, on n’en sait rien. Je connais le patron (et le directeur de collection « Grand Angle »), qui est (sont) plutôt du genre à défendre ses (leurs) auteurs, donc j’imagine qu’ils ont discuté des options avec l’auteur et que ses propos se font en transparence.
Après, la suite donnée à cette série (que pour ma part j’ai bien envie de soutenir, rien que pour le principe, en allant acheter mon exemplaire), voire la suite de la production d’Olivier Gay chez le même éditeur diront ce que l’on doit penser de leurs relations.
Je n’y avais pas pensé, mais c’est pas impossible.
Et pour Avatar, le dernier maître de l’air est sorti en 2005, alors que le film de Cameron est sorti en 2009.
Ce qui n’enlève rien à ton argument : les deux Avatar évoluent dans des sphères bien plus proches que pour Clair-Obscur, puisqu’il s’agit dans les deux cas d’œuvres audiovisuelles.