LE CYCLE DES INHIBITEURS - Alastair Reynolds

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, ou le stupéfiant périple d’une expédition aux confins d’une planète morte abritant la Flèche.
Turquoise Days, ou la rencontre des Mystifs, le plus fascinant des organismes marins de la planète Turquoise.

Diamond Dogs, Turquoise Days réunit deux récits magistraux d’Alastair Reynolds, inscrits dans son cycle des Inhibiteurs.

est né au Pays de Galles en 1966. Après des études d’astronomie et de physqiue à l’université de Newcastle, il poursuit son cursus en Ecosse à St Andrews. En 1991, il s’installe en Hollande et travaille pour l’ESA (Agence spatiale européenne) ainsi qu’à l’université d’Utrecht. Il est aujourd’hui astrophysicien et continue d’écrire des romans.
Poche: 288 pages
Editeur : Pocket (6 mars 2006)
Collection : Science-fiction / fantasy
Traduction : Sylvie Denis
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[size=150]C[/size]'est comme d’arriver dans un nouvel endroit - ce qui est d’ailleurs le cas sur le plan de l’imaginaire - qu’on aime immédiatement sans trop savoir pourquoi ; un coup de foudre sûrement.
Un nouvel endroit qui (jeu de mots peu subtil) vous met immédiatement à l’envers et vous pousse à y entrer le plus rapidement possible. À la fois pressé et anxieux.
Alastair Reynolds parvient à inventer un tout nouveau quadrant de l’imaginaire (c’est en tout cas comme ça que je l’ai vécu à mon niveau) ; suffisamment nouveau, tout en ne l’étant pas radicalement, pour rendre curieux sans rebuter. pas si facile que ça en à l’air.

Enfin plus que curieux, captivé.

La première novella - forme littéraire entre la nouvelle et le roman pour le dire vite - est une très belle entrée en la matière ; très gothique.
Un gothique hard science plus précisément dont la chute, en deux temps est saisissante.
La deuxième novella, un peu plus courte me semble-t-il, est totalement différente, ce qui laisse augurer d’un imaginaire riche et suffisamment coloré (et c’est peu de le dire) du côté de l’auteur, est encore plus réussie que la première, et pourtant celle-ci est déjà l’une des meilleurs que j’aie jamais lues.
Cerise sur le gâteau si je puis dire, elle se permet en deux lignes d’apporter une nouvelle perspective sur ce qui se déroule dans la première nouvelle et par la même occasion dessine un univers littéraire étendu de façon élégante.

… Je ne vous cache pas que je n’ai pas attendu d’avoir terminer ce recueil de 250 pages, traduit pas Sylvie Dennis (qui propose aussi une préface intéressante) - gage de qualité -, pour commander immédiatement le premier roman du cycle auquel ces novellas se rattachent, celui des Inhibiteurs.
Qui semble si j’en crois Diamon Dogs, Turquoise Days (très belle couverture d’Alain Brion), se présenter sous les meilleurs auspices : ceux du space opera d’aventure mâtiné de hard science.

Un cocktail un peu fort, je ne vous le cache pas. -_ô]

Si jamais mon petit commentaire ©™ sur Diamond Dogs, Turquoise Days vous a donné des envies de lecture, sachez que j’ai commencé de lire L’Espace de la Révélation, premier tome de ce qu’il est convenu d’appeler le cycle des Inhibiteurs (Pour en savoir +).

Et j’y parle bien évidemment de “cognitive estrangement”, quoi d’autre ? :slight_smile:

:wink:

Tout en lisant L’Espace de la Révélation je lis au fur et à mesure les nouvelles qui gravitent autour du cycle des Inhibiteurs.

Et je viens justement de finir La Grande muraille de Mars (qu’on peut trouver dans le Galaxies n°39/printemps 2006), il s’agit d’une nouvelle plus légère en terme de hard science si je puis dire, et qui rappelle - un peu - une nouvelle de Philip K. Dick pour un des “protagonistes”.

La Grande Muraille de Mars apporte en plus un éclairage assez précis sur un événement, certes à peine évoqué, et pas forcément indispensable pour le moment, dans L’Espace de la révélation : mais c’est assez agréable de commencer de cerner un “univers” par petite touches périphériques (si je puis dire).

C’est une fin en apothéose qu’a écrit Alastair Reynolds, et pour y arriver il n’a pas hésité à faire feu de tout bois, alliant un sens du romanesque des plus rebondissant à la hard science la plus dure ; pour un résultat époustouflant.

Le sentiment d’épouvante qui parcourt son (assez volumineux) roman confine (souvent) au sublime.
En effet, une sensation de “délicieuse horreur” (d’après l’oxymore d’Edmund Burke) imprègne si je puis dire, tout le roman, et maintien une tension quasi permanente.

Après un tel niveau d’excellence, et la surprise passée, il va être difficile de faire mieux ou aussi bien avec le deuxième tome.

(***À suivre…***)

… **[size=150]L[/size]**e deuxième tome du cycle, intitulé La Cité du Gouffre (Pour en savoir +) démarre sur les chapeaux de roues et dans une ambiance très différente du premier tome (ce dernier point est tout à l’honneur de l’auteur).

[quote]Sur Sky’s Edge, Tanner Mirabel est un tueur d’élite. Soldat puis garde du corps à la solde d’un trafiquant d’armes, il traque Argent Reivich, le post-mortel qui a assassiné son employeur et, surtout, la femme de ce dernier… Une traque qui le conduit jusqu’à Chasm City, la Cité du Gouffre rongée par un fléau mortel.

• Traduit par : Dominique Haas
• Illustration de couverture : Alain Brion [/quote]

Dans un autre registre, j’ai vu sur Amazon.fr ce tome vendu au prix hallucinant de … 546,85 € :open_mouth: dans le format poche.

Je me demande parfois si notre réalité n’est pas plus folle que le plus échevelé des scénarios de S-F. :smiley: