Le Groupe Delcourt dit définitivement oui au numérique

Ils disent oui au numérique...mais à quel prix ?

 

[Lire la news sur BD Sanctuary](http://www.bd-sanctuary.com/news/1161/le-groupe-delcourt-dit-definitivement-oui-au-numerique.html)

Pour avoir vu le reportage dimanche soir et surtout l’embarras de la responsable concernant le coût inférieur des livres de poche par rapport à la version numérique qui est quasiment l’équivalent d’un broché c’est sûr qu’il y a encore un énorme effort à faire…
Bientôt les auteurs se paieront eux-mêmes leur relecteurs et une société chargée de mettre en forme leurs ouvrages sans passer par les éditeurs et ne compteront que sur la puissance du distributeur numérique

Pour un livre numérique et tout autre document numérique, une fois, le doc produit, son coût tend vers 0.
En effet, un seul et unique fichier permet de satisfaire les gens, là où ‘avant’ on avait des impressions, des frais de gestions qui à l’unité coûte de l’argent et nuisent à la rentabilité du produit.
Donc pour moins, juste une baisse de 30%, c’est dérisoire pour des produits qui perdent en numérisation, une grande partie de leur coût, surtout comment justifier une augmentation de prix du numérique, le classique coût du papier devenant impossible, qui finira par arriver.

Là, ou je suis divisé, c’est que le numérique permet de diffuser librement les BD indépendantes mais aussi aux éditeurs, de faire de la censure voir même de la suppression, car fort souvent le fichier source fait référence pour éviter au maximum les copies et sans oublier non plus que d’après les conditions générales de ventes de ses plateformes, nous “louons” le fichier que nous avons acheté.

Il faudrait un débat de fond sur le numérique et ses dérives.

Je risque de lancer sans le vouloir une polémique sans fin, je m’en excuse donc d’avance, mais cette phrase me choque !

Je comprends, c’est logique, si on enlève les papetiers, les imprimeurs, les transporteurs et les libraires, ont payera moins cher ! Mais combien de travailleurs en moins ?

Certes mais là tu pars donc dans la transformation des métiers du livre physique vers les livres numériques cependant on peut le prendre dans l’autre sens également, combien de métiers créés grâce au numérique?
Rejeter le numérique en ne mettant en face que la disparition des emplois liés à la forme physique du livre est réducteur.
Ici le souci c’est la différence de prix qui n’est pas assez notable entre le livre physique et le livre numérique car au final que paies-tu? Achète-tu un livre pour son contenu ou son contenant?
Les deux font la paire je dirais à mon sens et c’est pourquoi je ne cautionne pas cette si faible différence de prix entre le numérique et le physique.
Si je veux me faire plaisir et avoir une belle bibliothèque je prend des brochés et pas des poches, la version numérique pour moi ça vaut un poche pas plus

Je comprends tout à fait et je suis d’accord avec toi sur l’essentiel de ce que tu dis, mais je trouve la phrase que j’ai cité très réductrice et assez simpliste.
C’est juste cette tournure qui m’a interpellé.

À noter qu’on peut acheter du livre numérique en librairie, donc on ne peut pas enlever la marge des libraires du prix… ~___^

Tori.

La baisse de prix est correcte dès lors qu’Apple se prend 30 % de marge non ? (ça c’est le scandale)

Et Apple, niveau emploi en France, c’est quedalle.

Oui mais à l’heure actuelle, si je vais cher le libraire du coin, je ne peux pas acheter le livre numérique…mais ça va venir, enfin je l’espère car si en plus les libraires sont exclus du processus, ils ont raison de voir cela d’un mauvais oeil.

En tout cas pour le moment c’est plutôt apple qui prend une partie de la marge !

Pour l’instant, beaucoup de libraires sont réticents à acheter les livres numériques : difficile d’être sûr d’en vendre en boutique, alors que le client peut les acheter directement de chez lui (à la différence d’un livre physique, il n’a pas de délai de livraison, pas de risque d’avoir un exemplaire défectueux, etc.)…

Tori.

Ce que je trouve dommage dans cette histoire, c’est que le livre numérique est aussi un support de découverte, dans le sens qu’au lieu de se risquer à acheter un tome 1 en librairie, je vais en acheter plusieurs pour le même prix en numérique et voir vers quelle série m’orienter en papier. (Attention, je sais que ce n’est qu’un type des consommateurs de numérique)
Or 30% de remise n’est pas du tout intéressant avec cette démarche par exemple et c’est un peu fou que l’éditeur ne tende pas vers un prix plus abordable… Serait-ce pour éviter l’effondrement de ventes papier ?

Comme je l’ai dit, ils ne peuvent pas faire plus bas. Apple se prend 30 %… Et il y a des gens à payer (ayants droit).

Sur une autre plateforme (la leur ou une concurrente), ils pourraient le faire.

Sur les autres c’est la même chose Nil, que ce soit Amazon ou l’android market, c’est 30% point barre.
Cependant pour moi à terme ces 30% correspondent à la part originelle de l’éditeur et c’est pour ça que je pense que dans le futur ce seront les auteurs eux-mêmes qui mettront en ligne directement sur les plateforme de vente, quitte à payer une société tierce pour s’occuper de la mise en page et de la correction, sur la base d’un forfait et non plus d’un % des ventes.
Les nouveaux éditeurs de contenus ce sont l’istore et Amazon et voilà comment les maison d’éditions du livre vont mourrir.
Contrairement à la musique, il n’y a pas besoin de studio d’enregistrement ou autre besoins techniques réels (je parle pour les livres hein pas pour la bd ou les mangas).

Il y a des plateformes moins connues aussi :wink:

Je sais qu’il y a des plateformes moins connues mais là je parlais de se passer des éditeurs pour publier directement le contenu du coup si tu ne passes pas par les gros tu te coupes une bonne partie du lectorat potentiel même si des plateformes spécialisées peuvent avoir un rendement meilleur.