LE MONDE DE PICKTO (Michel Alzéal)

LE MONDE DE PICKTO

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Une relecture moderne, humoristique du conte de la Belle au bois dormant. Et surtout… tous les textes sont des pictogrammes !

Apparus dans nos quotidiens avec l’essor de la communication visuelle et omniprésent depuis que l’Internet est incontournable, le pictogramme ets un moyen terme entre l’idéogramme et le dessin… Saurez-vous tous les déchiffrer ?

  • Éditeur ‏ : ‎ Paquet; Illustrated édition (10 mai 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Relié ‏ : ‎ 64 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2889323668
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2889323661
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 788 g

Excellent !

Ouais, c’est marrant, ça me rend bien curieux.

Jim

Quelques autres planches :

Jim

Y a pas une parenté graphique avec une bd qui va sortir en septembre ?

Les bulles ?

Jim

Non le dessin.

J’aurais dû mettre un smiley.

Jim

Hum … me suis fait eu.
Au moins tu n’es pas trop contre avec ce que je dis, visiblement.

Pour une fois ! J’en tire une grande fierté, c’est tellement rare.

(J’ai failli écrire « les dialogues ? », mais je me suis dit que ça se verrait trop…)

Non, je pense qu’il y a un truc : les formes sans contours, les aplats de couleurs… Le gars bosse peut-être aussi en vectoriel. Donc ouais, y a une parenté.

Jim

Quand je peux faire plaisir.

Monseigneur est un prince.

Jim

Un prince sans rire.

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C’est absolument brillant, cette petite blague-là.

Au départ, donc, le Prince Charmant boit un peu trop, s’endort, et Pinocchio s’empare de sa couronne, de son épée et de son fidèle destrier pour aller séduire la Belle au Bois Dormant. Et bien sûr, ça dérape, puisque les codes es contes de fées sont détournées.

Et puis, bien entendu, il y a les pictogrammes, qui sont les seuls contenus dans les bulles. Cela induit une lecture un peu différente, à la fois très rapide car Alzéal parvient à être clair et fluide, et très attentive (afin de ne pas rater quelques subtilités). Ça perturbe quand même un peu les habitudes de lecture, puisque passer du mot au symbole, de la phrase à des formes tordues de rébus, oblige à partir d’un pied nouveau. Mais ça crée une complicité incroyable avec l’auteur, une connivence, le partage d’un code.

Les codes des contes sont détournés, mais aussi ceux de la bande dessinée. Déjà, en faisant du texte une image, Alzéal insère de l’image dans l’image et pourtant le pictogramme conserve sa fonction de langage écrit. Vertigineux. Mais aussi, l’auteur joue avec les gaufriers, avec les intercases, à l’exemple de la page fléchée à vingt cases, étourdissante, ou celle du feu du dragon, ingénieuse.

Vraiment un tour de force, qui en plus s’offre le luxe d’avoir une fin très moderne et progressiste.

Jim