LE PÈRE GORIOT (Lamy, Thirault / Duhamel, d'après Balzac)

Discutez de Le Père Goriot, de Balzac

Celui qui ne m’aime vraiment pas se doit de m’offrir cette BD !
(je tiens à préciser que Lamy, Thirault et Duhamel sont innocents ! Le seul coupable est HdB !)

Ah c’est clair que Le Père Goriot, avec ses longues descriptions (ah, la pension Vauquer) et son absence de chapitrage (dans mon souvenir), c’est rude. Cela dit, quel style. Et puis, en BD, ça passe mieux !
:wink:

Jim

Je crois que c’est le seul livre que j’ai entamé que je n’ai pas fini !
D’ailleurs, je ne sais même pas si j’en ai lu la moitié ! Il m’a traumatisé, ce truc !

Hahahaha. Je peux le comprendre.
Après, tu sais que Pennac conseille de sauter des passages, si besoin ?
Je suis grand admirateur de Victor Hugo, et notamment de ses Misérables, mais je dois avouer que j’ai allègrement sauté des paragraphes de sa description des campagnes napoléoniennes.

Jim

C’est ce que j’ai fait ! Avec une botte de sept lieues !

hahaha

Jim

Le Père Goriot a été mon premier roman de Balzac — lecture obligatoire en seconde — et ça a plutôt bien marché sur moi vu le nombre de ses petits et grands frères qui sont venu coloniser une de mes étagères En revanche ce n’est pas mon préféré et pas forcément non plus celui, malgré ma propre expérience, que je recommanderais d’instinct pour un premier contact — même s’il y a pire (typiquement, Eugénie Grandet). Après, le truc dont je me suis aperçu en lisant Goriot, c’est que Balzac requiert une lecture au long cours. Il faut rentrer dans le rythme et s’y couler et ça ne peut marcher que si on reste accroché au livre un bon moment. Par petits paquets de deux pages, genre avant d’aller dormir, c’est insupportable.

J’aurais tendance à conseiller La Peau de chagrin, comme entrée en matière : la teneur fantastique du propos, les scènes presque “super-héroïque” de la toute fin (le dégondage de porte), ça pète bien quand on est ado, et ça a encore son charme quand on est plus vieux.
Après, j’aime bien La Femme de trente ans et surtout Le Lys dans la vallée, parce que je trouve qu’il y déploie un art assez consommé de la suggestion. Les longues descriptions de la manière de composer un bouquet, servant à expliquer le rapprochement ou l’éloignement de deux personnes, c’est plutôt d’une grande subtilité. Après, ouais, ça bouge pas trop, quoi.
:wink:

Jim