LE SABRE ET L'ÉPÉE (Chauvel / Boivin)


(Team Sanctuary) #1

Discutez de Le sabre et l’épée


(Jim Lainé) #2

Deux épées scellent le destin du pays. Légendaires, elles existent pourtant bien, comme va le découvrir un bretteur qui croise sur son chemin un vieil étranger maîtrisant les arts martiaux, une jeune femme masquée qui poursuit ce dernier et un sage taoïste dont les propos métaphoriques devraient pourtant l’éclairer.

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Avec son complice Hervé Boivin, David Chauvel explore le monde des films de sabre, tels qu’il a été revu et corrigé au début des années 2000 avec la sortie de Tigre et Dragon ou du Mystère des poignards volants : on y retrouve des duellistes se battant en flottant dans les airs, des armes de jets dignes des gadgets de James Bond ou de Batman, des séquences muettes dans des décors contemplatifs, des forêts de bambous et des tourbillons de feuilles mortes.

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Les deux auteurs s’amusent donc avec les codes visuels, et il faut saluer la performance de Boivin, qui parvient à créer du mouvement et de l’espace avec un minimum de moyens. Mais l’entreprise dépasse un peu le jeu de références, puisque le tome 3 développe une structure de conte initiatique permettant de mieux définir les trois personnages embarqués dans cette quête. Si les deux premiers tomes s’inscrivent dans le genre en adoptant sa forme codifiée (faire du Tigre et dragon sur papier n’était pas si évident que ça), le troisième marque une rupture, puisqu’il propulse les protagonistes dans une direction plus personnelle.

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Connu pour ses polars très structurés, Chauvel s’amuse ici à jouer avec la panoplie d’un autre genre. Il s’en sort plutôt bien, même s’il est possible d’estimer que cela n’est qu’un vaste exercice de style. Ce qui n’est pas faux, en tout cas pour les deux premiers volets.

Jim