LE SERPENT ET LA LANCE t.1 (Hub)

Serpent et la Lance - Acte 1 - Ombre-montagne

Date de parution : 20/11/2019 / ISBN : 978-2-7560-9903-3

Résumé

Après avoir mis fin aux aventures de son emblématique saga nippone, Okko , voici enfin, 4 ans plus tard, le grand retour de Hub aux éditions Delcourt avec Le Serpent et la Lance , un thriller aztèque digne du Nom de la Rose .

Depuis plusieurs mois, certains paysans découvrent les cadavres momifiés de jeunes femmes sauvagement assassinées. Afin d’éviter tout trouble, les autorités tentent de dissimuler ces horribles meurtres à leur peuple. L’enquête est discrètement confiée à Serpent, un haut fonctionnaire cruel privé de ses deux bras. De son côté, le prêtre Cozatl s’adjoint les services de son ami d’enfance, OEil-Lance…

Un album de 184 pages que j’attends avec une certaine fébrilité, compte tenu de son projet précédent (Okko) que j’avais beaucoup aimé.

Mazette.

Jim

Et ce n’est que l’acte 1 ? Pinaise …

Pour 22,95 EUR…

Il y a quelques semaines, je discutais avec Virginie Augustin qui était surpris du carton des indes fourbes et notamment avec ce format très cher. Et elle me disait que le format 52 pages va moins devenir la norme, c’est p’tet un bon signe pour la franco belge

Tu aurais pu discuter avec Kab : il te l’aurait affirmer, et pas au futur !

C’est le signe aussi que la transformation en produit de luxe continue, selon moi.

Jim

Le format 52 pages n’est plus une norme de ce que je vois de ma lornière et depuis un moment.

Le succès des indes fourbes s’explique pourtant très facilement.

1 - Tu as le meilleur dessinateur en franco-belge à l’heure actuelle, plus l’un des meilleures scénaristes du moment.

2 - Le bouquin est excellent.

3 - Il coûte cher donc rapporte vite de l’argent pour les gens qui le vendent. Par exemple il revient à 2 Conan de Virginie Augustin, il est donc logiquement poussé en avant par les libraires pour les 2 premières raisons cité et pour la troisième bien évidemment plus d’argent moins d’éffort.

4 - Le succès indéniable est tout de même faussé. Le premier tirage à été épuisé (120k), mais il était abîmé en partie (une donnée non donnée par l’éditeur, mais plusieurs libraires ont du renvoyés la moitié de leur commande initiale au pilon et l’éditeur lui-même à fait le tri de ce premier tirage.)

5 - L’éditeur à poussé le bouquin. Les libraires ont eu des conditions d’achats monstrueuses et elles ont été repoussés suite aux mauvaises conditions des livres ce qui a permit d’avoir des conditions d’achats exceptionnelles qui ont poussé les libraires (je suppose ce fut mon cas) a recommandé tout de suite plutôt que d’attendre de voir un peu les ventes. a partir de là tu dois vendre plus pour écouler un plus gros stock.

6 - C’est un One-shot. La plupart des lecteurs que je voient dans leur majorité suivent quelques longues séries et sinon ne cherchent que de courtes séries voir des one-shot car ils en ont marre des séries qui ne se finissent pas.

7 - Enfin logiquement le dernier point, c’est un bon bouquin le bouche à oreille fonctionne et ça fait une très bonne idée cadeau.

Je ne pense pas, car ce bouquin malgré toute ces qualités, est mal fichu et s’abîme très facilement et il est trop cher. Il ne mérite pas d’être aussi cher même si je sais pourquoi il l’est.

Je dirais oui et non. Il faut bien voir que cet album est un ovni dans le milieu FB et que Delcourt s’est ruiné en droits d’auteurs et en avance avec Guarnido et que ce ne sera pas le cas de tout le monde. Pour le coup je vois Guarnido un peu comme Jim Lee aux US à l’époque ou son nom fait vendre à lui tout seul. Ca ne veux pas dire que tout sera comme ça et aussi cher, mais clairement le format 52 pages est mort pour les adultes (je suis plus réservé sur la littérature jeunesse).

Je généralisais, en fait.
Par exemple, récemment, je suis passé chez un libraire, j’en suis ressorti avec deux bouquins de Jean Harambat et le dernier Clérisse. Tous trois chez Dargaud, tous trois épais, et tous trois chers. Sachant que Harambat et Clérisse n’ont pas des styles visuels faciles d’accès, mais qu’ils continuent leur bonhomme de chemin, je me dis que ce genre de pavés trouve son public. Qui doit avoir une certaine appétence pour des bouquins épais (je pense aussi aux Cinq branches de coton noir, de Sente et Cuzor, etc etc.
Après, au rapport quantité / prix, je crois que le lecteur s’y retrouve : il a un gros bouquins, qui offre un long moment de lecture, ce qui fait que la satisfaction est peut-être plus grande. Mais ça marque une étape supplémentaire dans une évolution : on est définitivement passé du produit populaire au produit de luxe. C’est la suite du passage de l’album souple à l’album cartonné, du passage de l’album format Dupuis à l’album format Delcourt, du 46 planches au 54 planches puis au 62 planches.

Jim

Dans ce sens là je ne suis que d’accord avec toi.

J’allais intervenir pour dire ça, précisément… J’ai bien fait de lire l’ensemble des messages avant d’écrire.

C’est vrai pour le lectorat franco-belge… Pas forcément pour le lectorat comics ou manga : j’ai plus souvent entendu des gens se détourner d’un titre parce que trop court (ce que j’ai un peu de mal à comprendre : si l’auteur avait tout prévu du début à la fin et que ça tient en un seul tome (ou en peu de volumes), pourquoi chercher à allonger la sauce artificiellement, à part pour des raisons mercantiles ?).

Oui, on en avait déjà parlé…

Tori.
PS : Ah, et j’oubliais… Parfois, l’augmentation de la pagination n’est pas justifiée, tellement c’est décompressé !

Comme pour les comic books en France.

Cela dit, le lectorat comics (je ne me prononcerai pas pour les amateurs de BD nipponne) est parfois perdu (et personnellement, j’estime qu’il ne fait pas assez d’effort et se noie dans un verre d’eau, mais c’est parce que j’ai mauvais fond). Quelle série Batman choisir, quelle série Star Wars privilégier, etc etc.

Cela dit, certains one-shots célèbres caracolent en tête des ventes. Les multiples éditions de Killing Joke le prouvent. J’imagine que la majorité, silencieuse donc, ne fait pas l’effort de verbaliser ses choix.

Voilà.

Jim

Qui est le lectorat majoritaire.

Pas ce que j’entends actuellement surtout avec les séries à rallonge qui sont entrain de s’achever, j’ai plutôt des soupirs de soulagements (One Piece en première place). Mais je n’ai que la vue de ma boutique ce qui ne veut pas dire que c’est une majorité.

Mais tellement.

A une moindre échelle et à une vitesse bien moins grande. Le format omnibus à 35€ et plus n’est pas la norme loin de là ni l’uniformisation des couvertures noires. La variété reste grande dans la BD franco-belge. On a des petits formats, des grands, des souples, des durs…
Rien que dans mes albums du mois j’ai plein de format différents.

In Waves est un gros format en pagination, mais petit par la taille, qui est en souple, à contrario le Château des animaux est un FB standard, le GrassKings chez Futuro est un format comics, PTSD est un énorme pavé en taille moyenne et le le Destin du trouveur est lui un petit format en dos toilé de base.

Je trouve que les éditeurs FB sont les seules à avoir une telle variété de formats, là ou le manga et le comics sont très formatés.

Ecoute, j’en parlerai à ma biblio perso, qui n’est pas spécifiquement d’accord avec toi, du moins pour les comics (les mangas, tout le monde semble d’accord)

Ah ben je sais pas ce qui lui faut. Je te ferais une photo de mes meubles nouveautés demain, tu verras la richesse du truc.

Pour les comics, le formatage date d’il y a moins longtemps aussi.

Je te parle juste des comics. Je ne dis pas que le FB n’est pas riche en format (tu sais forcément mieux que moi). Je dis que tu exagères un brin (tu kabuses si tu préfères) quand tu dis que les comics books ne sont pas variés dans les formats.

a l’heure d’aujourd’hui non