LEGACY OF MANDRAKE THE MAGICIAN #1-4 (Erica Schultz / Diego Giribaldi)

LEGACY OF MANDRAKE THE MAGICIAN #1

Written by: Erica Schultz.

Art by: Diego Giribaldi, Juan Pablo Massa.

Cover by: Amelia Vidal.

Description: A new take on the classic comic strip Mandrake The Magician in an all-new comic book series! Mandy Paz is by all appearances an ordinary teenager just trying to make her way through high school. If she seems like she’s going out of her way to avoid attention, that’s because she’s hiding a big secret-she has powerful magical talents. So, when strange and sinister things start happening in her small town, Mandy decides to take action. And on her quest to chase down the root of the town’s trouble she just might discover the truth about her own legacy.

Pages: 32.

Price: $3.95.

In stores: Oct. 28.

Source : www.comicscontinuum.com

Ah, « le truc » de l’héritière cachée.

Il l’a eue avec Lothar ?

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Avant ce #1, je découvre un #0 sorti en septembre :

Et c’est une bonne surprise.
Erica Schultz propose un récit un peu chaotique, qui part dans tous les sens. Un flashback mystérieux au début, ensuite un tour raté de la jeune Mandragora Consatanza Terrado Paz, dite Mandy, pour une présentation des personnages (Mandy la jeune magicienne qui vit dans l’immeuble du magicien absent Mandrake, sa mère sorcière, son meilleur Lothar Jr, qui vit avec son père Lothar), et un retour sur les éléments du flashback. Tout ça mène à voir Mandy et LJ lutter pour retrouver une camarade enlevée, avec l’aide d’Alruin, mystérieux sorcier coincé dans un miroir.
Et tout ça est bien, en fait. Ca part dans tous les sens, la narration n’est pas toujours fluide, mais ça participe de la fraîcheur et de la jeunesse des personnages, qui tempêtent partout pour réussir. Erica Schultz s’amuse des références (LJ, Lothar, Mandrake bien sûr, mais aussi Cobra et Clay Camel, pour les plus pointus), tout en préparant la suite.
Bon, c’est un peu rapide, un peu précipité, l’allure super-héroïne de Mandy n’est pas du tout expliquée, et LJ avec des pouvoirs, ça m’embête un peu. Mais c’est frais, fun, dynamique, rigolo, grisant. Lucas Romero n’est pas un « bon » dessinateur, ses planches ne sont pas « belles », mais ça fait le job et son trait a un dynamisme, une nervosité qui pallient la faiblesse des dessins pour apporter une fougue à l’ensemble.

Je suis très agréablement surpris par ce #0. Je suis curieux de la suite.
C’est agréable de voir qu’on peut « bien faire » avec une idée tellement déjà-vue qu’une héritière d’un grand nom.
(si seulement on pouvait aussi bien faire avec le Phantom, hein)

Et ce #1 confirme la bonne impression du #0, il y a peu.
Erica Schultz poursuit sa présentation de la jeune Mandy, qu’on développe plus « seule » ici en rappelant ses difficultés à vivre avec sa mère, sa quête d’identité, et grosso-modo son envie de bien faire avec ses pouvoirs.
C’est simple, sobre, frais, avec une caractérisation contemporaine mais pas trop clichée des adolescents. Ca se lit très bien, les quelques éléments sur la mythologie Mandrake sont bons, et l’ensemble est très fluide.
Une bonne surprise, « fraîche » et un bon renouvellement de Mandrake.
Diego Giribaldi livre de très jolies planches, avec un dessin assez classique mais avec de très beaux personnages, de beaux effets dynamiques, et une narration très claire.

Je suis bien pris par cette petite série. Ca fait du bien d’avoir une approche pertinente, maîtrisée et fun de Mandrake.

LEGACY OF MANDRAKE THE MAGICIAN #2

Written by: Erica Schultz.

Art by: Diego Giribaldi.

Cover by: Amelia Vidal.

Description: After taking over the mantle of the great Mandrake The Magician, Mandy finally has control over her mystical abilities. Her life is great, her confidence is boosting… but something seems off. Why can’t she enjoy her new life? Why is it that everything good must come with a price?

Pages: 32.

Price: $3.95.

In stores: Nov. 18.

La Manif pour Tous en méchants du prochain arc ?

Déguisée en KKK

La série se poursuit intelligemment, en prenant son temps.
Mandy se laisse griser par ses pouvoirs, certainement sous l’influence du médaillon transmis dans le #0 et maudit. Sa mère tente de l’aider, mais elle la rejette et s’enferme, en repoussant aussi LJ, le fils de Lothar. Le mystérieux Alruin agit, et tente alors de contrôler Mandy, ce qui lève déjà certaines idées sur son identité (oui, on pouvait bien penser à Mandrake, mais non). Avec, toujours, des flashs d’un futur ou rêve héroïque entre Mandy et LJ.
C’est sympa’.
Ca ne révolutionne rien, ça avance lentement, mais Erica Schultz maîtrise bien son adolescente, les personnages secondaires n’ont pas ce côté insupportable des séries TV pour ado’, et les éléments de fond (liés à Mandrake) sont pertinents.
L’ensemble est solide et plaisant. Diego Giribaldi livre de très, très jolies planches, avec des personnages beaux à voir et de jolis effets.

Une bonne p’tite série, qui est vraiment une bonne idée pour la franchise Mandrake.

Pas mal, pas mal.
Erica Schultz accélère clairement son récit, en révélant en flashback puis dans son récit l’identité d’Alruin, le magicien prisonnier d’un miroir qui conseille Mandy. On apprend ses liens avec Mandrake, dont il était camarade à l’école de magie, jusqu’à ce que les professeurs favorisent Mandrake pour ses qualités, ce qui énerve Alruin. Il conseille Mandy, qui tente de gérer avec LJ, alors que des créatures attaquent. Ces créatures viennent d’Alruin, qui est derrière la machination du #0 et le collier offert en piège à Mandy. Alruin parvient à se libérer et attaque directement Mandy, alors que la mère de Mandy révèle à Lothar que Alruin est bien le père de Mandy, comme on l’a deviné en voyant leurs cheveux violets à tous deux.
C’est pas mal, oui. « Juste » pas mal, parce que Erica Schultz accélère un rien trop vite. Les révélations ne sont pas incohérentes, elles sonnent justes avec les éléments décrits jusque-là, mais l’impression de précipitation demeure. Ce qui se confirme un peu par l’indication finale que ça va se conclure…
Je ne sais pas si ça concerne la saga ou la série. En un sens, j’aimerais bien que la série se poursuive, car Mandy est un bon perso’ et les éléments donnent envie d’en voir plus ; mais j’ignore si ça vend, et si l’éditeur peut tenir.
Bon, en attendant, ça se lit bien. Diego Giribaldi livre de très jolies planches dans le présent, avec de très bons personnages et une belle action ; bien que la série reste « sage » jusque-là, et présente surtout des relations sociales. Juan Pablo Massa gère le flashback, c’est pas mal et ça fonctionne bien.

La série reste agréable. J’espère qu’elle ne deviendra pas trop vite une mini.

LEGACY OF MANDRAKE THE MAGICIAN #4

Written by: Erica Schultz.

Art by: Diego Giribaldi, Juan Pablo Massa.

Cover by: Amelia Vidal.

Description: Final issue! It’s time for Mandy, the new Mandrake the Magician, to live up to the legacy and save the day! Problem is, the more she uses her powers, the more she loses the fight. Is she ready to face the biggest threat of her life… and the biggest secret of her past?

Pages: 32.

Price: $3.95.

In stores: Jan. 20.

C’est une mini. C’est marqué sur la couv’ depuis le début…^^

C’est pas beau de pointer ma vue qui baisse !
Mais c’est pas super visible.

En plus, c’est marqué « of four »…

C’est donc fini avec ce numéro.

Tori.

Oui, c’est le « of four » que je n’avais pas vu et que je trouve peu visible.

Très bon final.
J’avais regretté que Erica Schultz aille trop vite dans le #3, mais ce #4 propose une conclusion dense et intense qui fonctionne très bien. La révélation sur le père de Mandy, qui est bien Alruin, le magicien maléfique emprisonné dans le miroir, se double d’une révélation sur le lien avec Mandrake, car Alruin est Derek, le frère jumeau maléfique de Mandrake ! Un élément présent dans le canon des comic-strips comme je viens de le découvrir, ce que je trouve très cool.
Mandy se débarrasse bien sûr du super-vilain, se remet de tout ça et est invitée au Collegium Magikos par Narda, alias la Princesse et grand amour de Mandrake ; cool aussi.
Cela conclue bien une mini-série que j’ai beaucoup aimée, au point de vouloir croire qu’elle soit une ongoing. :smiley: Diego Giribaldi réussit bien son final avec de très belles images.

Une jolie curiosité, mais surtout une bonne poursuite de l’univers de Mandrake, personnage légendaire mais oublié.
Une suite serait bienvenue !