LEGION OF SUPER-HEROES #1-11 (Brian Michael Bendis / Ryan Sook)

C’est bon ça, quand même.
Brian Michael Bendis s’amuse complètement à gérer le joyeux bordel de la Légion, qui surfe sur sa première réussite mais se perd en voulant bien faire. Et je m’amuse aussi !
C’est très fun de voir, je le répète, ce joyeux bordel, avec la Légion qui débarque à une session des United Planets comme des bourrins paumés, et l’aura de Jon permet de faire passer ça. C’est aussi cool de voir la dispute Saturn Girl/Cosmic Boy sur le leadership, avec cette énorme session de vote complètement chaotique qui mène au choix d’Ultra-Boy qui, on le répète, vient d’arriver ! Ce qui est pratique, vu que son père débarque pour se battre… alors que Rokk s’en va, énervé.
C’est fun, oui. Je me doute que les fans peuvent être crispés devant ce bordel, ces personnages vraiment insupportables, et finalement « peu » d’avancées, mais… ouais, je trouve ça cool. Ca me fait marrer, ça m’éclate, et mine de rien c’est quand même bien solide pour présenter la foule des personnages.
Ryan Sook ne fait qu’une page, mais Stephen Byrne livre de jolies planches, bien détaillées et dans un style clair que j’aime beaucoup.

Je reste vraiment fan. Vivement la suite !

C’est fort possible, et j’avoue que, sans aucun doute, ma méconnaissance et mon peu de goût pour la Légion facilitent chez moi la découverte de cette version.
Ce qui est pas mal, dans la note d’intention générale, c’est que Bendis revient à l’idée de héros adolescents qui sont, avant toute chose, des fanboys. D’une part, les adolescents d’aujourd’hui ne sont pas les adolescents de 1958. D’autre part, la dimension fanboy était un peu perdue en cours de route (à l’exception de séquences comme l’arrivée du deuxième Invisible Kid…). Les deux ensemble, ça dynamise énormément ce pan de l’univers, tout en établissant une sorte de retour aux sources. On revient aux bases tout en modernisant le propos (le premier arc est profondément en phase avec notre société, la résonance est incroyable). Au final, c’est une sorte de « Ultimate Legion ».

Jim

Oui, complètement. Je le prends comme ça, et les retcons cosmiques de DC peuvent le justifier, aussi.
D’ailleurs, en soi, la « deuxième » Légion, par DnA, était un peu comme ça, aussi.

Ce qui est marrant, c’est que c’est plus ou moins intégré dans le récit de Bendis, cette idée : le XXXIe siècle est lié au XXIe siècle, tant que le second existe, le premier est assuré de survivre… et l’idée de « crise » est en filigrane. En gros, c’est autant dirigé vers les personnages que vers les lecteurs.

Je n’ai en tête que Legion Lost, dans leur période (et la toute fin : la relance du titre, je l’ai en allemand, et si je comprends l’histoire, je dois dire que certaines subtilités m’échappent, forcément : ma connaissance de la langue de Goethe s’arrête au lycée).
Mais j’ai l’impression (surtout à la lumière de commentaires donnés sur la discussion autour des rééditions DC) que cette version a été formée un peu avant le légendaire tandem. Et j’avoue que je suis un peu perdu dans ce mic-mac, pour ma part.

Jim

Oh, tu n’es pas le seul. :slightly_smiling_face:
Même la troisième version par Waid relance et modernise, d’ailleurs.

Ah c’est ça le nouveau monde ?

LEGION OF SUPER-HEROES #8

Written by: Brian Michael Bendis.

Art by: Various.

Cover by: Ryan Sook, Dustin Nguyen.

Description: Beginning a special two-part comics storytelling event! Over the course of two spectacular issues, 44 artists will dive into the 31st century – with each page starring a different Legionnaire! It starts when the team is arrested by a galactic authority that does not approve of the Legion – and it leads into an intergalactic showdown that will affect every member of the team!

Featuring art by: Evan « Doc » Shaner, Jeff Lemire, Dustin Nguyen, Joëlle Jones, Michael Avon Oeming, Liam Sharp, André Lima, Sanford Greene, Cully Hamner, Yanick Paquette, Dan Hipp, David Mack, Darick Robertson, Dan Jurgens, Bilquis Evely, Fabio Moon, Michael Allred, Ryan Sook, Alex Maleev, John Timms, Duncan Rouleau and Norm Rapmund.

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: August 25.

Source : www.comicscontinuum.com

Pffouu, sacrée lecture.
Brian Michael Bendis lance et propose beaucoup de choses dans ces 22 pages, quasiment toutes dessinées par des auteurs différents ! Un exercice fun, mais qui participe au chaos général. Ca tombe bien, c’est un peu le thème de cette Légion.
Ultra-Boy vient donc d’être élu chef de la Légion, Cosmic Boy chouine, mais le père de Jo attaque avec son armée. Ca se tape. Ca se tape beaucoup, dans tous les sens, alors que, après, la Présidente interroge Chameleon Boy, son fils, pour comprendre ce qu’il s’est passé. On voit aussi comment les fondateurs ont recruté la Légion, alors que, à la fin, la Légion apprend qu’elle va passer en jugement, du fait de ses actions. Ce qui est toujours moins choquant que la révélation sur Mon-El, qui ici n’est pas Daxamite… mais le descendant de Jon Kent ! D’où son agressivité à son égard, car il veut se débrouiller seul.
Je continue de beaucoup aimer cette Légion bordélique, qui part dans tous les sens, avec énormément de personnages et beaucoup de fun. J’aime bien, ça me fait marrer, je suis dans l’enthousiasme et le dynamisme. J’apprécie le changement sur Mon-El, qui « bouge » les lignes mais me paraît cohérent ici.
Bon, le titre a quand même un rythme étrange, entre épisodes très lents et épisodes où il se passe beaucoup de choses. Bendis ne se pose toujours pas, ce n’est pas un tort, mais j’ai vu que, sur Young Justice, ça n’a pas donné le meilleur.
Graphiquement, c’est quand même un beau listing qu’on a : Doc Shaner, Jeff Lemire, Dustin Nguyen, Joëlle Jones, Michael Avon Oeming, Liam Sharp, André Lima Araujo, Sanford Greene, Cully Hamner, Yanick Paquette, Dan Hipp, David Mack, Darick Robertson, Dan Jurgens & Norm Rapmund, Bilquis Evely, Fabio Moon, Michael Allred, Ryan Sook, Alex Maleev, John Timms et Duncan Rouleau. Franchement, je n’ai pas reconnu tout le monde, certains se sont précipités et la plupart considèrent les décors comme accessoires. Mais plusieurs planches sont jolies.

Je reste fan de ce bordel constant mais fun.

LEGION OF SUPER-HEROES #9

Written by: Brian Michael Bendis.

Art by: Various.

Cover by: Ryan Sook, Andre Araujo.

Description: Continuing a very special two-part comics storytelling event! The United Planets have found the Legion of Super-Heroes guilty of crimes against the galaxy, and it’s up to our young heroes to prove their innocence! Featuring an all-star cast of artists, this issue will feature a surprise 1,000 years in the making! Long live the Legion!

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: September 29.

Source : www.comicscontinuum.com

Bon, encore un épisode avec un dessinateur par page, un exercice intense et fun mais qui finit par lasser. D’autant que le fameux procès de la Légion part dans tous les sens, avec moins de maîtrise et de fluidité dans les dialogues et caractérisations de Brian Michael Bendis.
Je reste conquis par son approche, j’aime ce qu’il fait, mais je suis moins pris par cet épisode un peu plus usant dans la lecture. Il faut dire que le rythme est spécial, souvent très lent comme ici et parfois ultra précipité.
Enfin, tous les dessinateurs ne sont pas inspirés ou impliqués de la même façon. Ça reste correct mais ce n’est pas vraiment brillant.

Bon, vivement la suite.

LEGION OF SUPER-HEROES #10

Written by: Brian Michael Bendis.

Art by: Ryan Sook, Wade Von Grawbadger.

Cover by: Ryan Sook, Andre Araujo.

Description: A grudge that has endured 1,000 years! The unstoppable behemoth Rogol Zaar has survived the millennium to haunt Jonathan Kent where he least expected it! It’s a menace so terrible the Legion of Super-Heroes may not survive. Was this the challenge Brainiac 5 predicted? Is the Legion up to the task? Plus, who is dating whom in the 31st century?

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: October 24.

Je reste bien fan.
Bendis livre ici plusieurs scènes, sur plusieurs groupes de Légionnaires, et tout fonctionne bien. Jon et Saturn Girl débutent leur relation sentimentale et enquêtent sur Mordru sur New Gotham, avec Dr Fate et une flic locale. Brainiac-5 et d’autres accompagnent le Gold Lantern sur Oa, et on apprend plus sur ce nouveau Lantern et le nouvel Oa. Brainy échange ensuite avec Lightning Lad. Ultra Boy devient leader de Rimbor, à la dur, et il pense que ça l’empêche d’être leader de la Légion. Et le reste chercher Mon-El sur New Krypton, où ils découvrent que Mon-El est aussi le descendant de Zod, encore vivant maintenant. Et Mordru retrouve finalement sa cible : Rogol Zaar !
C’est fun, c’est fluide, c’est imaginatif et j’aime beaucoup. Bendis multiplie les personnages et les dialogues, en caractérise peu, mais donne ce qu’il me faut pour être satisfait et pris dans l’action. Ryan Sook livre de très belles planches, magnifiques et dynamiques.
Tout ça me plaît vraiment, j’accroche aux gamins et aux intrigues. Vivement la suite.

For a thousand years, the planet Krypton has been rebuilding itself, and the House of Zod has kept the legacy of Krypton alive throughout the galaxy. For a thousand years, the capital city of Kandor-home of the hero known as Mon-El-has been a beacon of hope across the universe. But now the shocking news that Superboy has come to live in the 31st century with the Legion of Super-Heroes has awoken Krypton’s greatest foe! How can the Legion of Super-Heroes stop the destruction of New Krypton? Plus, delve into the mystery behind Gold Lantern!

Written by : Brian Michael Bendis
Pencils : Ryan Sook
Inks : Wade von Grawbadger
Colored by : Jordie Bellaire
Cover by : Ryan Sook
Page Count : 22 Pages
Release Date : November 24 2020
Age Rating : 15+ Only

Ryan Sook aura tenu le délai. Comme quoi. :wink:

Tout ça doit sûrement faire hurler (certainement légitimement) les fans, mais… je continue de beaucoup aimer.
Brian Michael Bendis survole clairement beaucoup d’éléments, caractérise grossièrement sa foule de Légionnaires, mais il y a dans ce titre un esprit de « joyeux bordel » qui me plaît beaucoup. La multiplication des intrigues (Ultra-Boy qui devient leader de Rimbor mais veut imposer la démocratie ; le re-recrutement de Mon-El sur New Krypton ; Brainiac qui analyse Gold Lantern ; Mordru qui enlève Cosmic-Boy ; Dr Fate qui meurt sur la piste de Mordru ; Rogol Zaar) est appréciable aussi, avec toujours une dynamique effrénée, une impression de courir après tout. Ce qui correspond au sentiment des Légionnaires, donc c’est bien vu.
Bien sûr, le retcon sur Mon-El (qui n’est plus ici un Daxamite « classique », comme on les connaissait ; mais bien un Kryptonien établi sur Daxam, descendant de Clark & Jon, et petit-fils de Zod, toujours vivant, son grand-père « de l’autre côté ») va faire criser… mais j’avoue que ça ne me gêne pas plus que ça, n’ayant aucune attache au perso’.
Ryan Sook livre en plus des planches inspirées, autant jolies que dynamiques, avec plusieurs double-pages impressionnantes.

Jadis, lors du lancement du dessin-animé X-Men Evolution, j’avais lu un article disant « les vieux fans vont détester, les kids vont adorer ».
Cette Légion me fait cet effet-là : étant très neuf dans son environnement, je n’ai aucun obstacle à apprécier ce joyeux bordel et ce dynamisme frais et fun. Vivement la suite.