N’hésite pas, Tsouin…en plus dans ce TPB, il y a une excellente partie éditoriale avec interviews de Claremont, Brent Anderson et Neal Adams (le premier dessinateur prévu).
Schisme (déjà), le club des damnés, le retour des nouveaux mutants en adulte (ils ont régressé depuis), malicia et gambit de nouveau intéressant, le tandem sage/bishop, sage tout court, l’opposition communautarisme/universalisme, la jeune terroriste et la militante des droits mutants.
Ce run fourmillait de bonnes idées. Kordey au dessin, bien qu’en mode deadlines, était très bon.
Et surtout, c’était la dernière fois que tornade fut bien écrite. On attend toujours depuis.
Oh, non. Pas génial, certes, mais pourri faut pas exagérer. Là aussi, comme pour « Age of Apocalypse », les prémices sont bien foutus, avec une grosse montée en puissance et un premier chapitre qui m’avait mis une grosse baffe à l’époque. Le déroulement du cross et sa fin (surtout ses conséquences en fait) sont plus discutables, c’est vrai.
Le gros point noir, c’est que le postulat de base du post est une repompe d’un twist fabuleux dans un titre (antérieur) de la concurrence ; attention, je triple spoile :
l’idée de Xavier en grand vilain machiavélique est totalement reprise du run DE-MEN-TIEL de Morrison sur « Doom Patrol » où l’on découvre que le Chef, Niles Caulder, l’équivalent de Xavier chez DC, est non seulement un criminel (illuminé mais quand même) mais en plus responsable de tous les malheurs des persos depuis le début de la série dans les années 60 !! Et ce avant de se faire arracher la tête dans une des séquences les plus choquantes et gigantesques de l’histoire des comics
Sauf que chez Marvel, on s’est bien gardé d’aller jusqu’au bout de l’idée et on ajoué les vierges effarouchées pour se garder un perso important sous le coude (pour ne rien en faire d’intéressant ceci dit) !!
Moi le cross X que j’adore c’était le « Chant du Bourreau », dont je conserve un souvenir ému…bien plus que l’ère d’Apo finalement.
L’idée de base d’Onslaught ne faisait pas partie d’un pitch qui avait été refusé bien des années auparavant ? Il me semblait avoir lu ça quelque part dans les projets inachevés de SP.
Ah non, ça ça ne me dit rien.
Tu ne confondrais avec « Ennemi d’Etat » de Mark Millar et Romita Jr, qui est basé sur l’idée de la « Dark Wolverine Saga » jamais menée à bien par Claremont ?
(putain, faudrait remonter cette section des projets avortés, c’était passionnant !!)
Ben je me rappelle bien d’ennemi d’état, évidemment. Mais il me semblait avoir lu un truc du genre sur un Xavier manipulateur qui mettrait à mal les plus grands héros.
Enfin personnellement, j’avais bien aimé Onslaught moins ce qui a suivi chez les héros mais beaucoup plus le côté Tolerance Zero … Ca changeait le statu quo habituel assez en profondeur …
Ha putain ça j’avais adoré, il y avait une super maîtrise de l’histoire globale plus des moment très fort (genre le combat X-force/X-factor) tout en continuant à développer les personnages.
Ouaip, y a de l’argumentaire qui me convient là-dedans. J’ai pas tout aimé dans X-Treme, mais les points soulevés par Nemo sont ceux qui me reviennent également. Et puis je crois que c’est une des dernières fois où j’ai réellement apprécié le style de Larroca !
Je crois que lobdell voulait faire de xavier le veritable ennemi et que c’est l’editorial qui a reculé.
Du moins, j’avais entendu cette version à l’époque, ce qui ne colle pas totalement avec l’épisode où xavier fusionne avec magneto en rêve (ou un truc du genre).
Onslaught, je n’avais pas aimé du tout. Ca partait dans tous les sens et je n’ai aucun souvenir réel de l’histoire même du cross en fait, si ce n’est comme photo le début et la fin.
Le chant du bourreaux, il y avait du bon surtout les épisodes dessinés par capullo.
Mais je crois que je lui préfère aoa. Et les episodes centrés sur iceberg, marrow et cecilia reyes dans tolerance zero m’avait beaucoup plus. Vraiment dommage que lobdell se casse au moment même où il donnait enfin du bon.
Je ne suis pas du tout d’accord. La péride Nicieza est vraiment énorme. On apprend pourquoi psylocke est passé du stade d’européenne à asiatique, il y a l’apparition du virus Legacy, Xavier commence à devenir un côté plus sombre, Magnéto revient et montre bien pourquoi c’est le pire terroriste mutant, début d’onslaught en filigranne qui ne viendra que des années après, AoA, le mariage. Ca bouge bien, mais c’est moins action que sous Claremont, c’est vraiment soap.
je crois que l’editorial a cru à l’époque avoir trouvé la panacée avec x men 1 et la répartition equipe bleu et or et que les scénaristes avaient pour consigne de surtout toucher à rien.
Les éléments que tu cites sont d’ailleurs représentatifs : psylocke, on apprend les détails d’un événement passé qui n’est d’aucune conséquence sur le présent. Le virus legacy est une thématique, un fond sonore mais qui n’est l’enjeu d’aucune histoire sauf la mort de colossus des années plus tard. Le retour de magneto est un peu différent mais il m’était apparu bien artificiel et là encore complétement piloté par l’éditorial.
Pour moi tout ce qui bouge à l’époque, le peu qui bouge en tout cas, on le doit à lobdell : le frère de colossus, l’arrivée (bon ça s’est pas lui) et l’intégration de bishop, la fin des morlocks, la relation mystique et forge, les pouvoirs d’iceberg, la phalanx, la création de génération x et la réinterprétation de emma frost dont se souviendra morrison.
Ca décolle vraiment avec l’arrivée de madureira dans mon souvenir et ce surtout après aoa.
Le virus Legacy est un plot de longue date oui. Il ne sert pas qu’à la mort de colossus. Il tue Illyana, fais changer Colossus qui va chez Magnéto. Cette trahison amène xavier à être plus aggressif ce qui amène à Onslaught (en passant par la découverte que les griffes de Wolvie font partie de lui vu qu’il a plus d’adamantium) des années plus tard. Moi trouve que le tout ce gère plutôt très bien. Ca brasse pas mal de choses le tout s’écoulant sur plusieurs années certes, mais comme je l’ai dit c’est le côté soap
Quelque part, à l’epoque sur le titre x men, on expérimentait ce que jim appelle je crois les méta histoires (dark reign, heroic age etc) mais à l’échelle de l’univers x.
Les changements dont tu parles : retour de magneto, changement de camp de colossus, radicalisation de xavier sont en fait quasi des changements de statu quo qui ne s’incarnaient pas vraiment dans des histoires mensuelles.
Entre ces moments, la série faisaient du sur place.
Comment dire X-Men #25 Magnéto est lobotomisé par Xavier, dans le Uncanny du même mois, Colossus change de bord, la radicalisation de Xavier est montré dans la série au fur et à mesure notamment dans un superbe épisode d’UXM par Lobdell je crois avec Romita Jr ou Xavier fait le point sur sa vie avec la voix de Magnéto comme compagne…
au contraire à cette époque tout ce faisait dans les séries mensuels, aujourd’hui tout ce fait via des crossovers dont les retombés sont souvent minimes ou peut exploiter. quand on voit ce qu’à l’époque des mecs comme Lobdell ou Nicieza ont su faire en jouant sur les retombés de leur scénar je comprends pas qu’on ne puisse pas aller dans cette voie de nos jours ni même encensé Claremont et dire que le reste n’est pas du tout de qualité. Le premier run de Lobdell et Nicieza en termes d’écriture suit largement les pas de Claremont. Un action entrainant une réaction pas forcément tout de suite, mais parfois bien plus tard. Le seul truc qu’on peut dire c’est que c’était moins dense que sous Chris. Avec plusieurs épisodes stand alone ou qui sont fait pour attendre (comme le passé de Leabeau avec Dents de Sabre, bien qu’il permette de faire avancer la relation Remy/Malicia et mette Creed en grand vilain psychologique) ça reste tout de même un peu du remplissage.
Moi je trouve aussi cette période assez bouleversante psychologiquement, la plupart des personnages sont poussés dans leurs retranchements. Les évènements tirent leurs prémices de choses plus ou moins anciennes d’une manière assez logique.
On prend le temps de s’intéresser aux personnages qui sont le vivant de l’univers mutant. On est loin du schéma récent des cross overs avec big menace, big tollé pour les héros, Captain America qui fait un sermon et on ratatine la menace sans traiter aucune conséquence, on repart sur le même schéma comme si de rien était.
Pendant cette période, chaque bataille est durement gagnée et parfois les victoires sont plus amères que les défaites.