LES CAHIERS DE LA BD #1-34 + HORS-SÉRIE

Alors, ce magazine ne démarra pas bien. Il démarre classiquement par le cahier chroniques, d’une page à chaque fois, sur différents sujets. Et certains reviennent à chaque fois, comme « où sont les femmes », qui, je cite « Il n’y a pas à ce jour d’histoire des femmes dans la BD. Une bonne raison de tenter d’y remédier avec, aujourd’hui, Elizabeth Marston ». Et là, vous voyez le truc venir. Aucune référence à Fredric, William et l’Aamazone, évidemment. J’ai hésité à leur faire un mail.
Ensuite, une interview de Thomas Gilbert dont le Sauvage m’est tombé des mains, donc évidemment, je ne pouvais pas être au niveau du propos.

La suite m’a pris à rebrousse poil, mais pour mieux me peigner. Interview de Jean Teulé, que je ne connaissais pas vraiment, et j’ai adoré ce gars. Et notamment le fait qu’il évoque les adaptations de ses œuvres en ce sens, où il dit une truc du genre « que puisqu’ils ont acheté les droits, je n’ai pas mon mot à dire sur la conception. » Et c’est donc là, que j’ai découvert Gens de France, et que je me suis poilé à mort dans le train, alors qu’une heure avant, je voyais ce photo-montage et ces petits textes en me disant « oh non, pas du roman-photo ». Comme quoi …

ça enchaîne avec Jonathan, que je ne connais pas du tout, mais qui donne envie de s’y intéresser un peu. ça me semble très, très joli en plus.

L’interview d’Ugo Bienvenu m’a également beaucoup plu, d’abord parce que j’ai tout compris à ce qu’il a dit. Il semble en avoir beaucoup dans la caboche, tout étant limpide et abordable. Et ça, ce n’est pas donné à tout le monde. Va falloir quand même que j’aille voir de plus près son travail (ça me titillait depuis un bout de temps, quand même).

Le dossier sur la BD porno… je ne sais pas trop quoi en penser, en fait. J’ai bien aimé les petite biographie de vieux auteurs, mais le dossier … je n’ai pas eu l’impression d’apprendre grand chose en fait. Assez étrange comme sentiment.

Et enfin, le dernier sujet est de l’autoprom’ (enfin, du dernier travail du patron, pardon), avec un dossier sur Metal Hurlant. Très intéressant au demeurant, bien fourni, j’ai pris plaisir à le lire. Mais bon, on sait pourquoi il apparut dans ce numéro (même si, pour être objectif, les Cahiers surfent très justement et souvent sur les sorties ou l’actualité).

PS : les bonnes feuilles sont remplies par un morceau du bouquin sur Jacobs. ça m’a donné envie.