Les changements de nom des mangas entre la version japonaise


(everglade) #1

Bonjour,

J’aimerais savoir si kkun sait pourquoi les mangas comme par exemple :

Goldorak, Les Chevaliers du Zodiaque et ou aussi Robotek, avait des noms différends de leur versions japonaises (Grendizer, Saint Seiya et Macross) même les personnages avaient des noms différends.
Pourquoi avoir changer tout ça pour la France ?

Merci pour vos réponses à ce sujet !!!


(metroidplasmer) #2

Parce que ces mangas sont sortis il y a longtemps, à l’époque où les mangas étaient moins en vogue qu’aujourd’hui. Pour “familiariser” le lecteur français à cette nouvelle culture et à ce nouveau support, les choix éditoriaux ont été de franciser les oeuvres : cela passe par les titres des séries comme tu l’as remarqué, par les noms des personnages (Ryo Saeba devient Nicky Larson, Kame Sennin devient Tortue Géniale …) mais aussi par une inversion du sens de lecture :wink:

Mais maintenant, ce n’est plus le cas et les maisons d’édition sont fidèles à la version originale :slight_smile:


(opaline) #3

pour l’adapter au marché de l’époque. La prononciation étant assez difficile et le public pas encore enclin à ce type d’animation, les personnes ayant achetées les licences à l’époque ont préférées changer.

Et encore y aurait pas mal d’anecdotes à raconter par rapport au choix des noms. :wink:


(everglade) #4

oui effectivement je comprend maintenant ^^

Ah kand même des nom aussi bête comme Lionel pour Shaolan dans Sakura ^^
ça fait kand même plus stylé Shaolan, enfin je comprend kil fallait familiariser les lecteurs et futurs fans, comme nous ^^ des mangas. mais même aujourd’hui ke nous sommes devenus accros aux mangas, il y a encore des erreurs de traductions. Que ce soit pour les mots ou les noms des personnages (par exemple le prénom de Usopp dans One Piece deviens Pippo dans le mangas traduit lol) et aussi les dvd des séries ki ont des traductions médiocres, kel dommage ke ceux ki les traduisent les épisodes pour les sites de téléchargement soit pas les même ke ceux ki les traduisent pour la version dvd ^^


(substitute) #5

Sans vouloir faire chier, essaie de faire un effort sur ton écriture (les “k” à la place des “qu’” par exemple) et surtout évite de parler de fansub ici car on aime pas beaucoup ça.
C’est juste un petit conseil :wink:
Sinon c’est vrai qu’en général dans les séries anciennes les noms français laissaient à désirer^^

Je n’aurais pas utilisé ce terme étant donné que la plupart des noms sonnent plus américain (Nicky Larson, Thomas Price, Mark Landers, Fly, …)
Mais bon l’essentiel est qu’on comprend ce que tu veux dire :stuck_out_tongue:


(TWings) #6

Là à la limite je diras que c’est plutôt un contre-exemple, parceque les lecteurs français ne sont pas à même de comprendre le jeu de mot d’origine (hormis ceux qui comprennent le japonais). A mon sens, c’est justement l’illustration d’une traduction judicieuse même s’il s’agit du nom d’un personnage.


(Sherryn) #7

[quote=“substitute”]

les oeuvres
Je n’aurais pas utilisé ce terme étant donné que la plupart des noms sonnent plus américain (Nicky Larson, Thomas Price, Mark Landers, Fly, …)
Mais bon l’essentiel est qu’on comprend ce que tu veux dire :stuck_out_tongue:[/quote]

Est-ce que ce ne sont pas les américains qui ont choisi ces noms les premiers ?
Je veux dire, je connais pas les cas de tous les anime, mais pour Digimon par exemple les noms français sont les mêmes qui avaient été choisis par les Américains dans la version américaine (de même que le changement de bande sonore, la suppression des bruitages, les censures, les changements graphiques sur l’image, les modifications de dialogues et tout le reste).
Du reste y avait parfois des changements guère logiques… Par exemple, Yukidarumon (Japon) est devenu Frigimon (américain) ; j’approuve pas mais je comprends. Mais pourquoi est-ce que Fairymon (Japon) est devenu Kazemon (américain) ?! Là par contre je vois pas très bien…


(Istari) #8

Beh il me semble que les japonais eux au contraire ils trouvent les noms français plus "stylés"
Question de point de vue quoi…


#9

Euh c’est surtout parce que pour être diffusés à la télévision française les éditeurs avaient l’obligation de franciser tous les noms


(opaline) #10

oui il y a ça aussi, quand on pense que le csa obligeait et oblige encore à passer sur les chaînes public (je ne sais pas si ça s’applique aussi à la chaîne manga), seulement 20% d’anime non français ou européens.


(metroidplasmer) #11

Aaah la fameuse exception culturelle française :laughing: Merci Chirac et l’OMC :unamused:

@ substitute : occidentaliser si tu préfères :wink:


#12

Je parle d’une période bien avant chirac metroid


(metroidplasmer) #13

Oui, mais le coup du maximum 20% d’animés étrangers dont parle Opaline date des accords de l’Uruguay Round et de l’exception culturelle française définie par l’OMC… Enfin, je crois ^^.


#14

Oui enfin c’est ce qui permet à des milliers de français de travailler chaque car sans ça les chaines n’achèteraient que du bon marché étranger qui est beaucoup plus rentable…


(metroidplasmer) #15

A cela on peut arguer plusieurs choses :

  • si la France est effectivement une “exception culturelle” telle qu’elle se dit être, on voit mal en quoi celle ci souffrirait d’une quelconque concurrence internationale sur les marchés culturels, les biens culturels français ayant de fait (par leur unicité) un monopole, et donc des termes de l’échange qui n’ont rien à envier aux pays plus bon marchés, car ces pays ne produisent pas un bien comparable. Auquel cas, ce protectionnisme est dénué de sens.
    Faut il donc voir dans cette politique une exception culturelle, ou plutôt un déclin de la culture française, auquel cas la couver ne serait pas lui rendre service, favorisant au long terme ce déclin et l’empêchant de se renouveller pour remédier à la dégradation des termes de l’échange des biens culturels français.
  • De plus, s’il y a bien un domaine pour lequel la science économique est en consensus, c’est bien sur les méfaits à long terme des mesures protectionnistes. Seul Friedrich Liszt en vante les mérites, et encore, ce n’est que dans le cadre d’un “protectionnisme éducateur”, c’est à dire afin de protéger une économie en développement avant de s’ouvrir aux marchés étrangers une fois l’économie développée. Est ce que le marché culturel français peut être consiédéré “en développement” ? Pas sûr du tout :stuck_out_tongue:
  • Ensuite, beaucoup de pays aux cultures aussi riches que la nôtre ne bénéficient pas de ce statut particulier, et font face à la concurrence étrangère. Pourtant, ils s’en sortent.
  • Enfin, on peut regretter qu’aux moyens et longs termes cela ne tende à dénaturer la culture française, qui irait à l’encontre d’une mouvance mondiale qu’il faut suivre pour ne pas devenir obsolète. Une culture protégée et subventionnée allant à l’encontre d’une société qui tend à normaliser ses valeurs et à se mondialiser peut très vite perdre de sa substance, car qu’est ce qui forge une culture si ce n’est les inclinations de la société ?

Enfin bon, ce n’est plus vraiment le sujet.